Trujillo : ¡Bienvenido al Perú!

Piura, 7 juillet 2014

Je quitte l’hôtel Londres ce matin à 6h tapantes pour aller prendre le bus à deux pâtés de maison et rejoindre le terminal situé au nord de la ville. Il fait encore nuit mais les rues de Loja commencent déjà à s’animer. Je fais en chemin la connaissance de Suzana, une chilienne voyageant comme moi jusqu’au Chili, mais pour des raisons professionnelles : elle est orfèvre à Valparaiso et venait jusqu’en Équateur pour acheter des pierres originales afin de confectionner ses bijoux. Elle porte une très jolie paire de boucles d’oreilles. Elle est sympa et a l’air doué. Je prends son contact et essaierai de passer la voir quand je visiterai Valparaiso début octobre.

7h : Je grimpe dans le bus de la compagnie Loja Internacional pour rejoindre Piura, au nord du Pérou. C’est un long voyage qui m’attend : près de 9h, avec, en prime, mon premier passage de frontière par voie terrestre. La route ralliant Loja à Macará, près de la frontière, est sinueuse et magnifique. Je note un net changement dans la végétation : on passe en effet d’une mosaïque verdoyante de petits champs cultivés autour de Loja à un paysage semi-désertique à l’approche de Macará. Le climat est à l’évidence beaucoup plus sec à l’extrême sud de l’Équateur. Seuls les fonds de vallée sont cultivés, tranchant nettement dans le paysage.

Je vois en chemin apparaître de gros arbres dépouillés de leurs feuilles, aux troncs baobabiformes munis de contreforts. Ils doivent bien faire 15 à 20 m de haut, émergeant majestueusement au-dessus du couvert des arbustes. Ils me rappellent vaguement les fromagers de Guadeloupe. Ce sont les premiers gros arbres que je rencontre depuis le début de mon voyage. J’aimerais bien connaître leur nom… [Je déniche l’info quelques jours plus tard : il s’agit du Kapok, aussi appelé Ceibo, rencontré dans les régions les plus sèches de l’Équateur et du Pérou. Il est bien apparenté au fromager de Guadeloupe, mon oeil ne s’y est pas trompé. J’apprends qu’il est souvent épargné lors des défrichements car les locaux le respectent beaucoup… Tant mieux !]

Nous faisons un arrêt vers midi à Macará puis repartons en direction de la frontière. La température a fait un saut énorme depuis Loja où la petite polaire n’était pas de trop ce matin. Il fait chaud à présent et le soleil tape dur sur les vitres du bus ! En chemin, je tombe des nues : des rizières ! Jamais je n’aurais cru en voir dans une région aussi sèche. C’est une première pour moi. Un avant-goût des rizières qui égaieront mon passage en Asie du Sud-Est ! Certaines sont inondées, d’autres à sec. Nous passons même à côté de rizières labourées : pas encore plantées, à l’abandon ? Je ne saurais trop dire.

Vers 12h30, nous arrivons au poste frontière équatorien. Nous ne sommes plus qu’une poignée à présent dans le bus. Nous passons à tour de rôle au guichet pour remplir un formulaire et faire tamponner notre passeport. Il est temps ensuite de passer au Pérou et de dire au revoir au petit pays d’Équateur ! Je franchi en compagnie de Suzana le pont qui enjambe le Río Macará et entre officiellement en territoire péruvien. Il faut de nouveau passer au guichet pour remplir un formulaire et recevoir le tampon d’entrée dans ce nouveau pays. La traversée s’est passée sans encombre. Soulagement.

13h passées : Le bus repart. Nous traversons des paysages extrêmement secs peuplés d’arbustes au port tabulaire, en faible densité ; il n’y a pas de végétation au sol, la terre est à nue, souvent jonchée de déchets. Je suis choqué de voir autant de détritus le long des routes et au-delà. C’est impressionnant… et bien pire que ce que j’ai pu voir en Équateur ! Dans ce dernier, on sent qu’une conscience écologique commence à émerger. Les messages de sensibilisation ou d’interdiction (No arrojar basura en la vía : Ne pas jeter de déchets sur la voie) qui jalonnent la plupart des routes en attestent. Je n’en vois aucun au Pérou.

