Tahaa, l’Île Vanille !

Tahaa, 26 octobre

Je débarque à Tahaa, la petite sœur de Raiatea, au niveau du port de Vaitoare, au sud de l’île. Maryse et Hugo, mes hôtes pour les deux prochains jours m’y attendent. Hugo est psychologue scolaire, Maryse, bénévole à la bibliothèque municipale d’Haamene, bourg principal situé au cœur de l’île. Je ne les ai jamais rencontrés et ne les connais que depuis quelques jours, par emails interposés. C’est Brigitte, une « couchsurfeuse » chez qui je vais passer mes deux derniers jours sur Tahaa, qui m’a mis en contact avec eux. Voilà une rencontre pour le moins originale !

J’ai d’emblée un bon contact avec Hugo, métropolitain barbu au look décontracté proche de la cinquantaine, et Maryse, une martiniquaise à la franche bonne humeur et aux fous rires communicatifs. Une fois mes affaires chargées dans la voiture, nous rejoignons leur maison située à quelques kilomètres de là, en rive sud de la baie Haamene. Des crabes jonchent l’asphalte par centaines. Hugo a beau essayé de les éviter, certains finissent inexorablement sous les roues de la voiture…

Je découvre bientôt la maison de Maryse et Hugo, séparée de la baie par un petit jardin. Maryse et Hugo vivent ici depuis deux ans. L’endroit semble très tranquille, à l’image de cette petite île du bout du monde. Je vais disposer pendant deux nuits d’une chambre pour moi tout seul. Plutôt cool !

Hugo et moi partons chercher de quoi dîner aux roulottes d’Haamene. Les roulottes sont légions dans l’archipel de la Société et Tahaa ne fait pas exception. Nous optons pour un Chao Men, un plat local à base de nouilles chinoises, de chou et de viande. Verdict : plutôt bon mais assez bourratif ! C’est moi qui régale ce soir ; un moyen de rendre un petit quelque chose de ce que mes hôtes me donnent si généreusement. Nous passons une soirée fort sympathique à faire connaissance.

23h : Je me mets au lit et me rends vite compte que la chambre est infestée de moustiques… Après plusieurs opérations « raquette » fructueuses mais insuffisantes, je déclare forfait et installe la grande moustiquaire présente dans la chambre. J’espère que sa maille sera suffisamment fine pour retenir ces sales petits vampires. Je me rappelle de ma première moustiquaire en Guadeloupe. Son maillage, trop lâche, ne les arrêtait même pas ! Espérons que cette maille-ci soit gage d’une nuit tranquille…

Tahaa, 27 octobre

Maryse et moi rejoignons Haamene en vélo ; une course d’à peine 2 kilomètres rythmée par les fous rires de Maryse. Qu’il est bon de côtoyer, ne serait-ce que pendant quelques jours, quelqu’un à l’humeur si gaie ! J’ai la chance d’avoir à disposition le VTT d’Hugo, en parfait état de marche. Avec pareille monture, je vais me régaler en faisant le tour de l’île, c’est certain ! Je visite rapidement la bibliothèque municipale où travaille Maryse puis me mets en selle pour partir à l’assaut de Tahaa.

J’ai une soif terrible de découvrir ce petit bout de paradis dont j’ai entendu et lu beaucoup de bien depuis le début de mon voyage. Il fait un temps magnifique. L’atmosphère, douce et paisible, est des plus agréables. Je suis sur un petit nuage… Pédaler sur la route littorale de Tahaa est un vrai bonheur ; j’exulte de plaisir à longer le lagon tout en admirant l’opulence végétale de l’île et les habitations qui s’égrainent sur le bord de route.

Je ne peux m’empêcher de sourire lorsque, après quelques kilomètres, je tombe sur un panneau routier signalant le village de Faaaha (Fa’a’aha en langue tahitienne)… Un nom aussi original qu’imprononçable pour le commun des mortels !

