Machu Picchu : joyau sacré du Pérou

Cuzco, 4 août 2014

6h30 : Je me lève, le sourire aux lèvres de savoir que je pars ce matin pour le Machu Picchu ! Je me rends vers 7h45 aux portes de l’agence où on m’a donné rendez-vous. Il ne faut pas moins de 6h en voiture (combi) pour rejoindre le terminus de la seule voie d’accès par la route au Machu Picchu : Hidroeléctrica, une centrale hydro-électrique située à une dizaine de kilomètres du village d’Aguas Calientes. Je rencontre dans le combi Jaqui, une argentine qui vient tout spécialement fêter ses 30 ans sur le site. Assis côte à côte à l’avant du véhicule, on a tout le temps de sympathiser pendant les 6h que dure le trajet. Nous traversons la ville d’Urubamba puis la cité inca vivante d’Ollantaytambo. La route serpente ensuite comme un diable au fond d’une profonde vallée pour gravir un col à 4300 m et redescendre de plus belle de l’autre côté. Le paysage change du tout au tout en peu de temps : on passe d’un páramo (prairie d’altitude typique des Andes) jauni par la sécheresse à une forêt tropicale semi-humide sur une courte distance. Qu’il est agréable de retrouver la forêt et un paysage verdoyant ! Le relief engendre ici une diversité de microclimats qui se reflètent de façon assez frappante dans le paysage végétal.

L’embrayage du combi nous fait faux bond sur la piste, peu avant la petite ville de Santa Teresa. Il est HS. C’est bien notre veine ! Heureusement, un combi nous accepte Jaqui et moi 20 minutes plus tard (il n’y a plus de siège libre pour moi, je suis assis devant la porte, le dos à la route… pas très confortable mais ça ne dure pas plus d’une demi-heure). Nous arrivons vers 15h30 à Hydroeléctrica, contents de pouvoir déplier les jambes et marcher ! Il reste à présent à parcourir 10 petits kilomètres pour rejoindre Aguas Calientes. Deux options pour cela : soit prendre le train, soit marcher le long de la voie ferrée. J’opte pour la seconde, plus économique et plus sympa. Jaqui a choisi elle aussi de marcher et nous faisons donc naturellement la route ensemble. La ligne a ouvert un couloir dans le creux de la vallée, au cœur de la forêt tropicale, et offre de jolis points de vue sur les versants et les sommets.

En marchant sur la voie ferrée, D'Hidroeléctrica à Aguas Calientes

En marchant sur la voie ferrée…
D’Hidroeléctrica à Aguas Calientes

Le train conduisant les voyageurs jusqu'à Aguas Calientes, Aguas Calientes

L’un des trains conduisant les voyageurs jusqu’à Aguas Calientes
Aguas Calientes

Le long de la voie ferrée, D'Hidroeléctrica à Aguas Calientes

Une superbe balade le long de la voie ferrée…
D’Hidroeléctrica à Aguas Calientes

Nous ne nous en doutons pas, mais nous évoluons en fait au pied des ruines, perchées 400 mètres plus haut sous bonne garde du Huayna Picchu et du Machu Picchu, la montagne qui a donné son nom au sanctuaire ! Approcher un site aussi célèbre et mystérieux sans savoir exactement quand on va l’apercevoir pour la première fois est un véritable bonheur. Je me rendrai compte au retour qu’en observant bien le sommet du Huayna Picchu, on aperçois très bien la présence de ruines. C’est tout de même plus facile de trouver quand on sait où chercher…

Il nous faut deux bonnes heures à un rythme tranquille pour rejoindre l’entrée du village d’Aguas Calientes. L’air est doux et sensiblement humide. Il est bientôt 18h, la nuit est en train de tomber. Le village, avec ses airs de station de sports d’hiver, est plus étendu que ce à quoi je m’attendais. Restaurants, hôtels et petites boutiques s’enchaînent à la queue leu leu le long de la voie ferrée et des artères en pente du village. J’imagine qu’il faut bien cela pour accueillir les milliers de visiteurs qui visitent chaque jour le site…

