Sucre et le Cratère de Maragua

Sucre, 28 août 2014

Je débarque à Sucre vers 8h du matin après un trajet en bus de près de 12h. Même si le siège cama était plutôt confortable, j’ai mal dormi. J’ai en effet cru bêtement que la compagnie fournirait une couverture… Quel idiot j’ai été de ne pas prendre avec moi mon sac de couchage ! Heureusement, je ne suis pas tombé malade. Zéro pointé pour la compagnie El Dorado, dont le service client laisse franchement à désirer. Ils fournissent un siège, point barre.

Xuan et moi grimpons dans un combi en direction du cœur de Sucre. Le centre-ville tel que je me l’imaginais – à savoir de belles rues bordées de bâtiments blancs – est long à venir mais tiens ses promesses. 8h30 : la chasse à l’hostal est lancée ! Et va s’avérer bien pénible… Xuan décide de poser ses valises dans un dortoir au bout du deuxième ou troisième essai (c’est aussi dans cet hostal que nous prenons un petit-déjeuner à volonté, franchement le bienvenu car je commençais à être affamé). Je choisis de continuer ma recherche car l’hostal ne m’inspire pas et parce que j’ai envie d’une chambre privée. Le pri est certes plus cher, mais qu’il est agréable d’avoir sa petite chambre rien que pour soi et son intimité. Je prospecte aujourd’hui tous les hostals que j’avais sélectionnés dans mon guide (6-7), plus d’autres rencontrés en chemin. C’est une première ! Je finis par capituler, fatigué par plus d’une heure et demie de recherche chargé comme un mulet, dans un hostal de la rue Foa (Backpackers Sucre Hostel), sans grande motivation. Je paye 45 Bs. pour un lit en dortoir dans une chambre de 6 très sombre. Je souhaite bonne route à Xuan qui m’avait accompagné dans ma recherche (au cas où j’aurais dégoté la perle rare de la ville…) puis me pose un peu, vanné et le moral dans les chaussettes.

Je ressors en fin de matinée pour me balader un peu. Sucre est une jolie ville et mérite vraiment son surnom de Ciudad Blanca (« Ville Blanche »), bien plus qu’Arequipa d’après moi. Sa place centrale, véritable parc paysager en miniature, est vraiment très sympa. Comme de nombreuses villes déjà visitées, on y trouve une foule d’églises, malheureusement fermées la plupart du temps (je n’en visiterai d’ailleurs aucune pendant mon séjour). Tous les bâtiments, y compris les églises, arborent ici la même couleur : le blanc, créant une belle unité dans le paysage urbain.

La ville blanche, Sucre

La ville blanche…
Sucre

Des jeunes déguisés en zèbres (certains en ânes) animent de leur bonne humeur certains passages piétons du cœur de ville. Leur mission ? Sensibiliser la population, aussi bien les conducteurs que les piétons, au civisme ! Une belle initiative de la municipalité observée également à La Paz. Pourquoi des zèbres ? Tout simplement pour faire écho au cebra, terme utilisé pour désigner un passage piéton en Espagnol.

Des zèbres urbains qui sensibilisent la population au civisme, une belle initiative, Sucre

Des zèbres urbains qui sensibilisent la population au civisme, une belle initiative !
Sucre

Scène de rue, Sucre

Scène de rue…
Sucre

Je fais le tour des agences dans l’après-midi à la recherche d’une offre d’un ou deux jours pour le Cratère de Maragua, une singularité géologique située à l’ouest de Sucre que je meurs d’envie de voir de mes propres yeux. L’agence Condor Trekkers, à but non lucratif, sort du lot mais j’entends toujours la même rengaine : « Aucun groupe n’est prévu pour le moment. Repassez en fin d’après-midi, au cas où… ». Voyager seul a ses avantages… et ses inconvénients. Les agences ne programment les tours qu’à partir de deux, souvent trois personnes. Quand on est seul, il faut soit casser la tirelire soit croiser les doigts pour qu’un petit groupe se constitue… Je laisse tomber pour un départ demain, on verra si j’ai plus de chance pour une échappée après-demain.