Un nom imprononçable à la tahitienne, comme je les aime ! Tahaa (Polynésie française)

Un nom imprononçable à la tahitienne, comme je les aime !
Tahaa (Polynésie française)

Fare bordant une saline, dans une végétation luxuriante ; Tahaa (Polynésie française)

Fare bordant une saline, au milieu d’une végétation luxuriante
Tahaa (Polynésie française)

Comme sur les îles précédemment visitées, les cocoteraies sont omniprésentes ici. Je suis surpris en revanche de voir un si grand nombre de séchoirs à coco, ces plateformes allongées qui permettent de faire sécher les noix tranchées en deux au soleil et de les abriter en cas de mauvais temps. Tahaa, comme Huahiné, est restée très sauvage malgré un relief assez doux (comparée à certaines de ses voisines…).

Route littorale, quelque part entre Faaaha et Hipu ; Tahaa (Polynésie française)

Route littorale, quelque part entre Faaaha et Hipu
Tahaa (Polynésie française)

L'un des nombreux séchoirs à noix de coco présents sur l'île ; Tahaa (Polynésie française)

L’un des nombreux séchoirs à noix de coco présents sur l’île
Tahaa (Polynésie française)

Église de Tiva, au sud-ouest de l'île ; Tahaa (Polynésie française)

Église de Tiva, au sud-ouest de l’île
Tahaa (Polynésie française)

Je m’arrête au niveau d’une vanilleraie après une petite heure de route. Il existe plusieurs exploitations de vanille sur l’île. Celle-ci est dirigée par Bryan, un ancien légionnaire danois installé à Tahaa depuis 15 ans. Il me fait brièvement visiter son domaine. L’air un tantinet suffisant, il parle vite avec un tel accent que je ne comprends pas tout ce qu’il me raconte… Des gousses de vanille sont en train de sécher au soleil sur des tôles recouvertes de tissus. De belles senteurs en émanent. J’ai la chance peu après de pouvoir suivre les explications plus claires d’une française expatriée que Bryan embauche pour des visites guidées.

Gousses de vanille par milliers en train de sécher au soleil ; Tahaa (Polynésie française)

Une belle production de vanille en train de sécher au soleil
Tahaa (Polynésie française)

Si seulement la photo pouvait diffuser leur parfum... ; Tahaa (Polynésie française)

Si seulement les photos dégageaient des odeurs…
Tahaa (Polynésie française)

Une fois la visite terminée, je me remets en selle pour poursuivre ma boucle. La route étant parfaitement plane sur la quasi-totalité du parcours, j’avale sans aucune difficulté les kilomètres. Chaque instant est un délice. Même si la météo reste agréable, le ciel commence néanmoins à se charger de nuages. Je ne suis pas à l’abri d’une averse.

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Des tableaux de végétation plus beaux les uns que les autres s’enchaînent au fil de l’eau…
Tahaa (Polynésie française)

Des tableaux de végétation plus beaux les uns que les autres s'enchaînent au fil de l'eau... Tahaa (Polynésie française)

Des tableaux de végétation plus beaux les uns que les autres s’enchaînent au fil de l’eau…
Tahaa (Polynésie française)

La silhouette découpée de Bora Bora, posée sur le Pacifique à seulement une vingtaine de kilomètres, devient prégnante dans le paysage à mesure que je me dirige vers le nord-ouest de l’île. Avec ses deux pics chapeauté de lourds nuages, la star polynésienne ne manque pas d’attrait. Dire que je foulerai cette île mythique dans seulement quelques jours !

Bora Bora, l'île mythique, à seulement quelques kilomètres ! Tahaa (Polynésie française)

Bora Bora, l’île mythique, à seulement quelques kilomètres !
Tahaa (Polynésie française)

La pluie se met à tomber crescendo à l’approche de la baie de Tapuamu, située à l’ouest de Tahaa. Je m’arrête deux fois pour m’abriter en attendant une accalmie. Le mauvais temps persiste. Grrr ! C’était pourtant si bien parti ce matin. Je décide de quitter mon second refuge – une maison en ruine – après un bon quart d’heure d’attente pour rejoindre le restaurant « Chez Louise » qui se trouve entre les villages de Tapuamu et de Tiva. Je me fais rincer mais la douceur des tropiques est là pour rendre la pluie bien moins désagréable qu’en métropole !

