Le lac Titicaca… côté Pérou !

Puno, 19 août 2014

7h45 : Je quitte ce matin l’hostal Inka Roots un peu à reculons car je viens d’y passer une nuit royale et parce que je m’y sentais bien. Un grand lit bien confortable dans une chambre rien que pour soi, c’est tout de même très appréciable… Je suis néanmoins content d’avancer dans mon périple ! Aujourd’hui, je dis au revoir à Arequipa pour prendre la route du Titicaca, lac oh combien mythique que j’ai hâte de voir de mes propres yeux.

Je grimpe dans un combi pour rejoindre la gare routière (une petite demi-heure) où je trouve sans mal un bus en partance pour Puno, une ville portuaire située sur la côte nord-ouest du lac. Il part à 9h.

Arequipa est décidément une grande ville : pour preuve, nous ne laissons derrière nous la banlieue qu’après trois bons quarts d’heure de route ! Les étendues semi-désertiques laissent progressivement place au páramo qui s’étire à perte de vue sur les grandeurs désolées de l’Altiplano, un paysage vide où vagabondent ça et là quelques troupeaux d’alpagas, de vigognes ou de vaches. J’aperçois régulièrement le long de la route des tonnes de déchets. Des centaines de sacs en plastiques qui voguent au gré du vent… Que c’est triste de voir ça !

15h : J’arrive à Puno après 6 heures de bus. Après les trajets interminables parcourus ces dernières semaines, celui-ci me semble assez court… La brique rouge prédomine largement dans le paysage urbain de Puno que je trouve plutôt harmonieux, bien qu’un peu triste. C’est une ville assez importante comptant près de 120 000 habitants, construite sur la rive ouest du Titicaca à une altitude respectable de 3830 m. Je ressens de nouveau les effets de l’altitude : le cœur bat un peu plus vite et le souffle est un peu plus court que d’habitude… Rien de bien méchant, je commence à y être habitué.

Le ciel est couvert et il tombe même quelques gouttes lorsque je sors du bus. Mais ça caille ici ! J’ai tôt fait de renfiler veste coupe-vent, bonnet et chaussures (j’étais en tongs dans le bus, bien plus confortables) avant de me mettre à marcher en direction du centre-ville. La gare routière n’est qu’à un petit quart d’heure du premier hostal figurant sur ma liste : Inka’s Rest, situé à deux pas de la voie ferrée. Je parviens à négocier une chambre simple avec petit-déjeuner pour 35 soles au lieu de 50. Bien joué, même si j’ai l’impression d’avoir peut-être un peu exagéré cette fois-ci…

Je sais qu’il existe des îles flottantes sur le lac, au large de Puno. J’ai bien envie de les visiter. L’hôtel propose un tour de deux jours pour 80 soles. Intéressant mais je préfère consulter d’autres tour operators pour comparer les offres. Je dépose mes sacs dans ma chambre puis file au centre-ville. Mon choix finit par se porter sur l’agence Nayra Travel. Je négocie le tour à 110 soles, tout inclus, y compris le repas du midi le deuxième jour que n’incluaient pas les autres agences. Le très bon contact que j’ai avec Noelia, la consultante de l’agence, n’est pas étranger à mon choix… Nous avons une discussion très sympa n’ayant rien à voir avec le tour, tant et si bien qu’on finit cette entrevue par s’ajouter mutuellement en « amis » sur Facebook ! En deux mois, c’est fou le bon en avant qu’a fait mon espagnol ! Je suis à présent capable de tchatcher de tout et de rien sans difficulté avec un bon débit de paroles. C’est valorisant, je dois l’avouer.

Super, les deux prochains jours sont programmés et devraient être très intéressants ! J’ai une faim de loup en sortant de l’agence. Pas étonnant, je n’ai pratiquement rien avalé depuis 9h ce matin… Il me faut à manger et quelque chose de consistant ! Mon choix se porte sur une pizzeria recommandée par mon guide (El Buho). Un bon numéro celui-ci : je me repais d’une énorme pizza végétarienne !

