Moorea : premiers pas en Polynésie française

14 octobre 2014, Moorea

0h30, heure locale : l’avion atterrit au nord-ouest de l’île de Tahiti, plongée depuis longtemps dans la nuit ! J’ai du mal à réaliser que je suis en Polynésie française… C’est un grand – très grand – rêve que je réalise là ; un rêve de gosse. Du plus loin que je me rappelle, la Polynésie française m’a toujours fasciné. Comment en effet ne pas être irrésistiblement attiré par ses îles luxuriantes au relief souvent torturé, ses lagons éblouissants ou encore – et peut-être surtout – son éloignement, aux antipodes de la métropole ? Combien d’heures aurais-je passées sur la Toile ou sur Google Earth à caboter d’île en île en me jurant, un jour, d’aller explorer au moins quelques uns de ces petits confettis ?

Tahiti… Ce nom seul me faisait rêver et m’y voici bel et bien, ce soir ! Dire que je pensais encore en début d’année que ce moment arriverais bien plus tard dans ma vie… Comme quoi, certains rêves peuvent vite devenir réalité.

Le pilote nous annonce une température de 23°C. Je suis impatient de sortir de l’avion pour ressentir l’atmosphère de ces latitudes exotiques jusque là inconnues pour moi. La douce moiteur tropicale est bien là au sortir de l’avion et, à nouveau, des bribes caribéennes resurgissent. Je dis « bonsoir » à l’hôtesse qui nous accueille à la sortie de l’avion, trop heureux de me retrouver sur un territoire du bout du monde où la langue officielle est ma langue natale. Après plus de quatre mois en terre hispanophone, et avant de passer à l’anglais en Nouvelle-Zélande, cette bulle de français est plus qu’appréciable. Je ressens une bouffée de fierté envers cette langue, un sentiment que j’avais déjà éprouvé une première fois après un séjour de deux mois en Angleterre il y a quelques années.

Nous sommes reçus au son des ukulélés et au déhanchement de deux danseuses tahitiennes, naturellement pleines de grâce. Quel accueil ! Un accueil d’autant plus insolite quand on sait qu’il est plus de minuit. Je passe le contrôle de police avant de récupérer mon gros sac au carrousel à bagages. L’officier se contente de vérifier mon identité sans tamponner mon passeport. Car nous sommes bien en France ! Ce territoire d’Outre-Mer a beau disposer d’une plus grande autonomie que les DOM, il n’en reste pas moins français.

Beaucoup de passagers se voient offrir un magnifique collier de fleurs, soit par leurs proches, soit par le personnel des hébergements qu’ils ont réservés. Les plus choyés reçoivent une couronne florale. J’identifie tout de suite les deux espèces servant à leur confection : le Tiaré tahiti, fleur blanche en étoile délicieusement parfumée et emblématique de l’île – servant à la fabrication du monoï -, et l’Hibiscus, qui arbore des coloris variés.

Je vois beaucoup de tahitiennes porter au-dessus de l’oreille une fleur de tiaré ou d’hibiscus. Je suis agréablement surpris de voir certains hommes observer la même pratique, à la seule différence qu’il s’agit systématiquement d’une fleur de tiaré fermée. La fleur revêt une signification particulière selon son emplacement : portée à gauche, elle signifie « mon cœur est pris » ; portée à droite, « je suis libre comme l’air ».

Reprenant l’avion demain matin en direction de Moorea, je m’apprête à passer la nuit à l’aéroport. Vus les tarifs et le peu de temps restant avant le vol, il aurait été peu rentable de réserver un hébergement. Personne n’est donc là pour m’accueillir dans le hall de l’aéroport… Je ne peux m’empêcher d’éprouver un pincement au cœur à l’idée de ne pas faire partie du lot des touristes qu’on accueille « à la tahitienne », avec le collier de fleurs. Je me sens seul.

L’aéroport ferme pendant la nuit mais le hall, grand ouvert sur l’extérieur, reste heureusement accessible. J’espère que le quartier est sûr. Les sièges ne permettant pas de s’allonger, je suis contraint de rester assis. Dur de trouver le sommeil dans ces conditions… La nuit s’annonce longue.

Vers 1h30 du matin, nous ne sommes plus que trois passagers dans l’enceinte de l’aéroport : un couple de jeunes voyageurs et moi. Je me rends compte qu’eux aussi s’apprêtent à bivouaquer. Je vais à leur rencontre et fais ainsi la connaissance de Geoffroy et Virginie, deux belges francophones en plein tour du monde et qui, comme moi, parcourent l’Amérique du Sud, l’Océanie et l’Asie pendant un an. Leur périple a débuté en mai dernier, soit un mois avant que je mette à mon tour les voiles. Naturellement, il y a matière à discussion et nous bavardons ainsi tous les trois pendant plus de 4h. Voilà une nuit pour le moins originale !