L'entrée du "village", construit le long du puissant Urubamba, Aguas Calientes

L’entrée du « village », construit le long du puissant Urubamba
Aguas Calientes

Nous atteignons la place d’armes rapidement et retrouvons Ruben, notre guide qui s’égosille à appeler chaque client noté sur sa liste. Il m’envoie dans un hostal situé en haut du village mais ce dernier n’a plus de place… Je suis « transféré » dans un hostal assez glauque situé cette fois-ci le long de la voie ferrée, en bas du village. Au lieu d’une chambre simple, j’ai un lit en dortoir et il faut en plus débourser 3 soles pour avoir une serviette ! Ce n’est pas bien grave (vu le peu de temps que je vais y passer) mais je ne manquerai pas de demander une ristourne à l’agence au retour car j’ai payé pour une autre qualité de service.

Pas le temps de prendre une douche, je dois retourner au point de rencontre : un restaurant situé non loin de la place d’armes. Et là, nouvelle déception : le dîner, inclus dans le prix du tour, est une arnaque (une soupe remplissant à peine le fond de l’assiette suivie d’une portion de pâtes franchement radine, aucune boisson incluse même pas un verre d’eau). Je ne suis pas le seul à trouver ça limite et à avoir encore faim après le repas. Heureusement, j’avais acheté des bananes avant le repas… Zéro pointé pour le resto et Mystic Lands Peru  ! Je me demande combien l’agence leur donne par tête…

Nous avons droit, après le dîner, à un petit briefing sur la journée du lendemain. Nous ne sommes qu’une poignée à vouloir monter à pied jusqu’à l’entrée du site, les autres préférant prendre le bus. 4h30, c’est l’heure à laquelle je dois être demain matin devant le premier point de contrôle, en bas des marches, pour être en bonne place dans la file d’attente… Je prévois un réveil à 3h30 en conséquence ! La nuit va être courte !

Cuzco, 5 août 2014

3h50 : Je quitte l’hostal accompagné de José, le gardien de nuit. Je le suis jusqu’à la boulangerie pour récupérer quelques petits pains et avoir un semblant de petit-déjeuner (inclus dans le prix de la chambre). Je rejoins ensuite Jaqui à l’entrée du village car nous avons prévu de monter ensemble. Il nous faut un petit quart d’heure pour atteindre le premier point de contrôle : un pont enjambant l’Urubamba. La frontale est de rigueur car il fait nuit noire. Pas une étoile dans le ciel. Il a plu abondamment pendant la nuit et la piste est jonchée de flaques d’eau. L’air est doux et humide, je ne serais pas étonné qu’on reçoive une saucée ce matin… Nous arrivons parmi les premiers devant le portail. Une queue se forme rapidement, alimentée par les « matinaux » du Machu Picchu, ceux qui veulent y entrer dès l’aube et à la force des jambes !

5h : Le portail s’ouvre ! Le gardien vérifie mon ticket et mon passeport puis me laisse entrer. Je traverse le pont puis attaque l’ascension sur l’escalier de pierres. C’est parti pour près de 1200 marches ! J’adore grimper et cette ascension est donc pour moi une véritable partie de plaisir. A une heure pareille, à la « fraîche », dans le noir, avec un tel objectif, ce ne peut être que du bonheur ! Réminiscence d’une ascension nocturne de la Soufrière… Le sentier du Machu Picchu me rappelle beaucoup le Pas du Roy serpentant au milieu de la forêt tropicale (petit clin d’œil à mes amis guadeloupéens pour qui j’ai une grosse pensée). Je discute en chemin avec un groupe de français ayant un bon rythme. J’éprouve à ce moment-là un grand plaisir à parler un peu ma langue ; on oublie facilement à quel point elle est belle et riche ! Jaqui peine un peu dans la montée. Il faut dire que ça s’enchaîne presque sans discontinuer (quelques replats lorsque l’on traverse la route tracée pour les bus) et qu’elles sont parfois hautes ces marches ! J’atteins l’entrée du Machu Picchu après une bonne demie heure d’une grimpette soutenue mais malgré tout sans trop d’efforts. Une queue se forme rapidement. Je suis content d’être aux premières loges !

