La Paz et son marché aux sorcières…

La Paz, 25 août 2014

Je quitte ce matin à reculons la Isla del Sol en grimpant dans le bateau de 10h30 pour Copacabana. Je serais bien resté une semaine entière, un mois complet, une vie… sur cette terre d’exception mais je dois avancer si je veux voir tout ce que j’ai prévu de voir en Amérique du Sud avant mon vol pour l’Île de Pâques le 3 octobre prochain ! Comme à l’aller, je suis content de ne faire que passer en coup-de-vent à Copacabana ; cette ville ne m’inspire définitivement pas. Une fois débarqué, je file acheter sans tarder un ticket pour le bus de 13h30 en partance pour La Paz (25 Bs.). Le timing est parfait ! Aucun temps mort, je me pose dans un petit resto de la rue du port mais tire à nouveau un mauvais numéro (des portions franchement radines cette fois-ci…).

13h30 : Le bus part. Assis côté fenêtre, j’ai tout loisir d’admirer le lac et son immensité bleutée. Nous devons quitter le bus au bout d’une petite heure pour passer le détroit de Tiquina, qui sépare le Lac Majeur (au Nord) du Lac Mineur. Un petit bateau nous mène en dix minutes sur l’autre rive. Je discute pendant tout le trajet avec une mexicaine. Et notre bus, comment va-t-il faire lui pour traverser ? Dans une barge ! Je suis étonné d’observer notre gros engin flotter sans problème dans une si petite embarcation… Il lui faut vingt bonnes minutes pour passer de l’autre côté.

Notre bus traverse le détroit de Tiquina sur une barge, La Paz

Notre bus traverse le détroit de Tiquina sur une barge !
La Paz

Le bus repart en longeant la rive nord du Lac Mineur puis c’est de nouveau l’immensité desséchée du páramo qui défile devant ma fenêtre. Nous atteignons les prémices d’El Alto une heure plus tard. Cette ville, construite sur l’Altiplano à une altitude remarquable de 4150 m. Cela en fait la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du Monde ! Avec une population avoisinant un million d’habitants, El Alto serait apparemment la seconde ville la plus peuplée de Bolivie, après Santa Cruz, la capitale n’arrivant que troisième dans le classement. C’est une ville tentaculaire s’étalant sur des kilomètres autour de l’aéroport international de La Paz, le plus haut du Monde. Les superlatifs abondent ici ! Son développement anarchique en fait une ville sans charme d’une profonde laideur. Les bâtiments, tantôt en briques d’argile, tantôt en briques d’adobe, sont presque tous à moitié terminés. Le troisième étage peut très bien avoir l’air occupé alors que les deux premiers attendent toujours leurs fenêtres… Je n’ai jusqu’à présent jamais observé une ville aussi étrange. Notre route, qui semble être l’une des rues principales de la ville, est bordée de deux larges bandes de terre battues bordées de deux affreuses rangées d’immeubles. J’aperçois de ma fenêtre une fillette en train de faire la grosse commission en plein milieu de la rue, à la vue de tous et sous la supervision de sa mère. Une bien triste jungle urbaine… J’avoue être content de ne faire que traverser cette ville sans avoir à y mettre les pieds.

La Paz nous apparaît comme par magie dès que nous atteignons la marge est du plateau. Immense, elle est digne d’une capitale ! C’est une ville en relief très jolie vue d’en haut.

17h : Je débarque du bus au terminal central de la ville, un peu inquiet je dois l’avouer car La Paz a mauvaise réputation. J’ai en effet souvent lu ou entendu dire que c’était une ville glauque et peu sûre. Je fais la rencontre de Xuan, un américain d’origine mexicaine, à la sortie de la gare routière. Nous décidons de marcher ensemble jusqu’à la Place San Francisco, située seulement huit rues plus bas. J’avais dans l’idée de prendre un colectivo (éventuellement un taxi) pour rejoindre le centre-ville, croyant qu’il était très éloigné du terminal, mais la marche s’impose ! La recherche d’un hostal s’avère aujourd’hui éprouvante. La Paz est loin d’être plate et les hébergements de qualité ne sont pas donnés. Xuan m’accompagne dans ma recherche. Après quatre essais infructueux et une bonne heure de vadrouille dans les rues de la ville, nous trouvons, Xuan et moi, notre bonheur à l’hostal Arcabucero, à cinq minutes de la Plaza San Francisco. Nous payons chacun 75 Bs. pour une chambre double avec salle-de-bain privée. La propreté laisse à désirer (les draps n’ont a l’évidence pas été changés… je ne m’en rends compte qu’a posteriori) mais le bâtiment a une certaine classe et sa localisation est parfaite.