5h30 : Geoffroy et Virginie quittent l’aéroport pour rejoindre la zone portuaire et embarquer pour Moorea, leur première escale en Polynésie. Nous nous recroiserons peut-être là-bas ! Je décide de profiter de leur départ pour changer d’endroit et me pose dans un café qui vient tout juste d’ouvrir ses portes. L’aéroport commence gentiment à s’animer dans l’aube naissante. Personne n’a l’air stressé ou mécontent : normal, on est au paradis ! La journée s’annonce très ensoleillée. Je me sens bien.

Je dépense mes premiers francs pacifiques (CFP), retirés au distributeur automatique pendant la nuit, pour me payer un semblant de petit déjeuner. Les billets sont vraiment jolis et ont l’air neuf. Une tortue, une fleur ou encore un oiseau, c’est tellement mieux qu’une tête de politicien ! 1000 CFP valent environ 8,5€, un nouveau rapport auquel il va me falloir m’habituer. Il m’en coûte 545 CFP (soit environ 4,60€) pour un croissant arrosé d’un café et d’un jus de fruit.

Je fais enregistrer mon gros sac vers 7h, me libérant ainsi d’un gros poids. Je profite de ce désencombrement et des deux bonnes heures que j’ai devant moi pour sortir de l’aéroport et aller faire un tour dans les rues de Faaa à la recherche d’un supermarché et du bord de mer. « Faaa » : quel nom étonnant !  Il s’agit en réalité d’un mot francisé, l’orthographe tahitienne étant Fa’a’ā. Je ne me souviens pas avoir déjà rencontré un nom contenant trois voyelles identiques qui se suivent…

Je trouve un supermarché rapidement au sud de l’aéroport. Un Super U ! Je suis à la fois surpris et ravi de trouver ici ce bon vieux repère français. Parcourir les rayons du magasin et retrouver, au bout du monde, des marques françaises telles que Petit Navire (enfin du thon en boîte qui ne me donnera pas envie de vomir), Cœur de Lion ou encore Vittel me procure un grand plaisir, je dois l’avouer, et ce même si ma conscience écologique me dit que c’est totalement illogique. Les prix sont prohibitifs, parfois deux fois plus élevés que ceux de la métropole. Je n’achète pas grand-chose : un petit carnet pour tenir mes comptes à jour, un paquet de cacahuètes, deux pains aux raisins et une petite bouteille d’eau. Avec ces quatre petits articles, j’avoisine déjà les 1000 CFP (8,5€) ! Ça promet…

Le bord de mer est quant à lui beaucoup plus difficile à trouver. Logique car je longe en fait l’unique piste d’atterrissage, construite sur le lagon. Je me balade jusqu’aux portes d’un hôtel de luxe puis rebrousse chemin sous un soleil déjà très chaud. Je ne ferai finalement qu’apercevoir Moorea et le lagon de Tahiti entre deux maisons. Je retourne à l’aéroport, retire à nouveau 25 000 CFP – j’ai donc près de 50 000 CPF soit 425 € en poche -, puis passe la sécurité pour rejoindre la salle d’embarquement. Le contrôle de sûreté est vite fait ; on sent que c’est « juste pour dire que… ».

En route vers Moorea ; Tahiti (Polynésie française)

En route vers Moorea !
Tahiti (Polynésie française)

J’avais déjà réservé mes 6 vols pour parcourir les Îles de la Société avant de quitter la France. J’ai opté pour le « Pass Bora Bora » qui me permet de parcourir à un tarif avantageux les îles de Moorea, Huahine, Raiatea-Tahaa, Bora Bora et enfin la petite Maupiti. J’espère que tout se passera sans trop de problèmes jusqu’au dernier vol car un changement d’horaire ou une annulation pourrait compromettre la réussite de ma « croisière » aérienne. L’option « bateau » m’avait tenté au premier abord puis j’ai vite abandonné l’idée, ce moyen de transport me semblant compliqué et peu fiable pour me rendre sur toutes les îles que je souhaitais visiter.

10h15 : Je grimpe dans l’avion, un ATR de la flotte d’Air Tahiti, la seule compagnie à desservir en interne la Polynésie française. Un appareil à hélices : une première pour moi ! On est un peu plus secoué que dans un avion de calibre supérieur. J’aperçois à travers mon hublot le lagon de Tahiti. Ce bleu m’impressionnera toujours… La couleur de l’eau, fidèle à l’image que j’avais en tête, paraît presque irréelle. Moorea et son relief acéré, coiffé de cumulus, grossit rapidement. Il faut à notre avion moins de 10 minutes pour parcourir les 17 km séparant les deux îles. Autant dire qu’il n’a pas le temps de monter bien haut !

Nous ne sommes pas plutôt montés dans les airs qu’il faut déjà redescendre. Ce saut de puce me coûte 70€, un prix très élevé pour aller de Tahiti à Moorea – le bateau s’avérant beaucoup moins cher -, mais le vol était de toute façon inclus dans le pass. Les autres vols seront bien plus rentables, eux. Et puis je me dis que c’est drôlement pratique de pouvoir ainsi « sauter » d’une île à l’autre en si peu de temps !