18h : Je retrouve Mi Young, la belle coréenne que j’avais rencontrée à Yamuni (Isla del Sol) il y a quelques jours. Nous dînons ensemble ce soir, sans Wook Bae, son mari, qui n’est apparemment pas très en forme. J’avoue que je suis vraiment content de la voir car la journée a été frustrante et mon moral en a pris un coup. Je retrouve le sourire en discutant avec elle tout en dégustant un délicieux repas à La Taverne, un restaurant frenchy de la rue Aniceto Arce recommandé par Barbara et Cédric et par tous les guides de voyage. Je passe un excellent moment en sa compagnie, à bavarder de choses et d’autres.

20h : Je me mets au lit, crevé par cette journée en demi-teinte. J’espère me sentir un peu mieux après une longue nuit de sommeil…

Sucre, 29 août 2014

Je quitte l’hostal vers 8h30 sans aucun regret et jette mon dévolu sur un autre hostal situé à quelques rues de là : The Bee Hive (La Ruche). J’ai de nouveau un lit en dortoir mais l’endroit est plus sympathique. J’y fais la rencontre de Katie (« Kèidiiiie » avec l’accent !), une américaine faisant actuellement du volontariat à Sucre. Je l’accompagne vers 10h pour une visite guidée « gratuite » de la ville. Le tour, qui dure trois bonnes heures, est intéressant, mais sans plus. Je concède 30 Bs. de pourboire à notre guide qui nous en demandait 50… (on appelle pas ça un « free tour » dans ce cas !).

Je passe une bonne partie de l’après-midi à écrire, tantôt à l’hostal (un peu trop bruyant pour pouvoir se concentrer) tantôt à la table d’un café…

Je retourne à l’agence Condor Trekkers en fin d’après-midi car j’ai reçu un mail m’informant qu’un groupe était confirmé pour un circuit de trois jours commençant demain. J’avais dans l’idée de ne partir que pour un ou deux jours mais l’occasion est trop belle. Je m’inscris en payant l’intégralité de la somme (600 Bs.) en croisant les doigts pour que l’investissement soit rentable… Je dîne ensuite au resto avant de retourner à l’hostal, en réalisant un petit crochet pour récupérer des vêtements à la laverie.

20h : Je noircis un peu mon carnet de bord avant de me glisser sous la couette…

Maragua, 30 août 2014

5h45 : Je quitte le dortoir, encore profondément endormi, en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller les marmottes qui se sont couchées bien plus tard que moi. J’avale trois pancakes que l’on a gentiment mis de côté pour mon petit-déjeuner puis sors dans l’aube naissante pour rejoindre la porte de l’agence. Je suis un peu tendu car l’une des employées de l’hostal m’a mis en garde : des attaques se sont produites récemment à cette heure-ci. Une jeune allemande s’est apparemment faite piégée en voulant se rendre à l’agence Condor Trekkers au petit matin. Deux jeunes ont fait semblant de vouloir l’attaquer pour qu’elle grimpe dans un taxi arrivant comme par miracle au bon moment… Un coup monté pour la kidnapper, la voler et la violer (heureusement, elle s’en serait sorti sans avoir été abusée sexuellement). Histoire vraie me confirme-t-on à l’agence. Je ne croise heureusement qu’un homme ivre près de la place…

6h40 : Nous grimpons dans un micro affrété par l’agence. Il ne faut pas plus d’une heure pour atteindre la chapelle de Chatapula, point de départ de notre trek qui va nous mener aujourd’hui jusqu’au cratère de Maragua. Nous avons droit à un excellent petit-déjeuner (un cake à la banane et un cake aux carottes, arrosés d’un café). Notre guide, Fabio, a l’air vraiment sympa. Il est accompagné d’Anthony, un américain réalisant un volontariat au sein de l’agence (il assure la traduction lors des tours bilingues). Nous ne sommes que quatre à participer au tour : Maxime et Emilie, deux wallons, et Moriyah, une israélite voyageant en solo. C’est plutôt bien parti ; j’exulte d’avoir devant moi ces deux jours de marche en petit comité (le troisième n’étant en fait qu’une demi-journée réservée au retour vers Sucre).