Je trouve le restaurant sans mal et entre timidement dans le jardin. Personne. Une dame peu avenante vient soudain à ma rencontre. L’endroit n’est pas des plus engageants… Continuant à faire confiance aux bons avis lus sur la toile et dans les guides sur cet endroit, tout en faisant abstraction du décors, je passe commande à Louise et son cuisinier. « Ce sera une bière et du poisson grillé pour moi, s’il-vous-plaît« . Posé sur la terrasse face au lagon avec Bora dans le lointain, je sirote ma bière tout en dégustant le délicieux poisson perroquet grillé servi avec du riz et une sauce au beurre. Louise et moi échangeons un petit moment sur l’île, le tourisme et d’autres sujets avant que je ne décide de remettre les voiles. Le déjeuner, plutôt « goutu » mais sans grand plus, me coûte 2000 XFP. « Chez Louise », une adresse que je ne recommande pas forcément…

Je reprends ma route en direction du sud. Je longe la rive nord de la baie Hurepiti puis gravis une côte (!) en lacets jusqu’à un col offrant une vue splendide sur la cœur de Tahaa.

Le cœur de Tahaa, opulent de végétation ; Tahaa (Polynésie française)

Le cœur de l’île et sa végétation des plus opulentes
Tahaa (Polynésie française)

Il ne me reste alors plus qu’à descendre jusqu’à Haamene pour terminer la grande boucle. Au village, je croise par hasard Hugo qui me conseille de faire la petite boucle du Sud de l’île, seul moyen de pouvoir prétendre en avoir fait le tour complet. Allez, c’est reparti !

Il me faut environ 1h30 pour parcourir, à bon rythme, cette seconde boucle. Je suis de retour chez mes hôtes vers 16h30. Me voilà très satisfait de cette journée et des 70 km parcourus !

28 octobre 2016

J’accompagne ce matin Hugo en voiture jusqu’à Tiva puis rejoins à pied (2-3 km) l’embarcadère de Tapuamu afin de prendre la navette de 9h45 en direction du Tahaa Private Resort & Spa. La météo est avec moi ce matin. Cette journée promet d’être des plus agréables !

Motu Tautau et son hôtel de luxe, avec Bora Bora en toile de fond... Le rêve polynésien face à moi ! Tahaa (Polynésie française)

Motu Tautau et son hôtel de luxe, avec Bora Bora en toile de fond…
Tahaa (Polynésie française)

Très en avance, j’attends une petite heure à l’embarcadère de Tapuamu tout en discutant avec Vanina, une lyonnaise de 33 ans avec qui j’avais brièvement échangé avant hier. Née à Tahiti de deux parents polynésiens qui l’auraient vendu bébé à un couple de popa’a (métropolitains), elle vient aujourd’hui à Tahaa pour la première fois, accompagnée de son fils, afin de rencontrer son père biologique. Ça ne s’est pas bien passé visiblement et elle m’avoue être très déçue. Elle attend un bateau pour rejoindre Bora Bora où, à nouveau, elle rencontrera un autre membre de sa famille (l’un de ses frères) ; une rencontre qu’elle appréhende suite à la déception qu’elle vient de subir…

9h45 : La navette pour le motu arrive à l’heure prévue. Je suis le seul touriste dans le bateau, les autres passagers étant des employés de l’hôtel. Dix minutes plus tard, je débarque dans un rêve. L’embarcadère, surmonté d’une superbe arche en bois, est relié au motu par un ponton. J’admire près de là les fameux bungalows sur l’eau, la touche indispensable à tout hôtel de luxe qui se respecte dans cette région du monde. Je compte 5 étoiles sur le panonceau d’accueil… J’y crois pas !