L’avion se pose sur l’unique piste d’atterrissage, située à la « pointe » nord-est de l’île. Me voilà à Moorea !!! Un rêve de très longue date se réalise, Moorea ayant toujours figuré au palmarès des îles à voir absolument lors de mon premier séjour en Polynésie française. L’aérodrome est tout petit. Pas de carrousel à bagages ici ; les sacs sont distribués directement par les bagagistes sur des sortes d’étagères.

Je récupère mon gros sac, réorganise tout mon attirail puis me mets en route. Mission : rejoindre le Camping Chez Nelson, l’hébergement que j’ai réservé avant mon arrivée. En Polynésie, contrairement à mes précédentes destinations, il s’avère très difficile de dénicher un hébergement en visitant tour à tour différentes adresses jusqu’à trouver son bonheur, comme je l’ai très souvent fait en Amérique du Sud. Et ce pour plusieurs raisons : les hébergements sont souvent très distants les uns des autres ; les transports en communs sont très rares et potentiellement peu fiables (j’en ferai l’amer expérience un peu plus tard) ; les taxis sont extrêmement chers (j’en ferai aussi malheureusement l’expérience) ; et enfin rien ne garantit qu’il y aura des places dans les hébergements accessibles en terme de prix, et ils sont plutôt rares.

J’aime marcher mais me trimbaler avec mes deux sacs sur des kilomètres en plein cagnard sans assurance de trouver mon bonheur, ou pour finalement être forcé de casser ma tirelire, ce serait un peu stupide.

Le Camping Chez Nelson se trouve pour ainsi dire de l’autre côté de l’île, à une trentaine de kilomètre, un peu en-dessous de la pointe nord-ouest. J’ai prévu de m’y rendre en stop car il n’existe pas, à ma connaissance, de bus desservant l’aérodrome. Je demande, par pure curiosité, à deux chauffeurs de taxi combien me coûterait cette course. L’un demande 4500 CFP (environ 40€) – non, mais quelle arnaque ! – tandis que l’autre, plus raisonnable, en demande 2500 (environ 22€). Cela me conforte dans l’idée de faire la route en stop.

Je commence donc à marcher en direction de la route principale qui ceinture toute l’île. Une voiture s’arrête rapidement à mon niveau ; c’est le chauffeur de taxi qui me demandait 2500 CFP. Il me propose de m’emmener gratuitement au plus près du camping sur son itinéraire. Vraiment sympa ! Je parcours ainsi avec Jean-Charles une quinzaine de kilomètres.

J’ai loisir tout en discutant avec lui d’observer les paysages qui défilent et, franchement, je ne suis pas déçu. Moorea est fidèle à l’image que je m’en était faite dans la tête : celle d’un relief volcanique acéré, enveloppé d’une épaisse végétation tropicale ; celle de jolies maisons colorées et fleuries ; ou encore celle de cocotiers bordant nonchalamment un lagon d’une beauté époustouflante. J’entraperçois ce dernier constamment derrière les rideaux de végétation qui bordent la route sur ma droite. Quelle merveille ! J’ai tellement hâte de piquer ma première tête dans ces belles eaux.

Jean-Charles me dépose au creux de la Baie d’Opunohu, l’une des deux échancrures entaillant profondément l’île au Nord (la seconde étant la Baie de Cook). Un grand merci à toi Jean-Charles ! « Mauruuru » comme disent les tahitiens. Je recommence à marcher affublé de mes deux sacs et me pose quelques minutes plus tard au bout d’une ligne droite de manière à être visible de loin et ainsi augmenter mes chances d’être pris en stop. Une voiture s’arrête cinq minutes plus tard : un couple de métropolitains installés à Moorea depuis un mois et dirigeant une location de villas. Je fais quelques kilomètres avec eux jusqu’à Pepetoai, un village situé à environ 5 km de ma destination finale.

De là, je me remets en poste pour un troisième stop. Un bus passe dans ma direction ; je grimpe dedans, le chauffeur connaissant l’emplacement du camping. Je me fais déposer quelques minutes plus tard devant mon hébergement. Le chauffeur me demande 300 CFP (environ 2,5€). Je trouve ça vraiment cher payé pour 5 misérables petits kilomètres (c’est apparemment le même prix pour faire tout le tour de l’île !) mais je ne dis rien et je paye. Rrr, j’aurais mieux fait de m’abstenir et d’attendre une troisième voiture.

11h45 : Je me présente à la réception du camping et suis reçu par le fameux Nelson, un homme d’une cinquantaine d’année pour le moins nonchalant. Il a l’air blasé… Je n’ai même pas droit à un petit tour du propriétaire. La nuit en chambre de trois me coûte 2200 CFP (soit un peu plus de 18€). Récoltant généralement de bons avis sur la Toile, c’est un hébergement bon marché que les backpackers fréquentent presque systématiquement. C’est, d’après mes recherches, l’un des moins chers de l’île et peut-être bien de toute la Polynésie française. Heureusement qu’il existe de telles options pour les voyageurs souhaitant découvrir la Polynésie sans nécessairement casser la tirelire.

