Arequipa et le Canyon de Cotahuasi

Cuzco, 7 août 2014

Je pars ce matin acheter mon billet de bus pour Arequipa. Il est temps en effet que je laisse derrière moi la douce Cuzco pour avancer dans mon périple…

Je tombe au retour de la gare routière sur Maria, jeune vendeuse de maduros al horno, de délicieuses bananes plantain cuites au four… La banane bien chaude est à 1 sol. J’en prends deux et demande à Maria la permission de la photographier. Elle accepte timidement…

Maria, la petite vendeuse de maduros, Cuzco

Maria, la petite vendeuse de maduros
Cuzco

Je tombe amoureux aujourd’hui de la Granadilla (Grenadelle en Français), un fruit de la passion à la chair des plus savoureuses. Contrairement à son cousin, le maracudja, il est doux et non acide. Je n’y avais pas trop goûté jusqu’à présent mais les choses vont changer…

La journée se poursuis calmement, je me repose, j’écris, je me régale… Qu’elle est bonne la salade de fruits frais au yogourt et au miel du restaurant Yajuu!. Je découvre aussi un excellent resto pour déjeuner : il s’appelle Kusikui et pour 15 soles j’ai droit à un menu complet des plus fins… Je déguste ainsi une merveilleuse trucha a la plancha (truite grillée), la meilleure que j’ai jamais mangée ! Encore une bonne adresse à Cuzco !

Cuzco, 8 août 2014

Je passe une grande partie de la journée à écrire. Il y en a des choses à raconter sur le Machu Picchu ! J’ai aussi beaucoup de retard sur les semaines précédentes…

Je quitte l’hostal vers 17h30 pour me rendre à pied à la gare routière (une demi-heure). Je m’arrête en chemin autour de la Plaza de Armas pour déguster une toute dernière fois l’incroyable salade de fruits préparée par les mains expertes des cuisinières du Yajuu!. Ce sera mon dîner pour ce soir.

20h15 : Le bus pour Arequipa quitte le port. C’est plutôt confortable ce soir : je suis aux premières loges, à l’étage, sur un siège semi cama. Trois jeunes coréennes plutôt sympas partagent avec moi la vue panoramique. Nous échangeons quelques mots, en anglais et en espagnol, au début du voyage avant de tenter d’arracher à la nuit quelques heures de sommeil…

Arequipa, 9 août 2014

Je débarque à la gare routière d’Arequipa vers 8h après un trajet un peu plus long que prévu (près de 12h au lieu de 10). J’achète avant de quitter le terminal un ticket de bus pour me rendre à Cotahuasi, chef-lieu d’un immense canyon peu connu des touristes, situé au nord de l’ultra-touristique Canyon de Colca. Apparemment, les bus pour Cotahuasi sont bondés jusqu’à demain (dimanche) inclus en raison d’une fête dans l’un des villages du canyon. Je dégote un aller simple pour lundi soir (35 soles avec la compagnie Reyna). Je voyagerai de nuit, qui s’avère être l’unique option pour s’y rendre directement. Je grimpe ensuite dans un combi et me fait déposer à quelques rues de la Plaza de Armas. C’est une jolie place, entourée sur trois côtés par de grandes arches, le quatrième étant magistralement occupé par la Cathédrale. J’avoue être malgré tout un peu déçu par la ville qui ne vaut pas Trujillo selon moi (un vrai coup de cœur celle-ci !).

Après quelques essais infructueux, je décide de poser mes valises à l’hostal Santa Catalina, situé à deux pas du fameux Couvent de Santa Catalina que j’ai hâte de visiter. La chambre n’est pas terrible mais la nuitée est très bon marché (20 soles). Une fois installé, je ressors pour découvrir le centre-ville.

La Plaza de Armas est très fréquentée, aussi bien par les humains que par la gente ailée. Les pigeons se comptent par centaines. Une véritable invasion. J’aperçois ça et là des vendeurs ambulants proposant des petits sacs de graines destinées aux bêtes à plumes. Les enfants adorent naturellement… et les pigeons se goinfrent. Je pense que la ville sera confrontée d’ici quelques temps à un véritable problème.

Je découvre aujourd’hui le Queso helado arequipeño, une délicieuse glace à base de lait, de vanille, de coco et de sucre, saupoudrée de cannelle. Typique de la région d’Arequipa, elle est servie dans un verre en plastique et vendue pour 3 ou 4 soles selon la taille du contenant. Un régal très appréciable en milieu de journée lorsque le thermomètre est à son maximum…

Je m’offre ce soir une pizza végétarienne à l’Hornito, une excellente adresse de la rue San Francisco. Parfait pour caler un estomac affamé tout en ravissant les papilles !

Arequipa, 10 août 2014

Je déjeune ce matin dans le seul restaurant qui soit ouvert à partir de 7h30, La Boveda. Pour 13 soles, j’ai droit à un Desayuno Americano (le Continental avec les œufs en plus !) sur une terrasse au premier étage donnant directement sur la Place d’Armes, particulièrement animée ce matin. Comme à Cuzco, un défilé exhibant les différents bataillons de la ville a lieu tous les dimanches matins. J’ai une vue de premier choix pour assister au réveil des troupes ! Je quitte mon nid d’aigle vers 9h pour voir ça de plus près et prendre quelques clichés. La représentation des forces de l’ordre est suivie par un défilé de danseurs.