Notre trek débute par une descente le long d’un ancien chemin inca partiellement restauré. Je discute souvent pendant le trajet avec notre guide, dont l’enthousiasme et le sourire font plaisir à voir. Anthony me révèle en catimini que Fabio est le plus sympa de l’agence. J’ai vraiment tiré le bon numéro sur ce coup ! Le sentier est vraiment de qualité. Dire que des incas parcouraient ces rubans serpentant sur des milles pour rallier au plus vite les messages entre les différentes provinces de l’empire !

Un petit bout de paysage visible depuis le sentier Inca, Région de Maragua

Un petit bout de paysage en descendant le sentier Inca
Région de Maragua

Nous atteignons la rivière Ravelo après une bonne heure et demie de descente. Le soleil tape dur et la sueur commence à couler. Nous ne croisons personne à part quelques locaux aperçus ou rencontrés ça et là. J’ai l’impression que nous sommes seuls au milieu de nulle part et m’en réjouis. Nous passons à côté d’impressionnantes formations géologiques, notamment une falaise laissant apparaître sur plusieurs dizaines de mètres un pan de l’histoire géologique de la région. Des roches litées blanches surmontent des roches rouges extrêmement friables. La limite est tranchée au couteau. Elle marque des dires de notre guide le passage du Jurassique au Crétacé, il y a 145 millions d’années. Deux périodes au cours desquelles les dinosaures ont régné en maître sur notre bonne vieille Terre… Observer ces couches de roches accumulées pendant des dizaines de millions d’années me laisse songeur.

Une limite Jurassique - Crétacé tranchée au couteau, Région de Maragua

Une limite Jurassique – Crétacé tranchée au couteau !
Région de Maragua

Une érosion féroce, Région de Maragua

L’érosion est féroce dans le secteur…
Région de Maragua

Chemin creusé dans la colline, Région de Maragua

Une piste creusée dans la colline…
Région de Maragua

Une piste creusée dans la colline, Région de Maragua

Une piste creusée dans la colline…
Région de Maragua

Des formes d'érosion d'une incroyable diversité, Région de Maragua

Des formes d’érosion d’une incroyable diversité…
Région de Maragua

13h : Nous atteignons une jolie cascade posée au milieu d’un paysage très étonnant, fait d’incroyables bancs de roches inclinés. Fabio et Anthony nous préparent un pique-nique purement végétarien (les œufs en plus) : avocat, salade, arroche, concombre, tomate, oignon crus, le tout accompagné d’aubergines, de carottes et de bananes plantain cuites. De quoi se préparer de délicieux sandwiches ! L’agence gagne des gallons d’heure en heure. Repu, je profite d’une demi-heure de pause pour prendre des photos de cet endroit hors du commun.

Un endroit hors-du-commun pour pique niquer, Région de Maragua

Un endroit hors-du-commun pour pique niquer…
Région de Maragua

Banc de roche incliné, Région de Maragua

Banc de roche incliné
Région de Maragua

La Nature crée parfois des choses surprenantes, Région de Maragua

La Nature crée parfois des choses surprenantes !
Région de Maragua

Nous reprenons la route vers 14h sur un petit sentier à peine marqué pour poursuivre l’ascension (un bien grand mot) du cratère. Ce paysage, fait principalement de roches et de terre rouges, m’évoque souvent l’Afrique… Le seul bémol à ce beau tableau, c’est le ciel. Le soleil perce rarement le voile nuageux qui s’est épaissi depuis ce matin. Il en résulte des couleurs fades et un faible contraste qui ne rendent vraiment pas justice au paysage. Je prends peu de photos du coup.