Jardin du Camping Nelson ; Moorea (Polynésie française)

Jardin du Camping Nelson
Moorea (Polynésie française)

Jardin du Camping Nelson, avec le lagon en toile de fond ; Moorea (Polynésie française)

Jardin du Camping Nelson, avec le lagon en toile de fond
Moorea (Polynésie française)

Coin pique-nique face au lagon au Camping Nelson ; Moorea (Polynésie française)

Coin pique-nique face au lagon au Camping Nelson
Moorea (Polynésie française)

Malgré cet accueil un peu réservé, l’endroit me plaît beaucoup. Il est assez bien entretenu et surtout très bien situé, avec petite plage privée donnant directement accès au lagon, une supérette à 100 m et un petit centre commercial (Le Petit Village) à 300 m. Les chambres et les sanitaires (séparés des premières) donnent sur un grand jardin engazonné planté de cocotiers et de bugainvillées. On vit vraiment dehors ici et je m’y sens déjà très bien !

Je m’installe rapidement dans ma chambre (déjà occupée par un autre voyageur) et ressors faire quelques courses à la supérette du Petit Village. Qu’il fait chaud ! Le soleil brûlant du milieu de journée fait monter le thermomètre jusqu’à 30°C à l’ombre, une température on-ne-peut-plus plus normale sous ces latitudes.

De retour au camping, je fais une petite lessive à la main avant de piquer une tête dans le lagon, muni de mes lunettes de plongée. La température de la mer sous les tropiques surprend toujours quand on c’est sa première fois ou quand, comme moi, on s’en est déshabitué. C’est ni plus ni moins comme entrer dans son bain !

La partie du lagon située devant le camping n’est pas vraiment « conforme » à ma vision du lagon de rêve, à savoir un banc de sable ininterrompu et vierge de tout corail conférant au lagon une apparence de piscine géante. Il est ici envahi de « patates » de coraux et l’eau n’est pas très profonde (hauteur des hanches), rendant le survol du corail parfois risqué. Dommage mais cela reste très agréable malgré tout ; je n’ai pas à me plaindre !

Les vagues en provenant du grand large viennent se briser inlassablement contre le récif à plus d’un kilomètre du rivage, générant en continu un grondement sourd et un fin cordon d’écume interrompu ça et là. Après ce baptême polynésien, je me pose un long moment sur la petite plage du camping en admirant le soleil qui décline rapidement derrière une belle enfilade de cumulus. Notre étoile met les voiles vers 18h dans un vif éclat de couleur (j’en prends note pour les jours à venir).

Jolie lumière de fin d'après-midi sur le lagon ; Moorea (Polynésie française)

Jolie lumière de fin d’après-midi sur le lagon
Moorea (Polynésie française)

19h30 : Je me mets au lit, enfin prêt à récupérer après un marathon (quasi ininterrompu) de 42h d’éveil !

15 octobre 2014, Moorea

Je me lève ce matin sous un soleil radieux, le moral au beau fixe ! Après un petit déjeuner rapide, je loue un vélo au Petit Village pour la « modique » somme de 2000 CFP/24h (soit presque 17€), bien décidé à parcourir les quelques 60 km de route ceinturant l’île ! Je pédale souvent en dernière vitesse, la plus dure, profitant d’un terrain parfaitement plat presque partout (quelques montées « ridicules »).

Mes premières impressions de la veille se confirme : Moorea m’enchante ! Les maisons qui s’égrainent le long de la route sont colorées et se fondent joliment dans l’opulente végétation de jardins très bien entretenus. J’ai vraiment l’impression d’évoluer dans un immense jardin ; c’est en fait comme si l’île entière était un jardin. Tiarés tahiti, frangipaniers, bougainvillées, cocotiers et autres beautés tropicales égayent partout le paysage insulaire. Les délicieuses effluves de tiaré et de frangipanier encensent ça et là le paysage olfactif.

Frangipanier et bougainvillée ; Moorea (Polynésie française)

Frangipanier et bougainvillée
Moorea (Polynésie française)

Les habitants que je croise me disent souvent « Bonjour » ou « Ia orana », son équivalent en tahitien. J’ai souvent droit au sourire d’un autre cycliste – beaucoup de gens utilisent visiblement le vélo pour parcourir de petites distances -, d’un passant ou d’un automobiliste. Que c’est agréable après avoir dépéri dans des lieux aussi impersonnels que Buenos Aires ou Santiago du Chili ! Les visions de rêve sur le lagon, qui ceint l’île tel un écrin de saphir, s’enchaînent. Quel bleu époustouflant que celui de ces eaux peu profondes immergeant des bancs de sable immaculés ! Je progresse sans hâte, en faisant plusieurs arrêts pour prendre des photos ou acheter une boisson fraîche dans une supérette.