Défilé des forces de l'ordre sur la Plaza de Armas, Arequipa

Défilé des forces de l’ordre sur la Plaza de Armas
Arequipa

Arequipa est en fête ces jours-ci ! Plusieurs groupes se succèdent. Des enfants revêtus de superbes costumes dansent en couple dans la rue bordée par la foule. Deux d’entre eux sortent franchement du lot. Quelle grâce !

Jeune couple de danseurs, Arequipa

Jeune couple de danseurs
Arequipa

Jeune couple de danseurs, Arequipa

Jeune couple de danseurs
Arequipa

Groupe de musiciens dans la rue, Arequipa

Groupe de musiciens dans la rue
Arequipa

Le vrai bijou d’Arequipa selon moi est sa Cathédrale, une pure merveille d’architecture construite intégralement en pierres de taille, rebâtie à plusieurs reprises suite aux tremblements de terre successifs qui l’ont affectée (le dernier date de 2001). Je tombe sous le charme de son orgue, l’un des plus grands d’Amérique du Sud, occupant l’arrière de la nef.

Un orgue sublime ornant la Cathédrale, Arequipa

Un orgue sublime ornant la Cathédrale !
Arequipa

Son chœur, orné de magnifiques piliers, est un ravissement pour les yeux. Le kitsch n’a résolument pas sa place ici.

Perforations sur la voûte de la Cathédrale, Arequipa

Une nef superbe !
Cathédrale d’Arequipa

Détail d'une perforations sur la voûte de la Cathédrale, Arequipa

Détail d’une perforation lumineuse sur la voûte de la Cathédrale
Arequipa

La voûte, ponctuée de plusieurs perforations lumineuses, m’arrache également des « waouh »… J’arrive qui plus est en fin de messe, animée par des chants religieux d’une grande beauté qui me donne le frisson… Mon dieu que c’est beau ! J’avais adoré la Cathédrale de Trujillo ; celle d’Arequipa dépasse mes espérances…

L'une des deux tours de la Cathédrale, Arequipa

L’une des deux tours de la Cathédrale
Arequipa

L’après-midi est dédiée en grande partie à l’écriture et la publication pour mon blog. Je m’octroie toutefois quelques pauses dans le centre-ville pour prendre l’air.

Je ressors en début de soirée. La lune est pleine ce soir et parfaitement positionnée dans le ciel pour une photo mémorable de la Cathédrale. J’aurais aimé avec mon trépied avec moi pour pouvoir utiliser un temps de pose long et obtenir des clichés de meilleure qualité. Je parviens malgré tout à prendre quelques photos correctes de ce joli tableau…

Un joli tableau : la pleine Lune sur la Cathédrale, Arequipa

Un joli tableau : la pleine Lune sur la Cathédrale
Arequipa

Un joli tableau : la pleine Lune sur la Cathédrale, Arequipa

Pleine Lune sur la Cathédrale
Arequipa

Arequipa, 11 août 2014

Je pars ce soir pour Cotahuasi où je compte passer 7 à 10 jours pour profiter pleinement des coins et recoins que compte le canyon. La journée est donc dédiée en grande partie à la préparation de cette petite aventure…

Je réorganise en début de matinée mes deux sacs. Hors de question d’emmener avec moi les deux, je serais beaucoup trop chargé pour randonner : le gros vient avec moi, le petit reste à l’hostal chargé de tout ce dont j’estime ne pas avoir besoin…

10h : Je dois quitter ma chambre (c’est tôt pour un check-out…). Je laisse mon gros sac sous bonne garde de l’hostal puis file à la cathédrale pour participer à une visite guidée de cette merveille qui attise ma curiosité depuis mon arrivée. Nous ne sommes qu’un petit groupe de quatre. Tant mieux ! La visite, dispensée en espagnol, se révèle très intéressante. J’y apprends que la superbe chaire en bois, de style néo-gothique, a été sculptée en France ! L’ange déchu ornant sa base est assez fascinant. Un vrai travail d’orfèvre.

Chaire néo-gothique sculptée en France ornant la nef de la Cathédrale, Arequipa

Chaire néo-gothique sculptée en France ornant la nef de la Cathédrale
Arequipa

L’orgue, d’origine belge, ne compte pas moins de 1230 tubes et, des dires de notre guide, seules deux personnes à Arequipa sont capables d’apprivoiser ses mécanismes anciens… Une œuvre superbe qui a bien failli être détruite lors du dernier grand tremblement de terre (2001). L’une des tours de la cathédrale s’est en effet effondrée sur le toit de l’édifice et les gravas sont passés à deux doigts de l’orgue.

L’un des transepts de la Cathédrale est occupé par El Señor Jesùs del Gran Poder (Le Seigneur Jésus du Grand Pouvoir), un Jésus un peu plus noir que d’habitude…

El Señor Jesùs del Gran Poder, ornant l'un des transepts de la Cathédrale, Arequipa

El Señor Jesùs del Gran Poder, ornant l’un des transepts de la Cathédrale
Arequipa

Nous poursuivons notre visite par le musée de la Cathédrale, où sont exposés des objets de très grande valeur. Là, en revanche, c’est souvent kitsch. J’y observe des couronnes ornées d’or et de pierres précieuses. On y trouve notamment un soleil en or massif couvert de centaines de diamants véritables. Les photos sont interdites naturellement…

Le petit tour du propriétaire se termine par une visite du toit de la Cathédrale et des cloches en bronze massif pendues sous l’une des tours (celle qui s’est effondrée lors du dernier gros tremblement de terre). De là haut, on dispose naturellement d’une vue privilégiée sur la place…

Plaza de Armas, Arequipa

Plaza de Armas
Arequipa

J’essaye en début d’après-midi de dégoter une carte topographique du Canyon de Cotahuasi car la carte touristique que m’a remise l’Office du Tourisme n’est vraiment pas précise… Sans succès. J’en trouve une dans une librairie mais elle est au 250 000ème et vaut 70 soles… Tant pis, je ferai sans (ou avec un peu de chance j’en trouverai une à Cotahuasi).