La soirée se termine par une petite séance de travail sur mon blog. L’article sur mon escapade au Machu Picchu est prêt à être publié !

Amantani, 20 août 2014

8h : Je grimpe dans le combi affrété par l’agence pour rejoindre le port de Puno, qui se trouve à seulement quelques rues de mon hostal… Nous sommes une quinzaine à faire partie du tour. C’est trop à mon goût mais je vais devoir faire avec. Un groupe mixte constitué de deux espagnoles, deux colombiens, cinq suédois, un italien et six français (deux couples de quinquagénaires et deux âmes solitaires dont je fais partie). Notre guide, Angel, a l’air vraiment sympa et sérieux. Cool !

Nous rejoignons les îles d’Uros, les fameuses îles flottantes du lac Titicaca, après une petite demi-heure de bateau. J’arrive dans un village vraiment particulier composé de dizaines d’îles organisées autour d’une immense « place d’eau » centrale. Les îles sont construites avec de simples roseaux (joncs poussant dans le lac). Les maisons, certaines embarcations et surtout le plancher même des îles sont fabriqués avec cette matière première d’un autre genre. Plusieurs familles vivent généralement sur une même île. Ces radeaux de luxe flottent et peuvent être déplacées au besoin. Notre guide plaisante même en nous disant qu’en cas de litiges entre deux familles, une île peut être coupée en deux… Ici, pas de voiture bien sûr ; le bateau est de rigueur pour se déplacer d’île en île !

Les femmes nous saluent lors de notre passage, Îles Uros, Lac Titicaca

Les femmes nous saluent lors de notre passage….
Îles Uros, Lac Titicaca

Touristes faisant un petit tour dans cette drôle d'embarcation, Îles Uros, Lac Titicaca

Touristes faisant un petit tour dans cette drôle d’embarcation…
Îles Uros, Lac Titicaca

Embarcation traditionnelle en roseau, Îles Uros, Lac Titicaca

Embarcation traditionnelle en roseau
Îles Uros, Lac Titicaca

Les habitants nous saluent à notre passage. Il est évident que le tourisme est au cœur de la vie de ces habitants. Notre visite débute par un arrêt prolongé sur l’une de ces îles. Les premiers pas que je fais me procurent une drôle de sensation. Fouler une épaisse couche de roseaux reposant sur l’eau, c’est un peu comme marcher sur un matelas gonflé d’air… Je ne suis pas étonné d’apprendre que l’effet est encore plus prononcé lors de la saison des pluies.

Nous sommes reçu par les femmes de la communauté, toutes revêtues d’habits très colorés. Notre guide nous explique la manière dont sont construites ces îles, avec l’assistance de Gladys, jeune femme aux contours généreux. Cinquante ans, c’est la durée de vie d’une île ; un an, celle d’une cabane en roseau. J’apprends aussi que pour maintenir l’île à flot, il est nécessaire de rajouter dix centimètres de roseaux tous les dix jours. A l’issue du petit cours de génie civil, Gladys nous présente deux superbes tapisseries qu’elle a elle-même tissées. Je flashe sur la seconde, une tapisserie représentant la fameuse Pachamama (Terre-Mère), la Pachatata (la Terre-Père), la Madre Lago (la Mère du Lac), le Puma et le Tumi (couteau cérémoniel).

Petit cours de construction d'une île flottante, Îles Uros, Lac Titicaca

Petit cours de construction d’une île flottante…
Îles Uros, Lac Titicaca

Superbe tapisserie figurant les croyances locales, tissée par Gladys, Îles Uros, Lac Titicaca

Superbe tapisserie figurant les croyances locales, tissée par Gladys
Îles Uros, Lac Titicaca

Une autre tapisserie richement colorée, Îles Uros, Lac Titicaca

Une autre tapisserie richement colorée
Îles Uros, Lac Titicaca

Nous avons également droit à une petite représentation musicale : deux chants dans la langue Aymara, originaire du lac Titicaca et qui compterait aujourd’hui deux millions de locuteurs en Amérique du Sud.