Temple évangéliste de Haapiti ; Moorea (Polynésie française)

Temple évangéliste de Haapiti
Moorea (Polynésie française)

Le cocotier... omniprésent ; Moorea (Polynésie française)

Le cocotier… omniprésent !
Moorea (Polynésie française)

Un relief captivant le regard en permanence ; Moorea (Polynésie française)

Un relief captivant le regard en permanence…
Moorea (Polynésie française)

Une végétation luxuriante, un jardin géant ; Moorea (Polynésie française)

Une végétation opulente, même sur les pentes les plus abruptes…
Moorea (Polynésie française)

Je passe la pointe sud (Pointe de Nuupure) puis « remonte » en direction de la Pointe Faaupo, située au nord-est de l’île. J’atteins en début d’après-midi un endroit qu’il me pressait de voir. Les joies de la balade m’avaient presque fait oublier son existence. Cet endroit n’est autre que le lagon qui baigne les bungalows sur pilotis de l’hôtel Sofitel, l’un des trois hôtels de luxe installé à Moorea.

C’est le lagon comme je l’ai toujours rêvé, offrant de vastes zones dépourvues de corail. Le bleu turquoise, d’une pureté éclatante, typique des fonds sableux peu profonds, contraste admirablement avec le bleu marine propre aux zones plus profondes. Avec Tahiti en toile de fond et l’agitation du Pacifique entre les deux, j’ai sous les yeux une véritable carte postale, celle qui me faisait rêver depuis si longtemps… Je me demande si la plage est accessible au public. Elle n’en a pas l’air en tout cas ; j’ai l’impression qu’elle est chasse-gardée du Sofitel.

Bungalows sur pilotis de l'hôtel Sofitel : un mythe polynésien bien réel ; Moorea (Polynésie française)

Bungalows sur pilotis de l’hôtel Sofitel : un mythe polynésien bien réel !
Moorea (Polynésie française)

Un contraste saisissant ; Moorea (Polynésie française)

Un contraste saisissant !
Moorea (Polynésie française)

Tahiti, vue depuis le belvédère de Toatea ; Moorea (Polynésie française)

Tahiti, vue depuis le belvédère de Toatea
Moorea (Polynésie française)

Je reste vingt bonnes minutes au niveau du belvédère de Toatea à admirer le spectacle, tout en savourant un délice qui ne peut venir que de métropole : du pain complet agrémenté de tranches de rosette au poivre. Je reprends ensuite ma route et bifurque très vite sur ma droite sur un chemin conduisant à une plage publique : celle de Toatea. Bingo ! La plage est bien accessible à tout le monde au final. Il semblerait d’ailleurs que ce soit l’une des rares plages publiques de l’île.

La plage en elle-même, jonchée de morceaux de corail et de laisses de mer, n’est pas vraiment idyllique. Le panorama, lui en revanche, est paradisiaque. Le lagon n’invite qu’à une chose, s’y baigner ! Les bungalows sur pilotis qui s’égrainent au pied de pitons volcaniques verdoyants apportent une touche idéale au tableau. Je suis dans le mythe polynésien ! Vue de la plage, on a l’impression que la piscine géante s’étire jusqu’à la barrière récifale (située à environ 600 m). Mais c’est un leurre, les patates de corail devenant de plus en plus abondantes à mesure que l’on s’approche du récif.

Je pose mon vélo et mon sac sur la plage, enlève montre, T-shirt et baskets puis me laisse choir dans l’onde transparente en prenant soin de savourer ce moment en pleine conscience. Le voilà mon instant magique, cette vision que j’ai précieusement gardé en tête depuis la naissance de mon projet de voyage : piquer une tête à cet endroit précis du lagon de Moorea ! Je me délasse vingt minutes puis ressors pour sécher avant de reprendre la route. Je serais bien resté plus longtemps mais le temps file, le soleil se couche tôt et il me reste encore la moitié du chemin à parcourir !

Il est déjà 15h30 lorsque je me remets en selle. J’atteins 6-7 km plus loin la Baie de Cook, lieu de tournage du film « Pirates des Caraïbes ». L’exotisme est à son comble ici, et ne mon excitation à faire le tour de cette île de rêve ne faiblit pas. Je fais un saut à la pension Motu Iti, située entre la Baie de Cook et celle d’Opunohu, pour jeter un œil à cet hébergement bon marché qui, comme le Camping Chez Nelson, avait attiré mon attention sur Internet. Pas de regret ! J’ai fait le bon choix, il n’est franchement pas terrible…

Baie de Cook ; Moorea (Polynésie française)

Un exotisme à son comble dans la Baie de Cook
Moorea (Polynésie française)

Piton acéré au pied du Mont Rotui ; Moorea (Polynésie française)

Piton acéré au pied du Mont Rotui
Moorea (Polynésie française)

Route circulaire, quelque part au nord de l'île ; Moorea (Polynésie française)

Route circulaire, quelque part au nord de l’île…
Moorea (Polynésie française)

Arrivé au creux de la Baie d’Opunohu, constatant que j’ai encore du temps devant moi, je m’enfonce un peu vers l’intérieur de l’île en empruntant la « route du belvédère ». Grisé par les vues sur les plus hauts pitons de l’île – le grand totem étant le mont Tohiea avec ses 1207 m d’altitude – et curieux de découvrir ce fameux belvédère, je décide finalement de tenter une ascension en vélo jusqu’au terminus de la route, sans trop savoir à quoi m’attendre en terme de dénivelée et de distance.