Je passe le reste de l’après-midi à l’hostal à développer mes photos et à publier pour le blog.

16h30 : Je quitte l’hostal muni de mon gros sac de rando et grimpe dans un combi en partance pour la gare routière deux rues plus bas. Cependant, persuadé d’avoir oublié ma carte bleue dans les toilettes de l’hostal (où j’avais réorganisé mes poches avec les centaines de soles tirés du distributeur), je descends du véhicule en catastrophe quatre rues plus loin. Gros moment de panique. Je me mets à courir pour rejoindre au plus vite l’hostal – avec un peu de chance, personne ne sera tombé dessus – jusqu’à me rendre compte que ma carte est bien au chaud dans la poche secrète droite de mon pantalon. Gérer ses affaires en permanence est souvent un brin stressant et parfois franchement lassant… Rassuré, je remonte dans un autre combi (il en passe en permanence, vraiment très pratique) et rejoins vingt minutes plus tard la gare routière. Je commande une barquette de frites dans une petite boutique puis grimpe dans le bus de 18h pour Cotahuasi. C’est parti pour 10h de route…

Charcana, 12 août 2014

4h30 du matin : Je débarque à Cotahuasi après un trajet de plus de 10h. J’ai passé une nuit affreusement hachurée, presque blanche… Un tel horaire d’arrivée n’est franchement pas pratique car il faut terminer la nuit dans un hostal. Je retrouve Cédric et Barbara, un couple de Français avec qui j’avais échangé deux mots avant de grimper dans le bus hier soir. Nous marchons tous les trois en direction du village, dans le noir, à la lumière de nos frontales. Cédric et Barbara choisissent de rester dans le premier hostal sur lequel nous tombons. Il ne m’inspire pas vraiment ; je décide donc de poursuivre en remontant la rue principale au cas où il y aurait autre chose de plus intéressant. J’opte finalement pour une chambre tout à fait correcte à 25 soles à l’hostal Don Justito. Je me glisse sous les couvertures vers 5h15, histoire de me reposer un peu.

Je me lève 3h plus tard, un peu plus frais qu’à la sortie du bus, puis descends pour trouver de quoi déjeuner. Cotahuasi est plus grand que ce à quoi je m’attendais. La rue principale est bordée de petites tiendas vendant des produits de première nécessité, tels que fruits, légumes, pains, conserves et boissons. J’achète quelques fruits – des grenadelles notamment (miam !) – et gâteaux puis me pose dans un petit resto jouxtant l’hostal pour accompagner ces victuailles d’un café. Un petit-déj’ dans le ventre et me voilà d’attaque pour organiser cette journée !

Je me mets en quête d’informations sur les itinéraires de randonnée du canyon et trouve mon bonheur dans ce qui s’apparente à un centre d’initiatives touristiques dédié à la promotion du canyon. Je suis reçu par Justo qui me donne des infos précieuses sur les itinéraires (temps de marche, possibilités d’hébergement, horaires des combis et temps de trajet…). Je ressors content de cette visite et mieux informé, même si j’ignore encore par où commencer. Je finis par retourner au centre une petite heure plus tard pour éclaircir certains points. Le problème, c’est que la carte touristique que j’ai avec moi ne donne aucune idée du relief… Je rêverais tout de suite maintenant d’une carte topographique au 25 000ème ! Tellement pratiques ces cartes pour organiser seul une randonnée ! Les itinéraires du canyon ne sont qui plus est pas balisés… Au centre, je tombe sur Rommel, un homme enthousiaste qui me fourni pleins de bons plans et réajuste les temps de marche, souvent surestimés par Justo.

C’est décidé, je pars cet après-midi pour Charcana, une petite localité située à près de 45 km de Cotahuasi. J’y passerai la nuit puis randonnerai jusqu’à Quechualla, réputé pour son climat et son vin. Peut-être bien que j’y resterai deux nuits car j’en ai entendu beaucoup de bien. Je retournerai ensuite à Cotahuasi en alternant marche et transport en commun. Une belle boucle en perspective ! Le combi pour Charcana part à 15h cet après-midi ; j’ai donc quelques heures devant moi…

Je croise en fin de matinée Cédric et Barbara. Coïncidence : ils partent eux aussi pour Charcana ! Nous nous retrouvons à la gare routière vers 14h30. Il faut acheter un ticket au guichet pour pouvoir monter dans le combi. Plus de place. Zut ! J’insiste malgré tout pour avoir un ticket, tant pis si je dois rester debout. La guichetière accepte. Le combi part comme prévu à 15h, surchargé. Il y a presque autant de gens assis que de gens debout. Nous sommes serrés comme des sardines. Je suis debout dans l’allée du combi un peu plié en deux… Dans cette position, le trajet de 2h30 va être long ! Heureusement, 1h30 après le départ, le combi se vide d’une partie de ses passagers à Andamarca. Cédric et moi pouvons enfin nous asseoir.