Un petit air d'Afrique, Région de Maragua

Un petit air d’Afrique…
Région de Maragua

Le fourrage est mis à sécher dans les branchages, Région de Maragua

Fourrage mis à sécher dans les branchages
Région de Maragua

Nous atteignons le bord du cratère en fin d’après-midi. Je découvre avec bonheur cet excentricité géologique – je suppose – unique au Monde qui m’a fait bavé d’envie devant mon écran d’ordinateur lorsque j’ai découvert cet endroit par pur hasard, en surfant sur Google Earth. Une photo aérienne s’impose pour apprécier l’originalité de la chose. Même s’il en a le nom et plus ou moins la forme, il ne s’agit pas en réalité d’un cratère. Les forces tectoniques qui ont créé cette merveille étaient sacrément bien inspirées…

18h : Nous découvrons avec bonheur notre hébergement de ce soir, situé un peu en retrait de village de Maragua, en plein cœur du cratère. Plusieurs maisonnettes, m’évoquant vaguement les cabanes des Schtroumpfs (sans la couleur), s’organisent autour d’une petite place centrale. Je partage ce soir une jolie chambre toute blanche avec Moriyah. Un orage éclate à proximité. Passera ? Passera pas ? Nous ne recevons finalement que quelques grosses gouttes qui ne font que mouiller la poussière. Rien de bien méchant.

Cheminée de notre cabane de ce soir, Cratère de Maragua

Cheminée de jolie cabane
Cratère de Maragua

Mon lit pour une nuit dans le cratère, Cratère de Maragua

Mon lit pour une nuit dans le cratère…
Cratère de Maragua

J’observe un homme attendant que la tempête passe devant une maison d’adobe. Sa femme – je présume – le rejoins en traversant le terrain de foot du village, fait de terre battue. Je ne manque pas de saisir ces deux scènes empreintes d’une certaine nostalgie avec mon boîte à images.

En attendant que l'orage passe, Cratère de Maragua

En attendant que l’orage passe…
Cratère de Maragua

L'arc-en-ciel et la vieille dame, Cratère de Maragua

L’arc-en-ciel et la vieille dame…
Cratère de Maragua

Incendie de lumière avant le coucher du soleil, Cratère de Maragua

Incendie de lumière avant le coucher du soleil
Cratère de Maragua

Nous avons droit à un petit goûter dans la salle à manger de notre cabane. La douche qui s’ensuit est froide mais oh combien salutaire après cette longue randonnée. Le dîner clôture en beauté cette première journée.

20h30 : Tout le monde se met au lit pour une nuit de sommeil bien méritée…

Potolo, 31 août 2014

Raté ! J’attendais avec impatience l’aube pour pouvoir prendre des photos du cratère avec la belle lumière du matin mais les nuages sont encore de la partie. Quelle poisse !

8h : Nous décollons peu après le petit-déjeuner. Il nous faut une bonne heure et demie pour sortir du cratère et quitter ce bout du monde hors du Monde. J’aurais adoré rester une nuit de plus et ainsi pouvoir passer la journée entière à faire le tour du propriétaire mais non, il faut déjà repartir… Si jamais je remets un jour les pieds en Bolivie, il est clair que je reviendrai à Maragua par mes propres moyens pour découvrir cet endroit de manière beaucoup plus approfondie. J’avoue que cette visite éclair est assez frustrante…

Arbre isolé dans le cratère, Cratère de Maragua

Arbre isolé dans le cratère
Cratère de Maragua

Noir et blanc, Cratère de Maragua

Noir et blanc
Cratère de Maragua

Des plissements délimitent tout le cratère, Cratère de Maragua

D’incroyables plissements forment et délimitent le cratère.
Cratère de Maragua

Le paysage géologique du secteur est vraiment incroyable. Je pense n’avoir jamais vu une telle diversité de formations rocheuses en si peu de temps. J’ai l’impression d’évoluer en plein continent africain et ma volonté de voyager un jour prochain sur ce vaste continent se renforce. Nous passons à proximité de petites fermes construites en pierre, parfois en briques d’adobe. Ces dernières arborent une très jolie teinte rouge. Nous croisons peu de locaux. Des fillettes accourent vers nous pour proposer les quelques bracelets qu’elles ont elles-mêmes confectionnés ou de petits fossiles qu’elles ont glanés dans la campagne.