6h du matin : Les portes s’ouvrent. Je passe sans encombre le second contrôle. Me voilà dans l’enceinte du Machu Picchu, moment rêvé depuis longtemps. Un jalon symbolique dans mon parcours. L’aube est à peine levée et les premiers tableaux qui s’offrent à moi sont un véritable enchantement. La cité est perdue dans un océan de brume. Des scènes magiques, empreintes de mystère, s’élaborent au gré des caprices du brouillard. Je suis naturellement aux aguets, mon reflex autour du coup. La brume semble se dissiper peu à peu, exposant des pans entiers du sanctuaire, puis revient de plus belle. Je monte au point le plus élevé de la cité (Maison du Gardien), cet endroit duquel tout le monde prend la célébrissime photo « carte postale » du Machu Picchu. Le brouillard masque tout malheureusement, c’est bien dommage…

La brume mystifie le paysage enchanteur du site, Machu Picchu

La brume mystifie le paysage enchanteur du site
Machu Picchu

La brume mystifie le paysage enchanteur du site, Machu Picchu

Une aube de brume idéale pour découvrir le site en douceur…
Machu Picchu

Le brouillard, précieux allié du photographe, Machu Picchu

Le brouillard, précieux allié du photographe…
Machu Picchu

Terrasses agricoles et vieille bâtisse à la toiture restaurée, Machu Picchu

Terrasses agricoles et vieille bâtisse à la toiture restaurée
Machu Picchu

Je redescends car je dois rejoindre le groupe au point de rencontre à 6h40. Ruben, notre guide, nous laisse aux mains d’un de ses confrères pour une visite guidée en Espagnol. Il se met à pleuvoir mais ça ne dure heureusement pas. Le brouillard finit par se dissiper totalement. Je suis le groupe mais j’avoue être plus attentif au paysage qu’à ce que raconte notre guide… Le site est rapidement envahit par la foule qui se compte par centaines puis par milliers. De nombreux groupes se forment, menés par des guides rompus à ce rythme infernal. L’Anglais et l’Espagnol sont, de loin, les deux langues les plus utilisées.

La foule envahit le site peu après l'ouverture, Machu Picchu

La foule envahit le site peu après l’ouverture…
Machu Picchu

Des queues se forment un peu partout, Machu Picchu

Des queues se forment un peu partout…
Machu Picchu

Une apparition dans le brouillard : le Cerro Putucusi, Machu Picchu

Une apparition dans le brouillard : le Cerro Putucusi
Machu Picchu

Nous passons successivement du secteur agricole, regroupant une multitude de terrasses en excellent état de conservation, à la Cité Inka dans laquelle nous découvrons le Temple du Soleil et la Maison de l’Inka. Nous entrons ensuite dans le secteur des temples (avec notamment le Temple des Trois Fenêtres et l’Observatoire astronomique « Intiwatana ») avant de terminer par le secteur de la Roche Cérémonielle. On est loin d’avoir encore tout vu. Le guide nous libère après cette visite guidée, là encore un peu trop frugale à mon goût (je commence à regretter d’être passé par cette agence…).

Montagnes fumantes au petit matin, Machu Picchu

Montagnes fumantes au petit matin…
Machu Picchu

Les ruines... et un cadre exceptionnel en toile de fond, Machu Picchu

Les ruines… et un cadre naturel exceptionnel en toile de fond !
Machu Picchu

J’aperçois des gens en train de gravir le Huayna Picchu, le sommet qui surplombe la cité et apparaît à droite sur la photo « carte postale ». Il servait de vigie à l’époque des Incas. Des vestiges sont visibles sur le partie sommitale. Je suis naturellement très frustré de ne pas faire partie de la troupe car le point de vue depuis le sommet doit valoir sacrément le coup et l’ascension vertigineuse le long de l’escalier en pierre aussi ! Mais voilà, pour pouvoir accéder au Huayna Picchu, il faut réserver longtemps, très longtemps à l’avance car le nombre de places est limitée (ce qui est compréhensible). Bah, je reviendrai un jour et je grimperai tout là-haut !