Chansons a capella, dans la langue Aymara, Îles Uros, Lac Titicaca

Chansons a capella, dans la langue Aymara…
Îles Uros, Lac Titicaca

Après cette présentation, Gladys nous invite à visiter sa demeure, une simple paillote en roseau posée sur un épais tapis fait du même matériau. Nous lui posons toutes sortes de questions pour comprendre un peu mieux ce mode de vie si particulier. J’apprends notamment que les toitures sont doublées d’une bâche en saison des pluies. Sans cette doublure imperméable, l’intérieur de l’édifice aurait tôt fait d’être trempé ! Pas de feu ici pour se réchauffer ! Le climat du lac étant rude (on est tout de même proche des 4000 m d’altitude), il faut être naturellement armée contre le froid pour y vivre sans trop souffrir des basses températures.

Gladys, dans son humble demeure, Îles d'Uros, Lac Titicaca

Gladys, dans son humble demeure
Îles d’Uros, Lac Titicaca

L'église de l'île, elle aussi faite de roseaux, Îles d'Uros, Lac Titicaca

L’église de l’île, elle aussi faite de roseaux…
Îles d’Uros, Lac Titicaca

Mur d'une cabane minutieusement tissé avec les joncs séchés tirés du lac, Îles d'Uros, Lac Titicaca

Mur d’une cabane minutieusement tissé avec les joncs séchés tirés du lac
Îles d’Uros, Lac Titicaca

La chambre, Îles d'Uros, Lac Titicaca

La chambre…
Îles d’Uros, Lac Titicaca

Gladys nous conduit ensuite vers ses productions artisanales, posées à même le sol. Elle nous aguiche avec ses superbes tapisseries. « ¡Llévate un recuerdo amigo! » (« Ramène un souvenir avec toi mon ami ! »). Je lui demande combien coûte celle sur laquelle j’ai flashée. « 120 soles » me répond-elle. Ce n’est pas donné mais c’est un gros travail et le résultat est franchement de qualité. Pas le temps de négocier, une autre personne est intéressée. « ¡La tomo! » (« Je la prends ! »). Après cet achat quelque peu impulsif (ce n’est pas trop mon genre…), je grimpe dans la gueule d’un énorme poisson en roseau qui semble être l’effigie de cette île. Pas le temps d’admirer le paysage du haut de ce promontoire, je dois rejoindre le bateau qui s’apprête à partir.

On vit simplement sur ces îles, Îles d'Uros, Lac Titicaca

On vit simplement sur ces îles…
Îles d’Uros, Lac Titicaca

Nous quittons les flots d’Uros pour rejoindre l’île d’Amantani, située bien plus loin des terres. Le trajet au beau milieu du lac, sous un ciel bleu où voguent quelques cumulus, est un pur régal. J’exulte à l’idée de naviguer sur le Titicaca, le lac navigable le plus haut de la planète ! Trois heures sont nécessaires pour rejoindre Amantani, au rythme lent de notre embarcation. Je passe une bonne partie du temps sur le toit du bateau, supportant sans trop de mal l’air frais du large (moyennant polaire, coupe-vent, écharpe et bonnet). Le soleil tape dur. Je me badigeonne le visage de crème solaire pour faire barrière à ses rayons nocifs.

Les joncs de la baie de Puno s'étirent sur plus de 150 km² !, Îles d'Uros, Lac Titicaca

Les joncs de la baie de Puno s’étirent sur plus de 150 km² !
Îles d’Uros, Lac Titicaca