Vue aérienne de cette formation géomorphologique incroyable ! Cratère de Maragua

Vue aérienne de cette formation géomorphologique incroyable !
Cratère de Maragua

Habitations isolées sur le flanc externe du cratère, Cratère de Maragua

Habitations isolées sur le flanc externe du cratère
Cratère de Maragua

Mille-feuille de roches et de couleurs, Région de Maragua

Mille-feuille de roches et de couleurs
Région de Maragua

Arbuste isolé croissant sur une dalle rocheuse en damier, Région de Maragua

Arbuste isolé croissant sur une dalle rocheuse en damier
Région de Maragua

Tout est ici construit avec les matériaux trouvés sur place, Région de Maragua

Tout est ici construit avec les matériaux trouvés sur place.
Région de Maragua

Gros plan sur le four, Région de Maragua

Gros plan sur le four
Région de Maragua

11h : Nous atteignons les fameuses empreintes de dinosaures promises par Fabio. C’est la première fois que je suis nez à nez avec un vestige de ces géants ayant foulé pendant plus de 150 millions d’années notre planète avant de disparaître soudainement il y a 65 millions d’années. Une quinzaine d’empreintes d’un dinosaure bipède carnivore sont profondément gravées dans la pierre, comme si ce monstre avait marché là il n’y a pas si longtemps que ça. Peut-être s’agissait-il d’un jeune Tyrannosaurus rex, le fameux T-rex de Jurassic Park, « roi des tyrans » ayant régné sur Terre à la fin du Crétacé. Il est très impressionnant d’observer in situ ces empreintes à trois doigts portée par un animal de légende que je n’ai vu jusqu’à présent qu’au cinéma, dans les livres ou au musée. L’animal a marché là, dans la boue, sans se douter une seule seconde que son passage serait un jour admiré par les membres d’une espèce lui succédant des dizaines de millions d’années plus tard… Je demande à Maxime de me prendre en photo à côté de ces empreintes avant de redécoller.

Empreintes laissées par une très grosse bébête, Région de Maragua

Empreintes laissées par une très grosse bébête…
Région de Maragua

Même si il est formidable de pouvoir les toucher, je trouve fort dommage que ces traces soient si mollement protégées (seulement de l’érosion en amont)… On trouve juste à côté, sur le même pan incliné (boue fossilisée), des traces supposées d’un jeune brachiosaure (ou espèce affine), ce fameux dinosaure au long cou brouteur de feuilles et aux dimensions impressionnantes (12 m de hauteur sur 25 m de longueur). Elles sont cependant beaucoup moins évidentes à identifier, bien qu’on remarque sans trop se forcer qu’il s’agit bien d’empreintes laissées par une grosse bébête.

Nous restons vingt petites minutes auprès des empreintes puis poursuivons notre route. 13h : Il est grand temps de se poser pour pique-niquer car les ventres crient famine. Fabio nous conduit sous l’ombre d’un arbuste. C’est fajitas au menu ! A nouveau, on mange végétarien avec les mêmes ingrédients que la veille au midi. Chez Condor Trekkers, on aime la nourriture saine !

Magnifique paroi rocheuse rosée, Région de Maragua

Magnifique paroi rocheuse rosée
Région de Maragua

Un pique-nique purement végétarien, Région de Maragua

Un pique-nique purement végétarien !
Région de Maragua

Nous repartons à 14h sous un soleil de plomb pour parcourir les trois heures restantes jusqu’au village de Potolo. Les paysages traversés sont toujours aussi colorés et m’évoquent toujours autant l’Afrique.