Nous débarquons à Charcana vers 17h30, peu avant le coucher du soleil. Mission : trouver Brigida, notre hébergement chaudement recommandé par Rommel (normal, c’est sa tante !). Vu la taille du village, ce n’est pas très difficile. C’est une vieille dame de 70 ans, encore en bonne forme. Elle nous accueille chaleureusement chez elle, une petite propriété composée de plusieurs bâtisses et organisée autour d’une cour intérieure, le tout construit en briques d’adobe. Les toits sont tantôt faits de chaume, tantôt de tôles ondulées. Je dormirai ce soir dans une chambre séparée de celle de Cédric et de Barbara par un mur n’atteignant pas le plafond. Spartiate mais délicieusement authentique ! Derrière la maison s’étagent des terrasses cultivées de luzerne et de de pommes de terre, face à l’immense canyon.

Mon lit pour cette nuit, spartiate mais authentique, Charcana (Canyon de Cotahuasi)

Mon lit pour cette nuit, spartiate mais authentique !
Charcana (Canyon de Cotahuasi)

Brigida se met aux fourneaux peu après notre arrivée. Nous discutons avec elle dans sa petite cuisine tandis qu’elle prépare le dîner, cuit au feu de bois. Nous passons un superbe moment en compagnie de cette femme, tout en picorant les grains de maïs grillés qu’elle nous offre généreusement. Elle nous fait également goûter le vin de Cotahuasi, un vin liquoreux légèrement piquant évoquant le Porto.

Brigida, près de ses fourneaux, Charcana (Canyon de Cotahuasi)

Brigida, près de ses fourneaux
Charcana (Canyon de Cotahuasi)

Nous passons à table après une petite heure de préparation, accompagné du fils de Brigida, devant les émissions niaises diffusées chaque soir sur les télés du Pérou (Eso Es Guerra et Al Fondo Hay Sitio, cette dernière s’apparentant à « Plus Belle la Vie » mais jouée de façon catastrophique…). Brigida reste en retrait près de ses fourneaux tout en continuant la discussion… Le repas est à base de pommes de terre et de thon.

21h: Les estomacs calés, on peut filer au lit !

Quechualla, 13 août 2014

Je suis debout ce matin peu après 6h. Nous quittons la maison de Brigida vers 8h, après avoir avalé un copieux plat de pâtes agrémentées de thon et de carottes râpées et après avoir payé notre hôte. Le prix étant à notre convenance, nous lui donnons sans hésiter un beau billet de 100 soles pour la remercier de sa générosité. L’expression qui se dessine sur son visage en dit long sur l’importance que représente à ses yeux cette somme. Nous la surprenons peu après montrer furtivement le billet à son fils, le sourire aux lèvres…

Des oasis accrochées dans le canyon, Canyon de Cotahuasi

Des oasis accrochées dans le canyon…
Canyon de Cotahuasi

Des terrasses cultivées parfois jusque dans les moindres recoins, Canyon de Cotahuasi

Des terrasses cultivées parfois jusque dans les moindres recoins…
Charcana (Canyon de Cotahuasi)

Nous voilà donc parti pour une longue journée de marche pour rejoindre le village de Quechualla (1665 m), situé 1750 m plus bas, au fond du canyon ! Le temps de marche estimé, annoncé par Rommel, est de 6h. Nous traversons des terrasses à la sortie du village, fine mosaïque de couleurs et de textures. Elles tranchent franchement dans le paysage incroyablement sec du canyon. Je suis étonné de voir autant de cactus. Mon dieu que c’est sec ! Je ne m’attendais pas à un environnement aussi désertique.

Un contraste saisissant : les cactus côtoyan les cultures, Charcana

Un contraste saisissant : les cactus côtoyant les cultures
Charcana (Canyon de Cotahuasi)

Nous poursuivons sur un sentier ondulant sur le versant en rive droite du canyon. Le soleil tape dur sur nos têtes. Je ne m’aventurerais pas à faire du hors-sentier ici ; ça ne pardonnerait pas à mon avis… Les oueds qui entaillent le versant sont totalement à sec. Pas une goutte d’eau ne dévale les profonds goulots creusés par les pluies torrentielles dans le terrain friable. Les cactus, dépassant parfois trois mètres, occupent le terrain en maîtres. Certains sont mal en point, attestant des conditions de vie drastiques qui règnent ici. Gare où l’on met les pieds ! Cédric et moi nous y faisons prendre. De vrais porcs-épics ces bêtes-là !

Les cactus règnent en maîtres dans le canyon, Canyon de Cotahuasi

Les cactus règnent en maîtres dans le canyon
Canyon de Cotahuasi

Des versants souvent inaccessibles à cause des cactus... ou de pentes très abruptes, Canyon de Cotahuasi

Des versants souvent inaccessibles à cause des cactus… ou de pentes très abruptes !
Canyon de Cotahuasi

Nous atteignons après 3 heures de marche la petite localité de Picha, où l’on ne recense (des dires de l’un d’entre eux) que 13 habitants. Un homme nous fait signe de monter chez lui. Nous hésitons. Il insiste et finit par avoir raison de nous. Ce monsieur éprouve à l’évidence une grande fierté à accueillir les visiteurs du Monde dans sa modeste demeure. Il nous offre à boire : un verre de chicha (boisson non alcoolisée fabriquée à partir de maïs) blanchâtre, amère et grumeleuse, sortie d’un bidon sale. J’avale quelques gorgées du bout des lèvres ; Cédric est plus téméraire et finis presque le verre. Un vrai régal ! Nous ne restons pas plus d’un quart d’heure car l’horloge tourne et il nous reste du chemin à parcourir. Commence alors la véritable descente vers Quechualla. Nous suivons pendant quelques temps un homme souhaitant s’improviser guide… jusqu’à ce que nous nous rendions compte qu’il est en fait à moitié ivre et n’a pas trop l’air de savoir où il va… Nous le semons sans trop de scrupules.