Mont Tohiea (1207 m), point culminant de l'île ; Moorea (Polynésie française)

Mont Tohiea (1207 m), point culminant de l’île
Moorea (Polynésie française)

Je passe le lycée agricole de Moorea, niché au cœur de l’île et finis par atteindre, au prix d’une grosse (grosse) suée, le belvédère qui, finalement, n’était pas si inaccessible que ça en vélo. La vue sur le mont Rotui (899 m), flanqué de ses deux baies, et les pitons volcaniques du cœur de l’île est vraiment magnifique. Je discute avec plusieurs personnes au niveau du belvédère, dont une métropolitaine en train de prendre des vidéos avec un reflex pour un reportage qui devrait passer sur la chaîne Gulli, dans le jeu Tahiti Quest. Je reste une petite demi-heure à discuter tout en admirant le paysage.

Pitons acérés du cœur de l'île, derrière un rideau de verdure éclatant ; Moorea (Polynésie française)

Pitons acérés du cœur de l’île, derrière un rideau de verdure éclatant…
Moorea (Polynésie française)

Les pitons volcaniques du cœur de Moorea : sentinelles de l'île ; Moorea (Polynésie française)

Les pitons volcaniques du cœur de Moorea : sentinelles de l’île !
Moorea (Polynésie française)

Baie de Cook vue depuis le Belvédère ; Moorea (Polynésie française)

Baie de Cook vue depuis le Belvédère
Moorea (Polynésie française)

Il est 17h lorsque j’entame la descente, un peu à reculons tellement le panorama est exceptionnel. Je rejoins à bon rythme le camping, peu avant le coucher du soleil. Verdict : faire le tour de cette île en vélo est un « must » absolu !

C’est une bien belle journée qui s’achève…

16 octobre 2014, Moorea

Profitant d’avoir à disposition le vélo jusqu’à 10h, je repars peu après l’aube ce matin en direction de la plage de Toatea. Je traverse à nouveau les deux baies à bon rythme et atteins ma destination en 1h30 environ. Dire que la baignade matinale dans le lagon est agréable serait un euphémisme. C’est carrément le top ! Je suis de retour au camping peu avant 9h45, à l’heure donc pour rendre mon vélo dans les temps.

Je passe le reste de la journée en mode « pépère » au camping, entre baignade dans le lagon, siestes, écriture, petites sessions sur Internet ou encore discussions avec les autres résidents du camping (un couple de marseillais fort sympathiques, Armand et Béa ; un couple franco-allemand ; un couple d’argentines…). J’installe pour la première fois depuis le début de mon périple la moustiquaire que je trimballe depuis le 14 juin dernier ! Prévue pour seulement une personne, elle n’est pas des plus « confortables » mais fera parfaitement l’affaire pour me tenir à l’écart de ces sales petits vampires.

17 octobre 2014, Moorea

J’ai prévu aujourd’hui de visiter le lagon et me rends ce matin à pied auprès d’une certaine Elise, une loueuse de kayaks que j’ai rencontrée hier. Nous nous sommes donnés rendez-vous pour 7h ce matin afin que je récupère l’embarcation et la paye. 1500 CFP pour la journée : ça semble être un bon plan. Ayant prévu de partir la journée entière avec le kayak, j’ai emmené avec moi de quoi grignotter, deux bouteilles d’eau et mon appareil photo, protégé à l’intérieur de plusieurs sacs zip. Le kayak de disposant pas de compartiment étanche, j’ai prévu de porter le sac sur les épaules, sans trop savoir si je réussirai à le maintenir au sec…

Je retrouve Élise comme prévu en bordure du lagon. Le vent est malheureusement de la partie ce matin. Adieu le beau lagon tout lisse… Je prends possession du kayak et paye mon dû à Élise car elle risque de ne pas pouvoir être là à mon retour. Le temps que je me prépare – en me badigeonnant notamment de crème solaire -, elle repars je-ne-sais-où à ses occupations.

Elise est bien gentille mais son kayak ne vaut pas un clou. En effet, je n’ai pas plutôt commencé à pagayer que mon radeau commence déjà à prendre l’eau. Je suis manifestement trop lourd pour ce gabarit de kayak et l’agitation du lagon n’arrange rien ! Mon sac à dos prend l’eau en un rien de temps. Je fulmine. Je ne vais pas bien loin, comprenant que si je m’entête à vouloir continuer, je risque bel et bien de couler.