Grand étonnement aussi en arrivant au Pérou : le tuk-tuk ! Je ne pensais en voir qu’en Asie, eh bien non ! Certaines régions du Pérou ont l’air d’en être truffées. Les motos ici ont souvent l’air de finir leur vie transformées en ces drôles de machines à trois roues (une devant, deux derrière portant une petite cabine abritant un siège). Moto-taxi, c’est le nom qu’on leur donne ici. A Piura, la moto-taxi semble être le principal moyen de locomotion. Elles se suivent à la queue leu leu !

16h30 : nous arrivons enfin à destination. Nous débarquons dans les locaux de la compagnie de bus, situés à deux pas du centre. Ici, pas de gare routière centralisant toutes les compagnies, comme en Équateur. Chacun dispose de ses propres locaux, parfois regroupés dans un même secteur, parfois éparpillés dans la ville. Ça va être un peu plus compliqué pour se déplacer du coup… Suzana et moi prenons la direction du centre d’information touristique (i Perú). Une femme très aimable nous accueille et nous donne tous les renseignements vitaux : où changer nos dollars pour des nouveaux sols (et une nouvelle monnaie : le Nuevo Sol !), où trouver le distributeur automatique le plus proche, et surtout où dénicher les compagnies de bus dans cette ville inconnue…

Je retire 160 soles dans une banque BBVA Internacional et suis content de voir qu’elle ne prélève aucune commission (je retiens le nom de la banque pour de futures retraits dans le pays). Je réussis en deux coups à changer mes 45 dollars pour 125 soles (le taux ici est de 2,77 soles pour 1$ dans tous les bureaux de change ; gare aux billets au look usagé, certaines maisons de change ne les acceptent pas) et atteins après un petit quart d’heure de marche, toujours en compagnie de Suzana, le terminal de la compagnie de bus ITTSA. L’avenue qui lui fait face est un vrai bazar : les voitures et les tuk-tuks défilent à grande vitesse et n’ont que faire des piétons ! Il faut savoir passer entre les gouttes pour traverser la route..

Il y a encore de la place dans le bus de nuit de 23h pour Trujillo. Tant mieux car Piura ne m’inspire pas et je n’ai pas envie d’y rester pour la nuit ! J’achète le billet (50 soles soit environ 14€). Suzana doit malheureusement rejoindre un autre terminal car il n’y plus de place dans le seul bus de cette compagnie en partance pour Lima ce soir. On s’embrasse et me revoilà seul à nouveau ! Il est 18h et je vais devoir poireauter 5h avant de grimper dans le bus… Je dépose mon gros sac à l’enregistrement (en croisant les doigts pour qu’il n’y ait pas de couac à l’arrivée…) puis me balade un peu à proximité du terminal, n’osant pas trop m’éloigner. Le secteur n’a pas l’air très sûr ; je ne veux pas prendre de risque avec mon sac à dos (j’ai l’ordi, l’appareil photo et tous mes papiers sur moi…). Je tombe sur un resto chinois (les fameux Chivas qui abondent dans les villes péruviennes) et m’y arrête pour me remplir l’estomac en prévision de la longue soirée et du trajet en bus que je m’apprête à faire. Les chivas ont ça de bon : on mange plus qu’à sa faim pour trois fois rien. Je passe le reste de la soirée dans une boutique de vente de boissons et de nourriture : une petite bulle de modernité par rapport à tout ce qu’il y a autour. J’en profite pour étudier grâce à mon guide de voyage mes prochaines destinations : Trujillo puis Huaraz… Je sympathise également avec l’une des vendeuses qui semble intriguée par mon look d’européen en vadrouille.

23h. Je grimpe dans le bus. Et quel bus ! Un bus « sofa-cama » voulez-vous ! J’ai dégoté un siège au premier étage tout devant (vue panoramique). Les sièges sont inclinables jusqu’à un angle plutôt confortable pour dormir. Bon, ça ne remplace pas un bon lit bien douillet, mais c’est tout de même mieux qu’un siège étriqué dans un bus basique. Il y a même une hôtesse, la classe !

Trujillo, 8 juillet 2014

Mon premier voyage en bus de nuit se passe sans encombre. Je réussi à arracher quelques heures de sommeil à la nuit et arrive sans être trop défraîchi à destination : Trujillo, troisième ville du Pérou par le nombre d’habitants (près de 800 000) ! Il est 6h du matin.