Ponton reliant l'embarcadère au motu ; Tahaa (Polynésie française)

Ponton reliant l’embarcadère au motu
Tahaa (Polynésie française)

Le lagon de rêve par excellence ! Une piscine géante à 28°C... Tahaa (Polynésie française)

Le lagon de rêve par excellence ! Une piscine géante à 28°C…
Tahaa (Polynésie française)

Les paysagistes qui ont aménagés ce lieu ont fait un travail remarquable ; tout semble parfaitement intégré. On sent vraiment la touche supplémentaire qui justifie l’appellation « de luxe » ! Bingo, je découvre bientôt l’attraction de la journée : une piscine à débordement sertie dans un écrin de rêve. J’ai du mal à en croire mes yeux. C’est quelque chose que l’on ne voit décidément pas tous les jours. La piscine se trouve à seulement quelques mètres du lagon, à côté d’un imposant fare hébergeant un restaurant. Mes yeux ne cessent de passer des courbes sensuelles du bassin à l’étendue diaphane du lagon. De vastes hamacs tendus entre les cocotiers et des chaises longues molletonnées attendent bien sagement les flâneurs… La plupart sont vides; il n’y a vraiment pas grand monde. Quelle sérénité ! Je vie un rêve éveillé.

Le luxe... ; Tahaa (Polynésie française)

Le luxe…
Tahaa (Polynésie française)

Piscine à débordement à seulement quelques mètres du lagon ; Tahaa (Polynésie française)

Piscine à débordement à seulement quelques mètres du lagon
Tahaa (Polynésie française)

Confort et sérénité sont maîtres mots ici ; Tahaa (Polynésie française)

Confort et sérénité sont maîtres mots ici
Tahaa (Polynésie française)

Hamac et lagon invitent à la flânerie ; Tahaa (Polynésie française)

Hamac et lagon invitent à la flânerie
Tahaa (Polynésie française)

Piscine à débordement et lagon : l'embarras du choix ; Tahaa (Polynésie française)

Piscine à débordement et lagon : l’embarras du choix…
Tahaa (Polynésie française)

Je passe la piscine et poursuis tranquillement mon chemin en longeant la plage jusqu’à rejoindre l’extrémité nord du motu (Tau Tau). Je tombe alors nez-à-nez avec le récif corallien et Bora Bora au large.

Bora Bora vue depuis le motu Tautau avec le récif au premier plan ; Tahaa (Polynésie française)

Bora Bora vue depuis le motu Tautau avec le récif au premier plan
Tahaa (Polynésie française)

De retour à la piscine, je décide de piquer une tête dans ses eaux d’une pureté irréprochable. Moment de grâce. Je « kiffe » qu’il y ait si peu de monde, c’est franchement le pied ! Je passe de longs moments dans la piscine à me prélasser et à nager sous l’eau (à l’aide de mes lunettes de plongée que je suis bien content d’avoir emmené avec moi).

Vers 12h30, je quitte le secteur piscine pour rejoindre le grand restaurant de l’hôtel, situé à l’étage du fare principal. L’endroit est à l’image du reste, superbe. Je n’y vois ni touriste ni personnel, c’est bizarre… Je passe faire un tour dans les toilettes par nécessité, mais aussi pour voir à quoi peuvent bien ressembler des toilettes de luxe ! Des feuilles de fougère et des fleurs de tiaré ont été joliment disposées sur les réservoirs.

Je redescends. Ce restaurant est très certainement réservé aux repas du soir et aux grandes occasions. Les déjeuners se prennent à côté de la piscine, où quelques touristes commencent justement à se mettre à table. Je fais de même, en appréhendant un peu de découvrir les prix affichées sur la carte… Je suis là pour me faire plaisir quand même, alors je m’autorise un cocktail à la noix de coco (1750 XFP) qu’accompagne un poisson cru au lait de coco (2300 XFP). La service est rapide, le cocktail et le plat superbement présentés, la serveuse souriante… Rien à redire, c’est parfait ! Je me régale, m’enivrant de ces saveurs tropicales tout en me délectant du cadre exceptionnel dans lequel je me trouve. Quelle chance j’ai d’être là !!!