Il est près de 8h30 lorsque le guide nous abandonne. J’ai 8h devant moi pour m’aventurer dans le dédale des innombrables couloirs et escaliers que compte la cité ! Je passe, accompagné de Jaqui, par le secteur agricole nord-est puis remonte en direction de la Maison du Gardien. J’ai le bonheur d’admirer en chemin une reconstitution superbe d’une toiture inca.

Toiture en chaume magnifiquement reconstituée, Machu Picchu

Toiture en chaume magnifiquement reconstituée
Machu Picchu

Et voilà comment était amarrée la charpente, Machu Picchu

Et voilà comment était amarrée la charpente !
Machu Picchu

Quel superbe travail de reconstitution, Machu Picchu

Quel superbe travail de reconstitution !
Machu Picchu

Jaqui et moi nous posons près de la Maison du Gardien, face au tableau que tout le monde connaît… Il est près de 10h lorsque je décide de monter seul en direction du site d’Intipunku (la Porte du Soleil). Une marche de près de trois kilomètres (aller-retour) sur un sentier pavé offrant un point de vue intéressant sur les ruines, sans être exceptionnel. La « carte postale » n’a pas cette réputation pour rien, ce point de vue est vraiment fabuleux… Je passe la fin de la matinée à vadrouiller dans le dédale des ruelles, à m’immiscer dans chaque bâtisse, à contempler cette œuvre géante…

La Maison du Gardien trônant au-dessus des ruines, Machu Picchu

La Maison du Gardien trônant au-dessus des ruines
Machu Picchu

Secteur des temples, au nord-ouest du sanctuaire, Machu Picchu

Secteur des temples
Machu Picchu

On peut dire que les incas savaient manier la pierre, Machu Picchu

On peut dire que les Incas savaient manier la pierre…
Machu Picchu

machu picchu-16

Dire que chacune de ces pierres a été placée par les Incas il y a plus de 500 ans…
Machu Picchu

Machu Picchu est un site en état de perpétuelle conservation. Des hommes y travaillent quotidiennement, veillant à ce que les ruines conservent leur intégrité. Je les vois consolider les murs d’anciennes habitations avec du mortier afin que les pierres restent bien en place. J’étais étonné de voir hier des hommes extraire du sable de rivière dans l’Urubamba… Je sais à présent qu’il sert à fabriquer le ciment qui contribue à maintenir la majestuosité du site. Certains d’entre eux s’affairent également minutieusement pour éliminer les lichens dont les acides peuvent, à la longue, dégrader la roche. Conserver un site aussi prestigieux requiert de sacrés efforts ! Réussiront-ils à en faire un sanctuaire figé à tout jamais dans le temps… ?

Des hommes consolident en permanence les ruines pour assurer leur pérennité, Machu Picchu

Des hommes consolident en permanence les ruines pour assurer leur pérennité
Machu Picchu

Un lieu de travail et une tâche symbolique qui font rêver, Machu Picchu

Un lieu de travail et une tâche symbolique qui font rêver…
Machu Picchu

Les murs sont consolidés avec un mortier naturel tiré du sable de l'Urubamba, Machu Picchu

Les murs sont consolidés avec un mortier naturel tiré du sable de l’Urubamba
Machu Picchu

Homme à la tâche dans le lit de l'Urubamba pour en extraire le sable, Machu Picchu

Homme à la tâche dans le lit de l’Urubamba pour en extraire le sable
Machu Picchu

Je sors du site vers midi et demie pour manger car il est interdit de consommer de la nourriture à l’intérieur. J’avale rapidement quelques gâteaux secs et bananes avant de pénétrer à nouveau dans le site. Je passe ensuite tout l’après-midi à me promener au milieu des ruines, sous un soleil de plomb. Je croise des lamas errant dans la cité à la recherche d’herbe à brouter. Le lama : tondeuse écologique du Machu Picchu. Un animal fier dont la seule occupation est de brouter !