L'un des canyons les plus profonds du monde, Canyon de Cotahuasi

L’un des canyons les plus profonds du monde…
Canyon de Cotahuasi

Encore une oasis perchée au milieu du désert, Canyon de Cotahuasi

Encore une oasis perchée au milieu du désert…
Canyon de Cotahuasi

De bien maigres cultures dans pareil désert, Canyon de Cotahuasi

De bien maigres cultures dans pareil désert…
Canyon de Cotahuasi

Vers midi, les ventres se creusent. Il est temps de faire la pause pique-nique. L’ombre est rare. Nous nous posons sous celle projetée par la ramure torturée d’un cactus cierge énorme. Rassasiés, nous reprenons le chemin trois quart d’heure plus tard. La descente qui s’ensuit est longue et spectaculaire. Nous évoluons en marge d’un profond canyon affluent aux gorges du Cotahuasi. Les vues sont vertigineuses. Je descends piano piano car le sentier est traître. Une glissade mal négociée et c’est la mort assurée ! Les genoux grincent à chaque pas mais tiennent bon.

Seuls au monde dans l'un des canyons les plus profonds au monde, Canyon de Cotahuasi

Seuls au monde dans l’un des canyons les plus profonds au monde…
Canyon de Cotahuasi

Deux pas en arrière et c'est "Adios amigos", Canyon de Cotahuasi

Deux pas en arrière et c’est « Adios amigos » !
Canyon de Cotahuasi

Une érosion impressionnante, Canyon de Cotahuasi

Une érosion impressionnante…
Canyon de Cotahuasi

Une passerelle se profile tout en bas, au-dessus du río et nous ne tardons pas à apercevoir quelques centaines de mètres en amont une oasis verdoyante posée au milieu du désert : le village de Quechualla.

Barbara et Cédric, peu avant d'atteindre la passerelle, Quechualla (Canyon de Cotahuasi)

Barbara et Cédric, peu avant d’atteindre la passerelle
Quechualla (Canyon de Cotahuasi)

La passerelle permettant d'enjamber la rivière, Quechualla (Canyon de Cotahuasi)

La passerelle permettant d’enjamber la rivière
Quechualla (Canyon de Cotahuasi)

Nous atteignons notre objectif une bonne heure plus tard aux environs de 15h. La descente a été pénible pour les genoux, je suis vraiment content d’arriver. Quelle belle récompense ! Ce village est un véritable paradis du fruit : avocats, mandarines, oranges, figues, raisin, goyaves, mangues, poivrons, piments, chirimoyas, lucumas, papayes… On trouve en abondance dans le village toute une panoplie de fruitiers, nourris par des températures clémentes (la côte n’est pas loin !) et des canaux courant un peu partout. On peut facilement vivre en autarcie ici ; les fruits nourrissent à longueur d’année hommes et animaux d’élevage. Nous découvrons de nouvelles essences fruitières à mesure que nous progressons dans le village. Ses petites rues délimitées par des murs d’adobe ont un charme fou, ornée ça et là de tonnelles de vigne. Car Quechualla est réputée dans le canyon, et au-delà, pour son vin, un breuvage liquoreux légèrement piquant, ressemblant au Porto.

L'une des quelques rues du village, recouverte de vignes, Quechualla (Canyon de Cotahuasi)

L’une des quelques rues du village, recouverte de vignes
Quechualla (Canyon de Cotahuasi)

Nous logerons ce soir chez Yanet, une femme avoisinant la cinquantaine et disposant d’une chambre d’hôte avec deux lits et une salle-de-bain rudimentaire. Rustique mais c’est le grand luxe dans cet endroit des plus reculés. Elle nous offre quelques fruits tirés de sa récolte du jour. Nous éclatons de rire quand elle nous révèle que ces fruits sont destinés aux cochons ! Ce village sort vraiment de l’ordinaire…

Une fois installés, nous ressortons faire un tour dans le village pour profiter de son atmosphère si particulière, tout en dégustant ça et à un fruit ou deux.

Je prends ce soir une bonne douche à l’eau froide. Quel bonheur ! Avec la douceur du climat et après avoir connu les douches glacées du GR20, l’épreuve est moins difficile qu’on pourrait le croire et s’avère même plutôt agréable. Je partage ensuite un bon moment autour d’une bière avec Cédric et Barbara avant de passer à table. C’est soirée foot à la maison ce soir… Nous nous couchons comme les poules peu après 20h en prévision d’un réveil matinal (5h).

Cotahuasi, 14 août 2014

6h : Nous quittons Quechualla accompagnés de Yanet et de son mari dont le nom m’échappe. Direction : le terminus de la piste carrossable accessible au bus et permettant de rejoindre Cotahuasi. Pour nous y rendre, nous devons emprunter pendant deux heures un sentier longeant la rivière, tantôt rive droite tantôt rive gauche. Des passerelles permettent d’enjamber le río. Ambiance Western garantie ! Au fin fond d’un canyon aussi profond et désertique, le paysage ne peut être que spectaculaire. Nous traversons plusieurs « bosquets » de cactus cierges atteignant souvent plusieurs mètres de haut.