Je fais donc très rapidement demi-tour et retourne sur la plage, totalement dépité. Mon plan tombe à l’eau. C’est le cas de le dire ! Je peste contre cette embarcation de misère et contre Elise qui aurait pu anticiper ce qui allait arriver. J’abandonne le kayak sur la plage et quitte les lieux, Élise n’étant plus dans les parages. Je veux bien sûr qu’elle me rembourse. Bah, je repasserai plus tard pour récupérer mon argent.

Plan B : J’essaie de faire du stop pour retourner à la plage de Toatea, où j’aimerais bien passer la journée, mais abandonne après vingt levers de pouce infructueux.

Plan C : Je décide d’attendre midi pour louer à nouveau un vélo et pouvoir me déplacer à ma guise cet après-midi et demain matin, la durée de location étant de 24h.

Midi : Me voilà donc reparti à vélà sur la route circulaire en direction de la Baie d’Opunohu pour visiter le « Moorea Tropical Garden », que le couple franco-allemand du camping m’a recommandé. M’attendant à un grand jardin paysager mettant en scène la luxuriance et les délices floraux de Moorea, j’avoue être un peu déçu en arrivant sur place. Il s’agit en effet plus d’un modeste jardin de particulier perché sur les hauteurs de la Baie d’Opunohu, sans caractère particulier si ce n’est le panorama.

Fleurs de frangipanier : un parfum enivrant ; Moorea (Polynésie française)

Fleurs de frangipanier : un parfum enivrant
Moorea (Polynésie française)

La passiflore et son architecture hors du commun ; Moorea (Polynésie française)

La passiflore et son architecture hors du commun…
Moorea (Polynésie française)

Petite production de vanille au 'Moorea Tropical Garden' ; Moorea (Polynésie française)

Petite production de vanille au ‘Moorea Tropical Garden’
Moorea (Polynésie française)

Ses propriétaires fabriquent en revanche d’excellents produits locaux : confitures, jus de fruits et vanille. Après une brève visite de la serre de production de vanille et du petit jardin ornemental, je commande un jus d’ananas fraîchement pressé (après avoir hésité un instant à cause du prix : plus de 4€). Je ne suis pas déçu ; il est tout simplement délicieux ! Je prends le temps de savourer mon nectar tout en admirant la vue avant de redécoller en direction de la plage de Toatea. Je décide pour cela – et pour changer – d’emprunter la « Route des Ananas » qui relie les baies d’Opunohu et de Cook par l’intérieur des terres.

14h30 : J’arrive à la plage de Toatea. J’ai aujourd’hui le temps de m’y baigner comme il faut ! Comme les fois précédentes, il n’y a pas grand-monde. Quelques tahitiens et deux couples de popa’a (nom que donnent les tahitiens aux étrangers, métropolitains y compris). Je me baigne plus d’une heure en nageant à contre-courant – car malgré son calme apparent, le lagon est bien brassé par des courants – puis en me laissant dériver tout en observant les jolis bancs de poissons multicolores qui peuplent les quelques patates de corail disséminées dans le lagon.

Plage de Toatea ; Moorea (Polynésie française)

Plage de Toatea
Moorea (Polynésie française)

Plage de Toatea et ses bungalows sur pilotis ; Moorea (Polynésie française)

Plage de Toatea et ses bungalows sur pilotis
Moorea (Polynésie française)

Je quitte les lieux vers 16h15. J’ai beau parcourir ce tronçon de route pour la cinquième fois, je ne me lasse pas de voir défiler le paysage de Moorea.

Je passe une courte soirée dans la cuisine du camping à discuter avec les autres voyageurs avant de me mettre au lit. Il est tout juste 20h passées…

18 octobre 2014, Moorea (→ Huahine)

Je passe une bonne heure et demie ce matin à réorganiser l’ensemble de mes affaires. J’ai accumulé beaucoup de choses depuis le début de mon voyage, tant et si bien que j’ai du mal à fermer mon gros sac à présent. Il va falloir que je me décide rapidement à envoyer les cadeaux que j’ai glanés en Amérique du Sud !

10h : Je dépose mon fardeau dans la cuisine du camping en prenant bien soin de l’emballer dans son sursac, un excellent modèle de la marque Deuter que l’on peut fermer à l’aide d’un cadenas. Eh oui, même ici à Moorea, pourtant réputée très sûre, il y a des voleurs. L’un des résidents du camping en a fait les frais il y a deux jours ; on lui a chipé pendant la nuit ses baskets toutes neuves malencontreusement laissées la veille devant le bungalow. Je rends ma clé à la réception puis pars faire un tour de vélo en direction du sud de l’île pendant une petite heure et demie, histoire d’en profiter une dernière fois.