Les lamas, tondeuses du Machu Picchu, Machu Picchu

Les lamas, tondeuses du Machu Picchu !
Machu Picchu

Une présence fort sympathique : le lama, Machu Picchu

Une présence fort sympathique au milieu des ruines : le lama
Machu Picchu

Vers 16h, profitant de la lumière de fin d’après-midi, je remonte au niveau de la Maison du Gardien pour prendre la photo « carte postale ». Le tableau est peint d’avance car, comme tout le monde, j’ai cette image cliché dans la tête… Je ne résiste pas non plus à la tentation de me faire prendre en photo devant le site. Il y a plusieurs rochers utilisés comme lieu de pose où chacun doit attendre son tour pour passer dans l’œil de l’objectif. Je propose à deux espagnoles de leur tirer le portrait en échange du mien. Une photo, c’est bien suffisant.

La carte postale mondialement connue, Machu Picchu

La carte postale mondialement connue !
Machu Picchu

J’avoue que j’ai hésité à faire cette photo ; elle est tellement cliché… mais j’ai fini par céder, me disant que je risquais d’avoir des regrets si je passais à côté. Je dois admettre aussi que j’ai été très agacé tout au long de la journée par les gens se prenant (ou se faisant prendre) constamment en photo, dans toutes les positions, devant un morceau de ruine ou un bout de paysage. Des narcissiques de l’extrême, j’en ai croisé des tas ! La foule, faire la queue pour emprunter un couloir ou monter un escalier, c’est lassant voire irritant. Je sais que ça peut paraître égoïste mais qu’il serait bon d’avoir Machu Picchu pour soi tout seul ne serait-ce qu’une minute. Une minute de silence pour s’imprégner de ce lieu magique… La foule gâche un peu le spectacle, c’est indéniable.

Des ruines en excellent état de conservation... (zone urbaine au nord de la cité), Machu Picchu

Des ruines en excellent état de conservation… (zone urbaine au nord de la cité)
Machu Picchu

Mon secteur préféré : juste sublime, Machu Picchu

Mon secteur préféré : juste sublime !
Machu Picchu

Les incas savaient utiliser la pierre comme personne, Machu Picchu

Les Incas savaient utiliser la pierre comme personne…
Machu Picchu

Magnifiques terrasses agricoles au-dessus de la place principale, Machu Picchu

Magnifiques terrasses agricoles au-dessus de la place principale
Machu Picchu

Pas besoin de mortier, l'imbrication est parfaite, Machu Picchu

Pas besoin de mortier : les pierres, parfaitement taillées et imbriquées, tiennent toutes seules !
Machu Picchu

L'un des rares arbres encore présents sur le site, Machu Picchu

L’un des rares arbres encore présents sur le site
Machu Picchu

Alcôves aux fonctions variées : antisismique, acoustique et esthétique, Machu Picchu

Alcôves aux fonctions variées : antisismiques, acoustiques et esthétiques !
Machu Picchu

Des terrasses, encore des terrasses : je ne m'en lasse pas, Machu Picchu

Des terrasses, encore des terrasses : je ne m’en lasse pas !
Machu Picchu

L'un des grands escaliers permettant de changer de niveau, Machu Picchu

L’un des grands escaliers permettant de changer de niveau
Machu Picchu

L'un des gardiens du site ramenant un bébé lama au bercail, Machu Picchu

L’un des gardiens du site ramenant un bébé lama au bercail…
Machu Picchu

16h30 : Les gardiens commencent à demander aux derniers visiteurs de quitter les lieux. Je traîne un peu dans les ruelles, grappillant quelques minutes. J’ai du mal à partir, je ne reviendrai peut-être jamais… Il est 16h45 lorsque je franchis le portail d’entrée, heureux d’avoir passer la journée entière sur le site. Je croise à la sortie Jaqui en train de faire la queue pour prendre le bus de retour vers Aguas Calientes. Nous nous étions perdus de vue dans le dédale des ruines au cours de l’après-midi. Un monde fou attend pour monter dans l’un des 25 bus réalisant le trajet à longueur de journée. Pas question que je prenne le bus pour redescendre. C’est cher (10$ l’aller !) et, surtout, je peux marcher ! La descente des 1200 marches ne me prend pas plus de 20 minutes. Me voilà là encore replongé dans les folles descentes en courant du Pas du Roy… Il en faut 15 de plus pour rejoindre Aguas Calientes.