Je pose mes sacs, laisse mon passeport et une carte de crédit sous bonne garde à la réception (je l’espère), puis ressors illico en ville à la recherche d’une agence pour réaliser l’ascension du Huayna Potosi, un sommet très couru en Bolivie culminant à 6088 m. Je dégote une agence qui m’a l’air sérieuse, rue Sagarnada. spécialisée dans les ascensions de ce sommet. J’ai un bon contact avec Rodolpho, le chef de l’agence. Le tour de deux jours est à 950 Bs. (soit 95 €) par personne pour un groupe de deux ou trois personnes, 1350 (soit 150 €) pour une personne seule. J’aimerais partir dès demain pour une ascension en deux jours mais aucun groupe ne se profile à l’horizon pour le moment. Dommage ! Je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour que quelqu’un se présente demain ou bien décider de partir seul avec un guide…

Je dîne ce soir en compagnie de Xuan dans un restaurant plutôt chic de l’Avenue Illampu. J’apprends qu’il est photographe, ce qui donne naturellement matière à profusion pour discuter !

La Paz, 26 août 2014

Je passe une partie de la journée à écrire. J’ai du pain sur la planche : presque trois semaines de retard ! Une « charette » impossible à rattraper en si peu de temps mais « ce qui est fait n’est plus à faire » ; quelques heures de travail, c’est déjà ça !

Je retourne à l’agence à 10h puis à 15h mais personne ne s’est présenté entre temps pour faire l’ascension. Pas de chance ! J’ai la possibilité de partir seul avec un guide mais, outre le prix, certains détails du tour me chagrinent. Le guide n’est pas certifié (c’est ce qu’ils appellent un « aspirant » au titre de guide…) mais surtout, mon assurance voyage ne couvre pas ce type d’activité. Apparemment, ce n’est pas un sommet très dangereux (à cette saison en tout cas) mais il y a tout de même eu des accidents récemment. Un pépin pendant l’ascension ou la descente et je l’ai dans le baba. Je tombe qui plus est dans l’après-midi sur une troisième personne (il faut tout réexpliquer) avec qui le courant ne passe pas. Je décide de consulter deux autres agences en fin de journée, sans succès. Il y a bien un départ groupé demain avec l’une d’entre elles mais nous serions 10 dans le groupe ! Faire l’ascension d’un tel sommet à dix ? Bonjour les frustrations. Non merci, ça ne m’intéresse pas.

Je meurs d’envie d’y aller car je suis presque sûr d’avoir la condition physique pour mais les circonstances ne s’y prêtent tout simplement pas. Je finis par laisser tomber, dépité. Le moral en prend un coup. Je ne sors même pas pour dîner, préférant avaler à la place les quelques fruits que j’avais achetés au marché ce matin. Je me couche peu après 20h avec une seule envie, oublier cette mauvaise journée…

La Paz, 27 août 2014

C’est Noël ce matin : je dégote un petit-déjeuner à volonté pour 33 Bs. (café-restaurant Banais, près de la place San Francisco). J’y passe une petite heure et demie pour écrire.

10h30 : Je quitte l’hostal en laissant le gros de mes affaires puis me rends à la gare routière avec Xuan pour acheter mon ticket de bus pour Sucre. C’est décidé, je quitte La Paz ce soir ! Cent bolivianos pour un siège cama (inclinable à près de 180°) : le tarif est raisonnable. Je pars ensuite en vadrouille dans le centre-ville pour découvrir un peu plus en profondeur la capitale. Je dois dire que je suis agréablement surpris.

La Paz est résolument une grande ville, La Paz

La Paz est résolument une grande ville…
La Paz

De jolis massifs de fleurs agrémentent le terre plein d'El Prado, La Paz

De jolis massifs de fleurs agrémentent le terre plein d’El Prado
La Paz

Moche cette ville, pas vraiment,, La Paz

Une ville loin d’être laide…
La Paz

L’avenue principale (El Prado) se révèle plutôt jolie avec un terre-plein central piéton agrémenté d’arbres et de beaux massifs de fleurs. Il y a foule ce matin dans cette avenue. Des retraités sont en train de manifester pour leurs droits en faisant un sitting.