Nous débarquons au petit port d’Amantani vers 14h puis marchons pour rejoindre le point de rassemblement où nous attendent nos hôtes. Angel répartit les membres du groupe par maison : je me retrouve avec Sophie, une française, et Eduardo, un italien. Nous sommes hébergés chez Damiana et son mari (dont j’ai oublié le nom) dans leur humble demeure, organisée autour d’une petite cour centrale. Damiana , soixante ans, est une femme très réservée au bon accueil. Nous avons droit chacun à une chambre (chacune comportant plusieurs lits). Les toilettes sont au rez-de-chaussée et fonctionnent à l’ancienne : il faut chasser à l’aide d’un seau… Les ventres gargouillent. Le repas est déjà prêt dans les marmites à notre arrivée. Damiana nous sert une délicieuse soupe à base de quinoa, la céréale miracle cultivée et très utilisée ici, suivie d’une assiette de pommes de terre et d’oca, un petit tubercule allongé et bosselé au goût un peu particulier (il faut aimer…). Le thé aux feuilles de munia, une herbe aromatique locale délicieusement parfumée, clôture en beauté ce déjeuner.

Damiana, Amantani, Lac Titicaca

Damiana
Amantani, Lac Titicaca

Damiana dans sa petite cuisine au feu de bois, Amantani, Lac Titicaca

Damiana dans sa petite cuisine au feu de bois
Amantani, Lac Titicaca

Nous repartons vers 16h pour rejoindre le reste du groupe dans le haut du village. S’ensuit une petite marche vers l’un des deux points hauts de l’île, accompagnée des commentaires éclairés de notre guide. Étant acclimaté à ces altitudes (4000 m), je n’éprouve pas vraiment de difficulté. Je me rends compte en progressant vers le haut de l’île qu’elle est recouverte presque intégralement de terrasses. Les chacras, nom local de ces petites parcelles, sont vides. Les récoltes ont été rentrées depuis longtemps visiblement. J’aimerais voir à quoi ressemble l’île quand les récoltes battent leur plein et que tout le monde s’affaire du matin au soir sur les terrasses !

Femme marchant à travers les terrasses vides, Amantani, Lac Titicaca<

Femme marchant à travers les terrasses vides
Amantani, Lac Titicaca

L'un des points hauts de l’île, recouverte de terrasses, Amantani, Lac Titicaca

L’un des points hauts de l’île, recouverte de terrasses
Amantani, Lac Titicaca

Les terrasses recouvrent l'île en quasi-totalité, Amantani, Lac Titicaca

Les terrasses recouvrent l’île en quasi-totalité
Amantani, Lac Titicaca

En belvédère naturel, le haut de l’île offre une vue remarquable sur le lac. Je quitte rapidement le groupe pour m’aventurer sur le sommet et tombe sur une scène des plus inattendues : un homme en train de meuler à la main un grand disque de pierre. L’endroit s’apparente à une minuscule carrière. Je le salue et échange quelques mots avec lui, avant de lui demander l’autorisation de le photographier. Il accepte gentiment. Il travaille sur cette pièce, loin à l’écart du village, depuis 2 semaines. Elle est destinée au marché de Puno. A quel usage ? Une table peut-être…

Homme en train de meuler une pierre à la main, Amantani, Lac Titicaca

Homme en train de meuler une pierre à la main
Amantani, Lac Titicaca

Un joli portrait, Amantani, Lac Titicaca

Un joli portrait…
Amantani, Lac Titicaca

Je poursuis ma vadrouille au sommet puis me pose face à l’Ouest où notre étoile s’apprête à se donner en spectacle. Le groupe est aux aguets lui aussi, en contre-haut. Nous redescendons tous après l’embrasement pour rejoindre nos maisons respectives.

Damiana nous sert à nouveau un bon repas, fait d’une soupe de maïs suivie d’une assiette de pâtes et de riz (drôle de combinaison…). Elle nous conduit vers 20h jusqu’à une petite fête organisée un peu plus haut dans le village, spécialement pour nous, les touristes de ce soir. La tenue traditionnelle est de rigueur. Je me vois affublé d’un poncho et d’un bonnet typiquement péruviens. Les filles doivent quant à elles revêtir la robe bouffante qui pèse apparemment une tonne… Un petit groupe de musiciens amateurs tentent de nous faire danser au son de leurs flûtes de pan et de leur guitare. C’est plutôt sympa mais je ne suis pas dedans… Je reste une petite heure puis redescends à la lumière de ma frontale, accompagné de Damiana sans qui je me serais probablement perdu (pas de lampadaires à Amantani !).