Une fois arrivé au village, je file directement à l’hostal (Denny’s House), celui dans lequel je devais dormir hier soir. Heureusement, la réservation est toujours d’actualité. J’ai une chambre privée avec salle de bain, serviette et eau chaude. Le lit est confortable en plus. Je prends une bonne douche puis m’autorise une courte sieste jusqu’à 18h30. Je rejoins ensuite Jaqui sur la place. Rupert, un allemand très sympa qu’elle a rencontré pendant la visite aujourd’hui, se joint à nous. Nous choisissons un resto et commandons une pizza à partager en rois, arrosée d’un bon verre de bière (la Cusqueña, la fameuse bière locale) pour fêter l’anniversaire de Jaqui. Nous finissons la soirée autour d’une tasse de thé à la cannelle agrémenté d’une petite dose de rhum. Il est 23h passées lorsqu’enfin je ferme les yeux pour dormir, la tête pleine des superbes images engrangées au fil des heures dans ce lieu magique !

Cuzco, 6 août 2014

Je quitte Aguas Calientes ce matin peu après 9h en compagnie de Jaqui. Les bains chauds ne nous ayant pas inspiré (les bassins étant à moitié pleins, nous avons demandé à être remboursés), nous décidons de nous rendre aux cascades de Mandor, conseillées par l’office du tourisme. L’accès est situé sur notre route et il ne faut que 20 petites minutes pour s’y rendre depuis la voie de chemin de fer. On peut s’y baigner aussi apparemment. C’est parfait pour combler la matinée et éviter de devoir poireauter plusieurs heures à Hydroeléctrica où nous devons être à 14h30 pour la route du retour. L’accès aux cascades coûte certes 10 soles par personne (un peu cher) mais la balade vaut le coup. Le sentier traverse un joli jardin de plantes tropicales puis s’immisce dans la forêt, le long des méandres d’une rivière. Il se termine en cul-de-sac au niveau d’une jolie cascade. On oublie la baignade, l’eau est bien trop froide et, même si la température est agréable, il ne fait pas suffisamment chaud pour faire trempette.

De retour de notre balade, nous déjeunons au restaurant situé au départ du sentier puis reprenons notre marche le long de la voie.

Jackie devant une belle assiette de pâtes, Aguas Calientes

Jaqui devant une belle assiette de pâtes
Aguas Calientes

Sachant à présent où les chercher, nous admirons les morceaux de ruines visibles sur le Huayna Picchu et disons une toute dernière fois au revoir au sanctuaire. Nous arrivons à Hidroeléctrica à 14h et devons attendre une bonne heure avant que notre combi ne quitte le port. S’ensuivent 6h de route, entrecoupée de passages sur piste, pour rejoindre Cuzco. Je dors peu, perdu dans mes pensées. Il est 21h pile poil lorsque notre chauffeur nous lâche près de la Plaza de Armas. Je dis au revoir à Jaqui qui attend un autre transport puis file prendre mon dîner au Yajuu!, l’excellente jugería situé en périphérie de la place. J’y prends un jus de fruits frais mixés (un délicieux mélange banane-maracudja) suivi d’une énorme coupe de salade de fruits arrosés de yogourt et de miel. Un régal ! Je traverse ensuite la place pour rejoindre le quartier San Blas où m’attend en théorie une chambre dans l’hostal où j’étais précédemment (Casa de la Gringa). Je ne m’attarde pas dans les petites rues encore animées car il fait un froid de chien et je ne suis pas beaucoup habillé. On oublie vite que Cuzco est à 3400 m d’altitude et que nous sommes en hiver ! Ouf, j’ai bien une chambre, dans la petite annexe située à deux pas du bâtiment principal et j’ai enfin une connexion internet digne de ce nom. J’en profite naturellement pour vérifier mes mails et faire un tour sur le tableau de bord de mon blog…

Fin de l’aventure Machu Picchu, inoubliable…

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15 commentaires

  1. Cordova mercedes

    Vos Photos sont magnifiques! Étant moi même péruvienne j’ai eu l’occasion seulement il y a 3 ans de faire la connaissance du Macchu Picchu! Une vrai merveille. Merci à vous de faire connaître le Perou à travers vos voyages.