Aux abysses du canyon, en longeant la rivière, Canyon de Cotahuasi

Aux abysses du canyon, en longeant la rivière…
Canyon de Cotahuasi

Nous passons à côté d'impressionnants dépôts alluvionnaires, Canyon de Cotahuasi

Nous passons à côté d’impressionnants dépôts alluvionnaires
Canyon de Cotahuasi

Le Farewest, on s'y croirait, Canyon de Cotahuasi

Le Farewest, on s’y croirait !
Canyon de Cotahuasi

Le mari de Yanet collecte en chemin tous les déchets qu’il trouve à l’aide d’un grand sac. Cédric et moi l’aidons dans sa noble tâche, ravis d’observer un tel enthousiasme à préserver le canyon. C’est vraiment inhabituel par rapport à tout ce que j’ai pu voir jusqu’à présent chez les péruviens. Cet homme-là sort vraiment de l’ordinaire ; il a étudié la botanique à l’université d’Arequipa et a de beaux projets dans la tête comme celui de développer l’écotourisme à Quechualla pour gagner suffisamment d’argent et pouvoir voyager jusqu’en Europe (un rêve si lointain pour la grande majorité des péruviens malheureusement). Il a l’air déterminé ; j’espère qu’il réussira à réaliser son rêve.

Dernier changement de rive en compagnie des ânes, Canyon de Cotahuasi

Dernier changement de rive en compagnie des ânes…
Canyon de Cotahuasi

Les eaux grignotent peu à peu le canyon, Canyon de Cotahuasi

Les eaux grignotent peu à peu le canyon…
Canyon de Cotahuasi

Les eaux grignotent peu à peu le canyon, Canyon de Cotahuasi

Les eaux grignotent peu à peu le canyon…
Canyon de Cotahuasi

Nous gagnons le terminus peu après 8h et grimpons dans le mini-bus comme prévu une heure plus tard. Nous nous faisons lâchés vers 10h à l’entrée du sentier conduisant aux chutes d’eau de Sipia, les plus hautes du canyon (150 m). Elles sont assez impressionnantes, observées depuis le premier saut. Nous décidons de pique-niquer juste en amont. Merci à Cédric et Barbara de m’avoir « invité à leur table » car je n’avais avec moi que du sucré. Des olives, du thon et des chips le midi, c’est tout de même mieux que mes seules barres de céréales… Nous redécollons trois quarts d’heure plus tard pour rejoindre à pied le bourg de Cotahuasi. Une marche sur piste assez monotone mais rendue bien sympathique par la présence de mes deux compagnons de route. Nous arrivons au village en milieu d’après-midi. Je suis content de pouvoir poser enfin mon sac car j’étais tout de même (un peu trop) chargé…

Je prends une chambre à l’hostal Cotahuasi, celui qu’avaient choisi le premier soir Barbara et Cédric. La douche chaude est des plus agréables…

S’ensuit une belle soirée en compagnie des deux tourtereaux autour d’un copieux dîner pris dans un petit resto de la rue principale…

Cotahuasi, 15 août 2014

Une journée qui ne s’est pas du tout passée comme je l’avais prévue. J’avais en tête de réaliser une boucle en passant successivement par Huaynacotas, Tecca (un petit village reculé au nord du canyon) et Pampamarca. Un programme que j’ai dû reconsidérer en cours de route…

4h45 : Je rejoins la gare routière de Cotahuasi pour me rendre à Huaynacotas, village d’assez grande taille situé plus en amont dans le canyon. Le colectivo part comme prévu vers 5h, relativement chargé. J’ai une place assise, fort heureusement car le combi se remplit peu à peu des passagers qu’il ramasse en cours de route et finit par ressembler à une véritable boîte de sardines. Je fais la rencontre pendant le voyage d’Alberto, un péruvien vivant en Espagne et voyageant jusqu’à Huaynacotas (le trou-du-cul du monde !) pour rendre visite à sa belle-famille. Alberto m’invite à la sortie du combi (vers 7h30) à prendre le petit-déjeuner chez sa belle-sœur. Je me vois offrir une généreuse assiette de quinoa accompagné de pommes de terre cuites à l’eau bouillante. De quoi faire le plein de forces pour la longue randonnée qui m’attend !

Je me mets en route peu après 8h. D’après ma carte, il existe deux itinéraires permettant de rejoindre Tecca : l’un emprunte la piste reliant Huaynacotas à Tecca, l’autre un sentier passant à proximité de ruines. J’opte naturellement pour le sentier. Je demande confirmation de l’itinéraire aux habitants et commence à marcher sur un chemin ensablé grimpant au-dessus du village. Mon sac pèse une tonne ; ça va être dur ! Je rejoins bientôt une piste grimpant sur le versant en formant des dizaines d’épingles à cheveux. Mais où est donc ce fameux sentier ? Aucune signalétique. Rien. Je décide de suivre la piste ; avec un peu de chance je vais tomber sur l’entrée du sentier… Je grimpe, je grimpe, en coupant plusieurs lacets par une sente à peine marquée puis en suivant le ruban ensablé de la piste mais toujours aucun sentier en vue. Zut (pour rester poli) ! Silence total. Je ne croise pas âme qui vive. Grand moment de solitude… J’ai tout de même droit à une jolie vue sur une fine mosaïque de terrasses.