Femme transportant un fagot de branches mortes à travers la plaine, Région de Maragua

Femme transportant un fagot de branches mortes à travers la campagne
Potolo

La terre rouge m'évoque souvent l'Afrique, Potolo

La terre rouge m’évoque souvent l’Afrique…
Potolo

Les semailles attendront la pluie, Potolo

Les semailles attendront la pluie…
Potolo

Un paysage qui donne envie de s'aventurer dans les moindres recoins, Potolo

Un paysage qui donne envie de s’aventurer dans les moindres recoins…
Potolo

17h : Notre point de chute est atteint. L’hébergement ressemble en tous points à celui où nous étions la nuit passée. Nous passons une soirée tranquille, à discuter tranquillement autour de la table dans la langue de Shakespeare.

Le lit nous appelle tous comme la veille avant 21h…

Sucre, 1er septembre 2014

Nous quittons Potolo ce matin à 8h en grimpant dans un combi (public) sur la place du village. La première heure se déroule au sein d’un paysage enchanteur. Nous longeons un canyon magnifique aux couleurs et au relief incroyables. Ma frustration est presque aussi grande que mon émerveillement… Mon dieu que j’aimerais que l’on s’arrête pour prendre des photos ! Il faut vraiment que je revienne un jour en Bolivie pour prendre mon temps dans ce pays surprenant.

Notre combi crève sur la piste aux environs de 9h. Le pneu de rechange n’a presque plus de gomme… J’espère qu’il n’éclatera pas avant que nous arrivions à destination !

On crève sur la piste... Un changement de roue et c'est reparti, Potolo

On crève sur la piste… Un changement de roue et c’est reparti !
Potolo

10h30 : Nous atteignons Sucre. Le combi nous dépose au niveau d’un rond-point. Il nous faut alors prendre un taxi pour rejoindre la porte de l’agence. Notre tour se termine en beauté par un déjeuner pourvu par le restaurant de l’agence (au demeurant excellent et vraiment pas cher). Je commande une pomme de terre farcie au fromage et à l’œuf. Une délicieuse soupe aux légumes arrive après. Le bilan de ces trois jours est excellent. Je ne peux que recommander chaleureusement Condor Trekkers (et Fabio, notre guide) !

Au sortir de l’agence, je file acheter en compagnie de Maxime et Emilie un ticket de bus pour un départ vers Potosí demain en milieu de journée. Je réussis à négocier une petite ristourne de 2 Bs. pour chacun d’entre nous en faisant jouer la concurrence. Nous payons ainsi chacun 28 Bs.

Je retourne ensuite à l’hostal (The Bee Hive) où je passe deux heures à éditer le prochain article pour mon blog (Arequipa et le Canyon de Cotahuasi). Je ressors en milieu d’après-midi pour « faire les boutiques » et dégotter une paire de baskets toutes simples. J’ai en effet atteint un ras-le-bol avec mes Mendel (baskets de randonnée), beaucoup trop chaudes et hermétiques. L’odeur que dégagent mes pieds en fin de journée est devenu un véritable problème. J’ai beau les laver trois ou quatre fois de suite, l’odeur est toujours là. Le problème est tel que je ne peux pas ôter mes chaussures lors d’un long trajet en bus pour être plus à l’aise… Bref, il me faut d’autres godasses ! Je repère dans une petite boutique une paire de Nike taille 45 (difficile à trouver ici) à 470 Bs. (soit 53 €). Cependant, elles sont un peu trop flashy à mon goût… Je reporte ma décision d’achat au lendemain matin.

19h : Je retrouve Maxime et Emilie à l’agence Condor Trekkers. Nous décidons de dîner à La Taverne. Ravi de ma première fois, je reprends un gros bol de fettuccine et partage une heure et demie fort sympathique en compagnie de mes deux camarades de trekking.