Il est un peu plus de 21h quand je me glisse sous un mille-feuilles de couvertures, six en tout… Il faut bien ça pour supporter le froid qui règne ici une fois la nuit tombée.

Puno, 21 août 2014

Je suis debout à 6h ce matin pour profiter de l’aube et de sa jolie lumière. Il n’y a pas une seule voiture pour venir rompre la sérénité du petit matin. Que c’est agréable ! Les habitants sont déjà plongés dans leurs tâches quotidiennes. Je me balade pendant une petite heure vers la plage et sur les terrasses avant de retourner chez Damiana pour prendre le petit-déjeuner. Elle nous sert ce matin des beignets arrosés d’un thé de munia (dommage qu’on ne trouve pas cette herbe chez nous…). Après ce dernier repas, nous lui offrons chacun 10 soles de pourboire pour son hospitalité.

8h : Damiana nous accompagne jusqu’au petit port d’Amantani. Nous lui faisons nos adieux en la remerciant chaleureusement pour son accueil puis grimpons dans le bateau. Il faut une petite heure pour rejoindre notre troisième destination : l’île de Taquile, située plus au sud sur le lac. Je passe tout ce temps seul, sur le toit du bateau, à admirer le lac et à savourer ces instants d’exception…

Barques amarrées dans le petit port d'Amantani, Amantani, Lac Titicaca

Barques amarrées dans le petit port d’Amantani
Amantani, Lac Titicaca

Adieu belle île, Amantani, Lac Titicaca

Adieu belle île…
Amantani, Lac Titicaca

Nous débarquons sur l’île vers 9h30 pour y passer la matinée. Nous empruntons un superbe chemin intégralement pavé permettant de réaliser une grande boucle dans la partie nord de l’île. Les vues sur le lac sont absolument magnifiques. Cette île, presque intégralement recouverte de terrasses, doit être un enchantement juste après la saison des pluies, quand tout a reverdi et que les habitants s’affairent du matin au soir dans les chacras… Je me dis à nouveau qu’il faudra que je revienne un jour dans ce lieu, à une autre époque. Notre guide nous révèle qu’ici, comme à Amantani, les récoltes sont exclusivement réservées aux habitants.

Les nuages projettent leur reflet sur les eaux calmes du lac, Taquile, Lac Titicaca

Les nuages projettent leur reflet sur les eaux calmes du lac…
Taquile, Lac Titicaca

Bateaux en route pour Puno, Taquile, Lac Titicaca

Bateaux en route pour Puno
Taquile, Lac Titicaca

Le lac Titicaca, on y vient pas tous les jours... une photo souvenir s'impose, Taquile, Lac Titicaca

Le lac Titicaca, on y vient pas tous les jours… une photo souvenir s’impose !
Taquile, Lac Titicaca

11h : Nous nous installons en plein air, à la table d’un restaurant offrant une vue grandiose sur le lac. Au menu : une soupe de quinoa suivie d’une truite grillée accompagnée de frites, de riz et de crudités. Je me régale autant du paysage que de la truite (pêchée dans le lac bien sûr !), sans oublier la compagnie de mes compagnons de table (Cris et Mares, deux espagnoles vraiment très sympas ; Eduardo et Sophie). Nous avons droit à la fin du repas à un solo musical au rythme des Andes… Un superbe moment qui s’achève par une petite séance photo, face à ce panorama splendide.

Solo musical après un bon repas face au lac, Taquile, Lac Titicaca

Solo musical après un bon repas face au lac
Taquile, Lac Titicaca

Eduardo, Cris, Mares et moi posant devant le lac Titicaca, Taquile, Lac Titicaca

Eduardo, Cris, Mares et moi posant devant le lac Titicaca
Taquile, Lac Titicaca

Nous redécollons peu après midi pour rejoindre le port et grimper dans le bateau. Deux suédois téméraires se jettent dans les eaux froides du lac par défi. Ils ont tôt fait d’en ressortir ! Même si j’aurais pu être tenté, je ne m’y colle pas par peur de tomber malade… Je passe une bonne heure et demie sur le toit du bateau, tantôt à discuter tantôt à méditer sur le paysage. Nous débarquons à Puno vers 15h30. Le combi affrété par l’agence me dépose devant l’hostal. Je récupère mon gros sac et ma chambre. J’ai quelques heures pour me poser, me doucher, et refaire mes sacs en prévision d’un nouveau départ (et un passage de frontière !) demain matin.