Terrasses, Huaynacotas (Canyon de Cotahuasi)

Des terrasses par centaines à l’écart du village
Huaynacotas (Canyon de Cotahuasi)

Je continue sur la piste mais elle n’en finit pas de se contorsionner. Après une heure et demie d’efforts, je finis par abandonner l’idée de rejoindre Tecca. Quel intérêt à suivre une piste pendant des heures sans savoir exactement combien de kilomètres je vais devoir parcourir pour atteindre mon objectif ? Je sais qu’un combi (le deuxième et dernier de la journée) quitte Huaynacotas pour Cotahuasi à 14h30 : c’est ma chance pour rentrer dès aujourd’hui et oublier ce raté. Je rejoins le village et retombe par hasard sur Alberto en train de se promener avec sa fille. Me voilà réinvité dans sa belle-famille, cette fois-ci pour le déjeuner ! Alberto me tend généreusement une bière et une assiette de pâtes accompagnées d’un morceau de poulet. Moment privilégié partagé avec toute la famille dans la cours de la maison ; une maison d’un autre temps…

14h30 : Je grimpe dans le deuxième et dernier combi de la journée pour Cotahuasi. Deux heures et demie plus tard, me voilà de retour à la case départ ! Je recroise de manière tout à fait inattendue Barbara et Cédric à la table d’un petit resto. Ils sont eux aussi revenus plus tôt que prévu (ils devaient rester deux jours à Pampamarca). Ils repartent ce soir pour Arequipa. J’avais initialement en tête de rester quelques jours de plus à Cotahuasi (j’avais acheté mon billet retour pour lundi soir) mais je meurs d’envie de quitter le canyon ce soir. J’avoue être un peu lassé de ces paysages desséchés (je suis bel et bien fait pour les paysages verdoyants !). Je file au guichet de la compagnie de bus pour changer mon billet puis cours à l’hostal pour me faire rembourser la nuitée (ouf, la propriétaire accepte). C’est bon, je quitte le canyon ce soir en compagnie de Cédric et de Barbara !

18h30 : Le bus part, c’est parti pour une nouvelle nuit à dormir en pointillé…

Arequipa, 16 août 2014

4h30 du matin : Nous atteignons Arequipa plus tôt que je ne le pensais… J’ai quasiment passé une nuit blanche ; les bus nocturnes ne sont décidément pas mon truc. Après avoir récupérés nos sacs, nous grimpons dans un combi (matinaux ces bêtes là) en partance pour le centre-ville. Il nous lâche un petit quart d’heure plus tard à deux rues de la Plaza de Armas. Nous sommes le 16 août, lendemain de fête (le 15 août a normalement été fêté en grande pompe à Arequipa), mais les rues sont désertes.

5h : Pas question d’aller dans un hostal à une heure pareille ; on nous ferait à coup sûr payer une nuitée pour quelques heures seulement. Nous essayons de trouver un endroit encore ouvert, tel qu’un casino (il y en a des tas ici), pour passer le temps mais tout est fermé. Nous décidons finalement de nous poser sur un banc de la place pour attendre que l’aube se lève et que quelque chose ouvre. Petite crise de fou-rire lorsqu’une chienne, harcelée par deux mâles en compétition, vient chercher notre protection… On a beau changer de banc, elle revient se coller dans nos pattes, ses deux courtisans aux fesses.

6h30 : Un hôtel quatre étoiles daigne nous accepter à la table de son restaurant qui vient tout juste d’ouvrir pour le petit-déjeuner. Le buffet est alléchant mais est à 30 soles. Nous prenons chacun un milkshake, histoire de… et restons une bonne heure et demie, tranquillement installé sur la terrasse du premier étage qui donne directement sur la place.

8h : Nous filons à l’hostal où j’étais logé avant d’aller à Cotahuasi (Hostal Santa Catalina). Je dois poireauter jusqu’à 10h pour avoir enfin une chambre. J’aurais aimé pouvoir me poser tout de suite après une nuit pareille mais bon, je prends mon mal en patience… La chambre que me remet l’hostal n’est franchement pas terrible. Je décide en fin de matinée de chercher un autre endroit pour les prochaines nuits et trouve mon bonheur à l’hostal Inka Roots, encore plus proche de la place centrale.

Je passe le reste de la journée à pester contre tout et rien : la connexion internet défaillante, la douche trop étroite, la chambre trop sombre, la radio trop forte dans le hall de l’hostal… Le manque de sommeil me rend irritable, c’est peu dire. Je fais une grosse sieste en début d’après-midi mais ça ne suffit pas. Une solution à ce mal, se coucher tôt et laisser passer une bonne nuit de sommeil ! Comme il serait déraisonnable de se coucher le ventre vide, je ressors en début de soirée pour dîner. Je fais la rencontre au restaurant (pizzeria l’Hornito) de Catherine, une québécoise très sympathique abandonnée ce soir par son copain, parti faire l’ascension du Misti (volcan surplombant Arequipa). J’étais parti pour manger seul ; me voilà en charmante compagnie ! Les rencontres : pépites d’or du voyage.

Arequipa, 17 août 2014

Le sommeil : remède miracle ! Je me lève frais et dispo sur une nouvelle journée ensoleillée.

10h : Je change d’hostal et ne regrette absolument pas ce choix. Le personnel d’Inka Root est vraiment agréable et la chambre, même si elle est petite, me convient bien mieux que la pièce glauque où j’étais précédemment.

10h45 : Je file à la Cathédrale pour assister à la messe dominicale, la seule qui soit donnée chaque semaine dans la nef. Installé jusqu’à côté de la chaire du Diable, j’écoute avec respect les sermons et prières, entre lesquelles s’intercalent de superbes chants religieux. Comme dans nombre d’églises, l’acoustique est excellente. N’étant pas croyant, je ne fais qu’observer la messe sans y participer. Je quitte la Cathédrale après avoir contemplé une dernière fois son orge et sa voûte. Elle constitue véritablement pour moi la perle d’Arequipa.