De retour à l’hostal, je me remets sur mon article pendant deux petites heures avant de me glisser sur la couette.

Potosí , 2 septembre 2014

8h30 : Je sors en ville pour acheter mes nouvelles baskets. Me voilà paré d’une nouvelle couleur : le jaune fluo ! Mes pieds peuvent enfin respirer ! Je retourne ensuite à l’hostal pour faire mes sacs et me remettre en mode « transit ».

10h45 : Je grimpe dans un taxi (5 Bs.) pour rejoindre le terminal. Mon bus quitte le port à 12h30. J’ai donc une heure et demie à tuer : je décider de me poser à la table d’un petit resto pour développer mes photos.

12h30 : Je quitte Sucre pour débarquer, 3h30 plus tard, dans une nouvelle ville : Potosí. Ce n’est pour moi qu’une étape vers Tupiza, ma prochaine destination. Je ne ferai qu’y passer la nuit pour reprendre un bus demain matin. Potosí se distingue par son altitude (4070 m) et ses fameuses mines d’argent, toujours en exploitation et constituant sa plus grosse attraction. Fraîchement débarqué à l’ancien terminal, il me faut vingt bonnes minutes pour rejoindre le centre-ville. Un peu perdu au début, je finis par me repérer grâce à ma carte et à quelques indications des habitants. Je décide de rester à l’hostal Compañia de Jesús, le premier que j’avais sélectionné à l’aide de mon guide. J’ai une chambre simple avec salle-de-bain privée pour 70 Bs. Rien d’exceptionnel mais ce n’est que l’histoire d’une nuit.

Je ressors en fin d’après-midi pour visiter le centre-ville, pour moi sans grand charme. Il y a beaucoup de monde dans les rues… A 4070 mètres d’altitude, on a vite froid dès que le soleil s’est éclipsé.

Je passe un certain temps ce soir à trouver un endroit pour manger. Je jette mon dévolu sur La Taberna, le restaurant jumeau de La Taverne où j’ai mangé deux fois à Sucre. La cuisine est semblable mais le service meilleur dans la ville blanche.

20h30 : Je me glisse sous une tonne de couvertures pour échapper au froid régnant dans ma chambre.

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6 commentaires

  1. broutschert gisele

    Bonjour Nico,
    Ravie d’avoir fait ta connaissance à Raiatea, ton blog sur la Bolivie est super? Le treek avait l’air super bien, j’espère que Tahaa était à la hauteur de tes espérances.
    espère avoir de tes nouvelles.
    Gisèle

  2. Je confirme ses nouvelles chaussures sont aussi flash que la couverture sur laquelle on avait le plaisir de pique niquer ! Super trek passé en ta compagnie en tout cas Nico :) Profites bien et surtout continue à nous rendre jaloux avec tes photos !

    Max

  3. Salut Nico ! Contente de te lire à nouveau. Les paysages de la région de Maragua ont des couleurs impressionnantes. Tes photos sont superbes ! Impressionnantes aussi les empreintes des grosses bébètes !
    J’espère que tu as la forme et que le moral est bon !
    Bonne continuation et à très vite !
    Gros bisous de ta cousine.
    Nad

  4. Encore un récit qui donne des envies d’évasion ! Vive l’Afrique bolivienne !
    J’ai hâte de voir tes nouvelles chaussures jaunes ! En tous cas j’espère que tes trajets en bus sont plus confortables maintenant ! 😉

    Prends soin de toi.
    Je t’embrasse.

  5. Holà Nico ! C’est génial de voyager avec Toi … Ça serait dommage d’en rester là avec le blog ! Peut-être une version simplifiée avec un smartphone ça peut le faire ?! En tout cas prend soin de Toi et profite … Laurent R

  6. Merci Nico pour ces photos et ce beau récit.
    Prends soin de toi et positive !
    Abrazos fuertes chico.
    Hasta pronto !

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