Les retraités de la capitale revendiquent leurs droits en faisant un sitting, La Paz

Les retraités de la capitale revendiquent leurs droits en faisant un sitting au Prado.
La Paz

Le Che, éternel symbole des revendicateurs, La Paz

Le Che, éternel symbole des revendicateurs !
La Paz

Je croise beaucoup de sans-abris, assis ça et là, attendant désespérément qu’on leur donne une petite pièce et sortant de leur torpeur dès qu’un piéton passe à proximité. Beaucoup de personnes âgées. Que c’est triste ! En me baladant sur le Prado, j’aperçois un jeune homme mal-voyant ou aveugle jouant d’une sorte de petit saxophone pour gagner quelques sous… L’air qu’il joue est triste ; ce garçon me fend le cœur… J’immortalise la scène puis lui donne cinq bolivianos.

Naît-on vraiment tous égaux, La Paz

Naît-on vraiment tous égaux ?
La Paz

Je saisis un peu plus loin un cireur de chaussures cagoulé en train de réaliser un travail dont il a, à l’évidence, honte. La Paz est la seule ville où j’ai pu observé la plupart des cireurs de chaussures se masquer le visage par peur d’être reconnus. J’essaie d’être le plus discret possible en me cachant derrière un mur et en jouant de mon zoom car ils détestent – c’est compréhensible – qu’on les prenne en photo.

Le cireur de chaussures cagoulé, La Paz

Le cireur de chaussures cagoulé
La Paz

Plus loin, c’est une vendeuse ambulante de céréales soufflées que je capture du bout de mon objectif. Elle trimbale sa brouette de place en place pour vendre sa spécialité à un prix dérisoire.

Vendeuse ambulante de céréales soufflés, La Paz

Vendeuse ambulante de céréales soufflées
La Paz

A coté, c’est une vendeuse ambulante de jus d’orange fraîchement pressées qui entre comme par magie dans ma boîte à images. C’est cinq bolivianos les deux verres, alors je ne me prive pas…

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Vendeuse ambulante de jus d’orange fraîchement pressées
La Paz

Une scène de rue prise sur le vif, La Paz

Une scène de rue prise sur le vif au Prado
La Paz

Je retourne au café-restaurant vers 12h30 pour déjeuner car le menu du jour est vraiment d’un très bon rapport qualité/prix. J’y retrouve Xuan, en train de tripoter l’écran de son I-Pad. C’est fou comme la technologie s’est immiscée dans nos vies. On trouve à présent le Wi-Fi dans presque tous les hostals, cafés et restaurants, et ce à travers presque tous les endroits que j’ai pu visiter. Les voyageurs que je croise ont tous un smart phone et nombreux sont aussi ceux qui transporte, comme moi, un ordinateur portable. Les locaux ont très souvent eux aussi un téléphone en poche, parfois un smartphone dernier cri. Rester connecté à l’autre bout du monde n’a plus rien de compliqué de nos jours…

Nos sujets de conversation tournent autour de la photo. Xuan est plutôt orienté mode et scènes de rue. Il compte quitter le Texas pour s’installer comme photographe free-lance à New York à la de son voyage. Il s’y connaît qui plus est en web-design, un sujet qui m’intéresse beaucoup également.

Le ventre plein, me voilà reparti en vadrouille dans la ville. Je reprends quelques clichés des fœtus de lama desséchés au Mercado de las Brujas (Marché aux Sorcières), concentré autour de la rue Santa Cruz. Je réussis à discuter avec l’une des femmes tenant l’une de ces boutiques d’un autre genre… Elle me révèle que ces drôles d’objets sont destinés à la Pachamama, la déesse de la Terre ou Terre-Mère. J’apprends que lors de la construction d’une maison, il est coutume d’enterrer un fœtus de lama sous la première pierre en guise d’offrande à la Pachamama pour qu’elle protège l’édifice. On trouve aussi dans ces tiendas toutes sortes de remèdes miracles ou d’objets destinés aux offrandes.