14h à 16h : Je visite le couvent de Santa Catalina, un bel endroit ressemblant à une petite ville en miniature avec ses ruelles, ses cours (s’apparentant à de petites places) et ses appartements où ont vécu cloîtrées des centaines de nones. Ses murs, peints tantôt en bleu tantôt en rouge (couleur dominante), sont vraiment superbes. Une belle visite même si l’entrée me semble beaucoup trop chère (35 soles)…

De jolis recoins, Convento de Santa Catalina, Arequipa

De jolis recoins
Convento de Santa Catalina, Arequipa

De jolis recoins, Convento de Santa Catalina, Arequipa

De jolis recoins
Convento de Santa Catalina, Arequipa

La vie au couvent : une vie d'ascète, Convento de Santa Catalina, Arequipa

La vie au couvent : une vie d’ascète
Convento de Santa Catalina, Arequipa

L'un des cloîtres du couvent, Convento de Santa Catalina, Arequipa

L’un des cloîtres du couvent
Convento de Santa Catalina, Arequipa

Porte close, Convento de Santa Catalina, Arequipa

Porte close…
Convento de Santa Catalina, Arequipa

Calle Cordoba, ornée de géraniums, Convento de Santa Catalina, Arequipa

Calle Cordoba, ornée de géraniums
Convento de Santa Catalina, Arequipa

19h : Je retrouve Barbara et Cédric dans un restaurant gastronomique situé à deux pas du couvent (le Zig Zag) et passe une superbe soirée en leur compagnie. Le pavé d’alpaga servi sur une pierre volcanique brûlante est du plus bel effet, aussi bien pour la vue que pour les papilles ! Après un cocktail (un délicieux Pisco Sour) suivi de deux belles coupes de vin rouge, je suis un peu éméché à la fin du repas, je dois l’avouer. L’hostal est tout près heureusement… Je dépense presque l’équivalent de mon budget journalier au Pérou (environ 30$) pour ce repas mais la qualité a un prix et puis, se faire vraiment plaisir au Pérou revient au prix d’un resto moyen en France…

Barbara et Cédric,sont-y pas mignons avec leurs bavettes, Arequipa

Barbara et Cédric, sont-y pas mignons avec leurs bavettes !
Arequipa

Arequipa, 18 août 2014

Une journée « off » passée en grande partie à l’hostal. Je rattrape mon retard en éditant l’article « Ayachucho, une belle étape vers Cuzco » et en développant les photos qui illustreront mon article sur le Machu Picchu.

Je suis passé en milieu de journée d’une toute petite chambre sans fenêtre à une grande pièce  donnant sur la rue Santa Catalina et disposant de trois lits (je prends sans hésiter le lit deux places qui trône au milieu !) et d’une salle-de-bain privée, toujours pour 30 soles la nuitée. Le grand luxe ! Quelle bonne idée j’ai eu de changer d’hostal ! Comme quoi, il ne faut vraiment pas hésiter à quitter un lieu quand on ne s’y plaît pas…

Une grande chambre rien que pour moi, le luxe, Arequipa

Une grande chambre rien que pour moi, le luxe !
Arequipa

Finalement, je ne grimperai pas le Misti demain. J’avais bon espoir mais toutes les agences que j’avais démarchées hier m’ont répondu en fin d’après-midi qu’aucun départ n’était prévu pour demain. L’inconvénient d’être seul, c’est qu’il faut la plupart du temps pouvoir se rattacher à un groupe… et quand il n’y en a pas, eh bien, on ne part pas. J’avoue que je suis un peu déçu car j’avais franchement envie de gravir ce volcan… Bah, j’essaierai de me rattraper en Bolivie…

Bookmarquez le permalien.

9 commentaires

  1. Après 3 jours dans le canyon de Colca, me voici a Arequipa. Cela fait une drôle d’impression de te lire en étant sur place. Et si je partais à ta suite dans ce merveilleux pays au lieu de rentrer en France …
    J’espère que ton voyage se passe bien et que tu profites de la fin de la haute saison touristique !
    Besitos.

  2. Quel périple et quel récit ! Une fois commencé, je n’ai pu m’en détacher jusqu’à la fin. Ce voyage est décidément envoûtant, profites en bien et prends soin de toi. A bientôt sur un autre de tes rendez-vous. Gros bisous ………

  3. Très belles photos de ce Canyon de Cotahuasi !
    (J’aime beaucoup celle que tu as titrée « Des versants souvent inaccessibles… »)

  4. Salut Nico !
    C’est toujours un plaisir de « voyager à tes côtés » !
    Quels récits fabuleux et quels paysages merveilleux !
    J’ai hâte de lire ton prochain article !
    Bonne route !
    Bisous
    Nad

    • Encore une fois, merci ma cousine pour ce commentaire franchement sympa et pour me suivre de façon aussi assidue, ça fait vraiment très plaisir ! De gros bisous à toi, Claude et le pitiot !

  5. Toujours super agréable de lire et contempler tes belles photos !
    On en devient accroc !!
    Besitos y abrazos grandes Chico !

    • Muchas gracias Sandra :) Je vais essayer de garder le rythme pour ne pas décevoir mes fervents lecteurs, même si ce n’est franchement pas toujours évident (je suis d’ailleurs à la bourre pour le prochain…). Des bisous !

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