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Je passe le reste de l’après-midi en alternant piscine, hamac et transat face au lagon et à Tahaa en arrière-plan. S’il y a un paradis sur Terre, je l’ai trouvé aujourd’hui !

17h : Il est temps de quitter cet éden pour retourner dans le monde réel. Je paye ma facture à la réception, nichée dans un très beau bâtiment en forme de bateau renversé puis rejoins le ponton pour embarquer dans la navette de 17h15. Je discute quelques minutes sur le « lagon du retour » avec Christine, une métropolitaine travaillant à la boutique de l’hôtel depuis 6 ans et faisant ce trajet tous les jours. Je me dis que ça doit être génial de travailler dans un endroit pareil !

Arrivé au port de Tapuamu, je prends la direction du sud et trouve très vite un stop à l’arrière d’un pickup (coincé à côté d’un barbecue). Je me fais déposer à Haamene et trouve, après quelques centaines de mètres à pied, un second stop pour rejoindre la maison de Maryse et Hugo. Il est 18h passé de quelques minutes lorsque j’atteins ma destination.

Je déménage ce soir. Direction : chez Brigitte et André, un couple de métropolitains installés à Tahaa depuis 3 ans et demeurant dans la baie d’Apu, au sud de l’île. C’est grâce à Brigitte que j’ai pu faire la connaissance d’Hugo et Maryse. Je suis très content de la rencontrer ce soir !

André, Brigitte, Maryse et Hugo ; Tahaa (Polynésie française)

André, Brigitte, Maryse et Hugo
Tahaa (Polynésie française)

Brigitte et André ont une belle maison à l’écart de la route, ouverte sur l’extérieur avec une grande terrasse couverte servant de salle à manger. L’air circule bien dans les pièces, c’est une maison agréable à vivre. Brigitte me présente mes quartiers pour les trois prochains jours. Ma chambre est au top, avec toilettes et salle-de-bain privée. La moustiquaire, déjà en place, n’est pas de trop car les moustiques sont légion ici aussi…

Ma chambre chez Brigitte et André ; Tahaa (Polynésie française)

Ma chambre chez Brigitte et André
Tahaa (Polynésie française)

Nous prenons l’apéro tous les 5 sur la terrasse. La discussion porte surtout autour des fonctionnaires, des enseignants en particulier, et des avantages pécuniaires à travailler en Polynésie française . Maryse et Hugo ne restent pas dîner. Je leur dis au revoir en les remerciant de leur accueil et de leur gentillesse. Merci Hugo, merci Maryse, c’était génial !!

Au menu ce soir : Un pavé de thon aux amandes accompagné de pois carrés, avec en dessert une salade de fruits saupoudrée de sucre vanillé de Tahaa. Un délice ! Brigitte est à l’évidence un cordon bleu, plutôt cool !

Minuit : extinction des feux.

29 octobre, Tahaa

Brigitte me dépose ce matin au village d’Haamene d’où je pars pour parcourir la « Route de la Traversée ». Il ne s’agit en fait que d’un chemin que seul un bon 4×4 peut emprunter. Il faut à priori 3h pour rejoindre la côte nord au niveau du village de Patio (chef-lieu de l’île). Je me mets en route vers 8h30. Il fait beau – et chaud forcément sous ces latitudes – mais rien ne dit que je resterai sec tout le long du parcours. Après les trombes d’eau tombées en fin de nuit, l’air est chargé d’humidité, qui plus est dans le sous-bois.