Fœtus de lamas desséchés dans une tienda du Marché aux Sorcières, La Paz

Fœtus de lamas desséchés dans une tienda du Marché aux Sorcières
La Paz

Devanture d'une boutique du Marché aux Sorcières, La Paz

Devanture d’une boutique du Marché aux Sorcières
La Paz

Cette coutume est pour le moins... originale, La Paz

Cette coutume est pour le moins… originale !
La Paz

On en trouve de toutes les tailles et par dizaines, La Paz

On en trouve de toutes les tailles et par dizaines.
La Paz

Les plus petits fœtus de lama ressemblent à des oisillons morts-nés, La Paz

Les plus petits fœtus de lama ressemblent à des oisillons morts-nés.
La Paz

El Mercado de las Brujas, un marché permanent rue Santa Cruz, La Paz

El Mercado de las Brujas, un marché permanent rue Santa Cruz
La Paz

Après m’être immiscé dans ce monde étrange, je remonte la rue Santa Cruz et pénètre dans le marché permanent de la Paz, tentaculaire. Il s’étale sur des dizaines de rues et doit compter des milliers de stands. Il s’y vend de tout, absolument de tout. Ici, pas de supermarché, tout est dispatché un peu partout. Coup de cœur pour le secteur des pelotes de laine qui occupe tout une ruelle. Un endroit riche en couleurs, c’est le moins que l’on puisse dire !

Une belle diversité de couleurs et de styles, La Paz

Une belle diversité de couleurs et de styles
La Paz

Le secteur "pelotes de laine" du marché permanent, La Paz

Le secteur « pelotes de laine » du marché permanent
La Paz

J’aperçois plusieurs commerçants endormis derrière leurs minuscules étals (certains mesurant parfois moins d’un mètre de large). Dire qu’ils passent leur journée (probablement leur vie) cloîtrés dans ces petits cagibis souvent très sombres… J’aimerais prendre des tas de portraits sur le vif, comme celui de cette femme assoupie derrière ses jolis tissus de couleurs, mais je n’ose pas, autant par respect que par crainte d’être rabroué.

La ville s'agrippe au relief, La Paz

La ville s’agrippe au relief…
La Paz

Un vendeuse d'oranges et d'avocats au marché permanent, La Paz

Vendeuse d’oranges et d’avocats au marché permanent
La Paz

Une femme et un micro, La Paz

Une femme et un micro…
La Paz

Un tout petit bout du marché permanent, vu du ciel, La Paz

Un tout petit bout du marché permanent, vu du ciel…
La Paz

Coup de cœur à La Paz pour les micros, ces superbes bus au look « vintage » qui arpentent les rues bondés de leurs dizaines de passagers. Bleus, rouges, verts, jaunes : ils polluent drôlement certes, mais quelle joli coup de pinceau ils apportent à cette ville !

Le micro, le bijou haut en couleurs de la ville, La Paz

Le micro : bijou haut en couleurs de la ville
La Paz

Une belle représentation de l'ambiance de la ville, La Paz

Une belle représentation de l’atmosphère de la ruche…
La Paz

La mode de l’enterrement des lignes n’a pas encore frappé à La Paz. J’observe avec délice des nœuds inextricables de lignes téléphoniques au coin des rues du centre-ville. Mais comment peut-on s’y retrouver dans un tel enchevêtrement de câbles ?

Mais comment font-ils pour s'y retrouver là-dedans, La Paz

Mais comment font-ils pour s’y retrouver là-dedans ?
La Paz

Je quitte le secteur du marché après une bonne heure et demie de vadrouille pour me rendre au pied du téléphérique qui attise ma curiosité. Je suis les câbles et finis par trouver la gare. Trois bolivianos l’aller : une bouchée de pain. J’achète un aller-retour et grimpe dans une cabine. Inaugurée en avril dernier, la structure est flambant neuve et tranche franchement dans le paysage urbain quelque peu usagé de La Paz… J’ai tout loisir d’admirer la ville d’en haut à mesure que s’envole mon embarcation. Et quelle vue ! Je survole le cimetière, une véritable ville dans la ville, peuplés de minuscules immeubles à plusieurs étages où doivent loger des dizaines de milliers de défunts… Le téléphérique a été construit pour connecter El Alto à La Paz. Il est à l’évidence destiné à être emprunté aussi bien par les habitants d’El Alto que par les touristes. Je suis un peu déçu par la vue sur la ville depuis le mirador construit au niveau du terminus, une bonne partie de la ville étant masquée par des bâtiments. Je redescends assez rapidement à mon point de départ après avoir tenté d’obtenir d’une meilleure vue à proximité du terminal, puis rejoins la place San Francisco en repassant par le marché. J’ai eu ma dose de foule et de gaz d’échappement pour aujourd’hui. Vite, un endroit tranquille pour me poser un peu ! Je m’installe à la table d’un café de la rue Linares (Colonial Pot) pour écrire.