13h15 : Je quitte définitivement le camping pour aller me poster au Petit Village et attendre un bus censé passer à 13h45 pour le prochain départ de ferry. Dommage qu’il n’existe pas de navette pour rejoindre l’aéroport avant un vol…

14h : Toujours pas de bus. Je commence à m’inquiéter sérieusement. Il faut que je sois à l’aéroport à 15h55 dernier carrat, soit 20 minutes avant le décollage. Quelques minutes s’écoulent encore. Toujours rien. Je me rends vite à l’évidence : le bus ne passera pas. Je décide donc d’enclencher un plan de secours improvisé. Je sors une feuille de papier et y inscrits en grosses lettres « Aérodrome Mauruuru » en accompagnant mon message d’un smiley, stressé à l’idée d’être désormais dépendant du bon vouloir des automobilistes pour attraper mon avion.

14h15 : Personne ne s’est encore arrêté. J’abandonne rapidement l’option « stop », que je juge trop risquée, et décide de faire appel à mon ultime recours : le taxi. Je file dans la bureau de tabac du Petit Village, situé à deux pas, pour demander au vendeur s’il me serait possible d’appeler un taxi (je n’ai pas de portable). Je sais que ça va me coûter un bras mais je n’ai pas vraiment le choix. En plus de voir mon séjour sur Huahine amputé d’un ou deux jours, manquer mon avion signifierait devoir racheter un billet pour cette île (150€, une ruine !). Le bateau, je n’y pense même pas ; trop compliqué ! J’ai par ailleurs déjà réservé mon hébergement à Huahine et la gérante est censée m’attendre à l’aérodrome. Bref, il me faut un taxi ! Le vendeur, vraiment très sympa, appelle un, puis deux, puis trois chauffeurs de taxi… Tous indisponibles ! Ma veine, je suis maudit ou quoi ?!

Le vendeur insiste en appelant un quatrième numéro. Bingo, le chauffeur est dispo et déjà en route ! Quel soulagement ! Je remercie chaleureusement le buraliste qui vient de me rendre un sacré service. Le taxi arrive en moins de cinq minutes. Pendant tout ce temps, le bus n’est toujours pas passé et ne passera à l’évidence jamais. Ma confiance dans la fiabilité des transports publics polynésiens vient d’en prendre un sacré coup !

Je demande, résigné, le prix de la course au chauffeur : 4000 CFP, soit près de 35€ ! Dans ma situation, aucune négociation possible ; c’est ça ou rien. Malgré cette claque, je ravale rapidement mon amertume en me disant que je n’avais de toute façon pas le choix ; je discute même en toute décontraction avec le chauffeur pendant les 20 minutes que dure le trajet, voyant bien qu’il jubile intérieurement à l’idée de se mettre cette somme rondelette dans la poche… On vient dans ce paradis pour vivre un rêve mais ce n’est pas sans devoir vider son porte-monnaie !

Le taxi me dépose devant l’aérodrome vers 15h. Je paye le chauffeur en le remerciant pour le service qu’il vient de me rendre. La petite douleur d’avoir « lâché » 35€ pour cette simple course est vite passée. J’enregistre mon bagage puis me pose pour écrire quelques cartes postales.

ATR 72, mon avion en partance pour Huahine ; Moorea (Polynésie française)

ATR 72, mon avion en partance pour Huahine
Moorea (Polynésie française)

16h10 : L’avion décolle, avec cinq minutes d’avance. « Nana Moorea ! » (« Au revoir Moorea !» ) Le vol vers Huahine se révêle plus long que ce à quoi je m’attendais ; il faut ainsi plus de vingt minutes pour relier les deux îles distantes de plus de 130 kilomètres. Le ciel, très chargé aujourd’hui, est vraiment superbe vu d’en haut. Je me perds dans les bancs de nuages qui s’étirent à l’infini jusqu’à se fondre avec l’horizon du Pacifique.

Dire que je serai bientôt à Huahine, une île dont je ne connaissais même pas l’existence avant de commencer à préparer ce voyage ! On la dit sauvage et authentique. J’ai hâte de voir ça !

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4 commentaires

  1. ça réchauffe en ce temps gris et bien trop froid à mon goût !
    ça donne envie, comme toujours !
    A très très vite Nico, dans des contrées un peu moins exotiques 😉

  2. Comment ne pas être jalouse de toi là ? De toutes ces belles choses que tu as vu ? Merci de m’avoir fait rêver en te lisant ! Ça me change les idées en cette période de révision ! Ça ne me donne pas vraiment envie de m’y remettre, mais je vais faire l’effort pour pouvoir plus tard aller dans de beaux endroits comme ceux dont tu nous parles depuis le début…!

    Continues exactement de la même façon grand frère ! C’est une très belle histoire.

    Je t’aime très fort !

    TPSQTAALF !

    • Merci soeurette :) Tu pourras te permettre des voyages aux quatre coins du monde quand t’en auras fini avec tes révisions 😉
      Des bisous et hâte de voir tout bientôt !
      Ton frère qui t’aime

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