La traversée ne me prend finalement que 2h15 à bon rythme. Je n’ai croisé presque personne, si ce n’est quelques ados se rendant à pied à Haamene depuis Patio. J’ai trouvé cette petite marche sympa même si, contrairement à mes attentes, les points de vue sont rares…

11h : Je me pose dans le snack situé à côté de la Poste de Patio, en attendant qu’Hugo aie terminé sa matinée de travail à l’école primaire du village car nous avons prévu de nous retrouver à 11h30 pour déjeuner ensemble. Je profite de ce petit temps mort pour écrire un peu. Hugo me rejoins à l’heure prévue. Nous commandons un poissons cru « à la chinoise ». Les premières bouchées sont délicieuses mais le plat, trop sucré, devient vite écœurant. Je peine à terminer mon assiette. Hugo me paie le repas ; sympa !

Une heure plus tard, Hugo repars à l’école. Je reste au snack à écrire pendant une heure puis rejoins Hugo qui me fait visiter les lieux et me demande d’intervenir à l’improviste dans une classe de CE2/CM1 pour raconter mon périple. Je passe ainsi 20 minutes avec les enfants à leur présenter mon voyage et à répondre à leurs questions. Curieux, ils répondent avec enthousiasme aux questions de géographie que je leur pose.

14h30 : Je quitte Patio en compagnie d’Hugo. Nous faisons un arrêt pour ramasser de belles goyaves bien mûres dans un petit verger en bord de route, apparemment accessibles à tout le monde. Miam ! Je passe ensuite deux petites heures chez Maryse et Hugo avant de rejoindre en voiture la maison de Brigitte et André. Il y a du monde à mon arrivée ; c’est répétition de théâtre chez les Fravalo ! Je passe un peu de temps dans ma chambre, protégé des vampires derrière ma moustiquaire, avant de rejoindre le groupe pour un apéro dînatoire (auquel je participe avec quelques denrées achetées à Patio ce matin).

30 octobre, Tahaa → Bora Bora (!)

Une journée « off » passée chez Brigitte et Hugo. Je passe quelques heures ce matin sur leur ordinateur portable. Quel bonheur de retrouver un grand écran, un clavier et une souris après des semaines de tablette !  Je passe une bonne partie de mon temps à rédiger des demandes pour du wwoofing en Nouvelle-Zélande car je débarquerai là-bas dans moins de 10 jours !

Vers 10h, je me mets aux fourneaux pour préparer le déjeuner. Au menu : quiche au thon, carrottes et oignons, avec une salade verte et un brownie au chocolat pour le dessert. Tout est prêt lorsque Brigitte et André rentre de leur travail respectif vers midi. Ils ont l’air d’apprécier le repas. Tant mieux !

16h45 : Brigitte m’emmène au port de Vaitoare. Je quitte mes hôtes et la belle Tahaa peu après 17h pour rejoindre sa grande sœur, Raiatea. Tu vas me manquer Tahaa… Les quatre jours que je viens de passer sur cette île auront été riches en belles rencontres et en découvertes. C’est certain, l’accueil réservé par mes hôtes aura largement contribué à ce coup de cœur ! Cette seconde expérience « Couchsurfing » est donc très positive. A renouveler.

Mon avion pour Bora Bora est à 18h40 et, sachant que je dois me présenter au plus tard 20 minutes avant le décollage, j’espère arriver à temps… Je débarque à Uturoa vers 17h15 et grimpe dans un taxi (500 XFP) pour me rendre à l’aéroport. J’aurais pu tenter le stop mais, avec la pluie et mon stop raté pour quitter Moorea, je préfère la jouer « sécu ». Aucun souci, je suis largement dans les temps pour mon vol. Quel plaisir de bondir à nouveau d’une île à une autre. Et quelles îles !

Bora Bora… oh la la, je n’y crois pas !

Un rêve en passe de devenir réalité.

Seule ombre au tableau : la météo refait des siennes et j’ai bien peur que les jours à venir soient moins favorables que les précédents. Faites que j’ai droit à au moins une petite journée de beau temps à Bora, please

 

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