Prendre le téléphérique flambant neuf de la ville est un must, La Paz

Prendre le téléphérique flambant neuf de la ville est un must !
La Paz

Une jolie vue sur la ville depuis les airs, La Paz

Une jolie vue sur la ville depuis les airs…
La Paz

La brique rouge domine largement le paysage urbain des faubourgs, La Paz

La brique rouge domine largement le paysage urbain des faubourgs.
La Paz

17h30 : Je retourne à l’hostal pour récupérer mes affaires et me remettre en mode « transit » munis de mes deux sacs. Je prends ensuite le chemin de la gare routière, accompagné de Xuan, après avoir mangé un bout au Banais.

20h : Le bus quitte la gare routière. Adieu La Paz ! Me voilà en route pour Sucre, une ville que j’ai vraiment hâte de découvrir…

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7 commentaires

  1. Merci a tous pour vos messages. J’ai perdu gros mais la vie et le voyage continuent ! Des bisous

  2. Béatrice Luciani

    Coucou Nico, trop contente de voir que tu réalises un rêve, de très belles photos… As-tu pensé à moi à La Paz devant toutes ces pelotes de laines ? lol
    Je te souhaite un bon voyage et t’embrasse bien fort , je viendrai voir tes nouvelles aventures … A bientôt

  3. Zut pour ton matos… et surtout pour les photos qu’il y avait dedans. Le matériel n’est plus là, mais les souvenirs restent, c’est le plus important. Bon courage Nicolas pour cette mésaventure. Peut être un signe pour apprendre le lâcher prise, et gagner en légéreté… « la sobriété heureuse » de Pierre Rhabi. Merci encore pour tes chroniques de voyage. Garde le cap! Bises

  4. Bon Courage Nico pour la suite …
    … en te renseignant autour de Toi, je suis sûr que tu dois pouvoir retrouver ton matos dans un marché réputé pour les objets volés ? Bonne chance … et un Grand MERCI pour ce Partage d’instants Voyageurs !
    Hasta la Vista …

  5. Salut Nico

    C’est vraiment con le coup de l’appareil photo. Moi je me suis fait voler le mien sans que je m’en aperçoive dans une station service à Diego à Madagascar. Ça m’a fait vraiment ch…, d’autant plus que j’avais mis mon passeport dedans. Complications au consulat et pour circuler dans le pays. Mais j’avais de la chance, le pote qui voyageait avec moi a partagé son reflex.
    Fait une déclaration de vol, ça pourra te servir pour te faire rembourser au retour en France (moi je me suis faite rembourser l’appareil + les objectifs + le sac, avec une décote de vétusté évidemment, avec mon assurance de la maison de la MAIF). Et puis, ça te permettra de voir la gendarmerie locale (celle de Mada était assez cocasse).

    Bon sinon, pour te remonter le moral :
    – j’ai des belles photos d’Iguaçu, je t’en enverrai si tu en as besoin. Bon, je sais, c’est pas pareil que si c’était les tiennes.
    – A Buenos Aires, si ton hostel est bof, va poser tes valises au Chill House.(http://www.chillhouse.com.ar) prix abordable, ambiance très sympa, tenue par un français et un argentin, prêt de vélo et barbeuk sur le toit certains soirs.
    – et puis n’oublie pas de te retrouver un appareil, tu en auras besoin pour la suite (et c’est pas en Polynésie que tu trouveras du matos pas cher). J’aurais tendance à te conseiller un petit compact qui va sous l’eau (tu ne le regretteras pas en Polynesie et en Asie du Sud-Est, c’est beaucoup plus léger qu’un reflex et c’est discret dans un petit sac), mais les portraits seront moins jolis (quoiqu’avec Picasa, on fait des miracles).

    Allez, continue à profiter
    A dopu
    Mumu

  6. Coucou Nicolas

    Dommage pour ton matériel… C’est un bonheur de te lire. Bon courage pour la suite et prends soins de toi. Gros bisous

  7. Toujours autant de plaisir à te lire mon Nini… Garde le moral malgré les dernières péripéties… Je sais que tu es fort… Gros bisoussssss et bon courage !
    Ta cousine qui t’M!!!

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