  2. Tes photos sont très belles !

  3. Je profite de l’attente en salle d’embarquement pour lire ton dernier article.
    Encore une fois, on n’est pas déçu. Les photos sont magnifiques et le paysage semble grandiose. J’ai de plus en plus hâte d’y être ! Vivement Mercredi prochain !

    Encore merci de nous faire profiter aussi bien de ton voyage.
    J’attends la suite avec impatience !
    Gros bisous.

    • Salut François, encore une fois, merci pour ton commentaire mon ami ! J’espère que ton séjour au Pérou et ta découverte du Machu Picchu seront aussi chouettes que ce que j’ai vécu dans ce beau pays 😉 Et que les quelques adresses que je t’ai données ont tenue leurs promesses 😉 Je t’embrasse en te souhaitant un bon retour en France (je crois que tu ne vas pas trop tarder à rentrer si mes souvenirs sont bons…). A très vite !

      • Salut Nicolas !

        Le Machu Picchu a dépassé de très loin mes attentes ! Quelle merveille et quel bonheur de crapahuter sur ce site unique ! Huayna Picchu, Puente Inka et Intipunku s’ajoutent à la joie de cette journée.
        Un moment hors du temps et hors du monde ! Je n’avais vraiment pas envie de partir. Mais bon, il fallait bien se remettre en route pour découvrir les autres joyaux du Pérou !

        Merci beaucoup pour tes conseils ! Le resto végétarien de Cuzco était super pour notre premier repas péruvien … en altitude ! Pas besoin d’alcool pour être euphorique !

        Je repars lire la suite de tes aventures !
        Bisous.

  4. Mon dieu que c’est beau, je comprends mieux ton amour pour notre planète en voyant toutes ces merveilles. Merci de nous offrir ce superbe voyage. Ta maman qui t’aime et qui t’envoie des milliers de bisous.

  5. Grandiose, époustouflant, photos dignes de ce nom, même inquiétantes sous le brouillard, endroit que je n’aurais pas imaginé. Magnifique, Nicolas, je pense que ces moments seront inoubliables. Merci de nous les faire partager. A bientôt, gros bisous…..

  6. Bravo Nico, nous voyageons à tes côtés et c’est merveilleux. Nous n’avons qu’une hâte… te relire. Profite de ces moments magiques, de ces rencontres inoubliables et prends bien soin de toi. Gros gros bisous. A bientôt. Pensons bien à toi.
    Christelle

  7. Bon, encore une fois, des photos magnifiques (même la carte postale, oui oui), et des paysages qui font envie (les touristes, un peu moins, certes).
    Continue comme ça :). Et vivement la suite.

    Bisous.

  8. Quel spectacle… ça donne vraiment envie de le voir en vrai ! Merci encore de nous faire partager tout ça… Un récit qui nous plonge au coeur de ton voyage et des photos qui nous emmènent… Je me répète, mais c’est grandiose… Mille bisousssssssssssssssssssss ! Et bonne route !

  9. Tout simplement magnifique ! Quel talent de photographe ! Profite Nico, c’est une expérience inoubliable tout ça !
    Besitos grandes !

    Sandra

    • Merci Sandra :) J’ai pensé à toi tu sais dans la montée et la descente des marches du Machu Picchu ! Ça m’a rappelé notre ascension de la Soufrière pour assister au coucher du soleil 😉 Des bisous depuis La Paz

      • Merci Nico de penser à moi ! Je participe ainsi, d’une certaine manière, à ton voyage ! Même si ton blog nous fait bien participer !
        Disfruta guapo !
        Besitos

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