19h : Je retrouve Mares, Cris et Sophie sur la Plaza de Armas que je n’avais pas encore vue. Nous optons, après quelques hésitations, pour El Buho, la Pizzeria où j’avais dîné avant le tour. Nous y retrouvons par pur hasard le couple de colombiens qui était dans notre groupe. Je passe un bon moment, même si mon habilité à comprendre et à parler d’autres langues que le français s’est effritée avec la fatigue…

C’était mon dernier jour au Pérou… Un mois et demi de découvertes, d’émerveillement et de rencontres dans ce beau pays !

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8 commentaires

  1. Salut Nico !
    Il est toujours aussi agréable de te lire. Que de souvenirs sur ce lac Titicaca.
    Amantani, point d’orgues du voyage où j’ai pu mesurer en live mes progrès en espagnol et toucher mes limites en altitude ! Pas facile de jouer au foot ou de courir entre les temples de Pachamama et Pachatata à 4000 m !
    Tu as eu de la chance d’avoir le coucher de soleil, nous il s’est mit à pleuvoir … Remarque, ça nous a permis d’éprouver en direct les vertus protectrices des ponchos et des robes péruviennes face au froid et à l’humidité du soir ! D’ailleurs qu’as-tu fais de la photo de toi en habits locaux ? Je suis sûr que tu en as une sous le coude ! 😉

    En tout cas, je suis ravi de voir que tu as bien profité de ce beau pays qu’est le Pérou. Il me tarde de découvrir la Bolivie à travers tes récits.

    Gros bisous,
    François

  2. Salut Nico,
    C’est toujours un réel plaisir de te lire. On ne se lasse pas. Dès là fin de l’article, on attend avec impatience le suivant.
    Cette région du lac Titicaca est magnifique. Les photos sont splendides et tu as une superbe mine !
    Merci encore de nous faire voyager et rêver.
    A très vite !
    Bisous
    Nad

  3. Salut Nico, je vois que tout se passe bien pour toi… Les photos sont magnifiques !!! ton sourire aussi !!!! Ici c’est la rentrée scolaire et sportive… Au club, un grand vide depuis ton départ. J’espère que tu rentreras des idées plein la tête et des projets qui te feront avancer… Moi je t’embrasse bien fort et surtout je me répète mais fais attention à toi… Manuella

    • Merci Manu pour ce gentil commentaire :) J’aurais adoré faire cette rentrée au club avec vous tous, tu t’en doutes bien… Sans mes 3 heures intensives de Tae par semaine (et les suppléments !), je me ramollis 😉 Des bisous tout plein !!!

  4. byen bonswa Nico !
    Encore une belle escapade dirait on ! Chapeau pour tout ce que tu as déjà réalisé, tu traces une belle route :-)
    De belles images, notamment ici une belle photo sépia je trouve (portrait de Damiana) et de jolis textes. D’ailleurs je me demandais : tu ne dessines pas ? Un carnet de voyage avec tout ça à ton retour ? B|

    • Eh non Kéline, je ne dessine pas. La photo me prend bien trop de temps pour me laisser user du crayon… Je dessine avec mon reflex d’une certaine façon 😉 Merci pour ton commentaire Amiga mía ! Des bisous !!!

  5. Comment te dire, j’aimerai tellement être avec toi, mais la vie en a décidé autrement. Ta vieille tata rêve à travers toutes tes photos et tes récits. Super grand ou mega ou giga bravo ! Continue a nous faire rêver ça nous fait que du bien!!!!! Je t’adore. Gros bisous et à bientôt. Tata Liliane

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