Je patiente vingt bonnes minutes dans le hall du terminal pour laisser à l’aube le temps de se lever (j’ai toujours mes deux sacs et l’appréhension de me déplacer la nuit en dehors du centre-ville) puis me met en route. Le terminal de la compagnie ITTSA est un peu éloigné du centre et il me faut une bonne demi heure pour rejoindre l’immense Plaza de Armas, centre nerveux de cette nouvelle cité à découvrir. Je demande mon chemin à une dizaine de personnes avant d’atteindre mon but car la carte dont je dispose ne couvre que le centre-ville… Je longe en chemin le mur de l’Université de Trujillo, recouvert d’une superbe mosaïque s’étirant sur plusieurs centaines de mètres, si ce n’est plus. Impressionnant.

Le sourire grandit sur mes lèvres à mesure que j’avance vers la Plaza de Armas. Mais, cette ville est superbe ! Les bâtiments ont un style très particulier que je n’ai encore jamais vu. Ils m’évoquent l’Orient. Du bleu, du jaune, du rouge… chaque bâtiment arbore une couleur différente. C’est loin d’être triste, c’est le moins qu’on puisse dire ! Je sens que je vais aimer me balader dans ces rues…

Un style architectural très particulier, Trujillo

Un style architectural très particulier…
Trujillo

Plaza de Armas, Trujillo

Plaza de Armas : superbe !
Trujillo

Façade d'un restaurant, près de l'hôtel Colonial, Trujillo

Façade d’un restaurant, près de l’hôtel Colonial
Trujillo

J’arrive bientôt au premier hôtel que j’ai pré-sélectionné : le Colonial. C’est la gamme au-dessus des hostals bon marché pour « backpackers » mais je décide de tenter le coup ; qui sait, en négociant un peu, je pourrai peut-être dégoter une chambre pour pas trop cher. Et si c’est au-dessus de mes moyens, eh bien, je passerai au deuxième sur ma liste. Le prix des chambres m’arrache une grimace dès mon arrivée : 70 soles pour une chambre simple. C’est beaucoup trop. Je demande au réceptionniste s’il n’a pas des chambres moins chères. La plus basique de l’hôtel est à 45 soles me dit-il. C’est déjà mieux mais encore un peu trop cher pour mon budget journalier. Je sens qu’il a envie que je reste alors je tire un peu sur la corde des négociations et réussis à obtenir la chambre la plus basique pour 35 soles (10€). Elle n’a pas de fenêtre mais elle est spacieuse et dispose d’une salle de bain ! C’est un bonheur de pouvoir me poser après ces longues heures de bus (près de 16). La douche est plus que salutaire car je commençais à baigner dans mon jus… Il est temps aussi que je confie mon linge pour un lavage en machine (je me suis contenté jusqu’à présent d’un lavage basique à la main chaque soir…). C’est 7 soles le kilo (environ 2€), mais qu’il sera agréable de remettre des fringues bien propres !

8h30 : Me voilà rafraîchi et tout propre ! Une sieste sur le lit est tentante mais partir explorer la ville l’est encore plus. Je quitte donc l’hôtel pour découvrir la belle Trujillo. Mes premières impressions se confirment : le centre-ville sort vraiment de l’ordinaire. Gros coup de cœur pour la Plaza de Armas, immense, ornée en son centre d’un superbe monument : El Monumento a la Libertad. L’oeuvre regroupe huit statues créées par un artiste allemand (Edmund Moeller) pour célébrer la libération de la ville de Trujillo de l’oppression espagnole.

Statue représentant la libération du peuple péruvien, Monumento a la Libertad, Trujillo

Statue figurant la libération du peuple péruvien
Monumento a la Libertad, Trujillo

Statue figurant au sommet du Monumento a la Libertad, Plaza de Armas, Trujillo

Statue figurant au sommet du Monumento a la Libertad
Plaza de Armas, Trujillo

Le trafic autour de la place est intense. Les taxis me valent encore des exclamations : 4 voitures sur 5 sont des taxis ! A la différence de l’Equateur, ils ne sont pas tous jaunes. Ça sort vraiment de l’ordinaire. Autre sujet d’étonnement : le nombre de casinos dans la ville. Le centre en regorge !

Les taxis inondent les rues de la ville, Trujillo

Les taxis inondent les rues de la ville
Trujillo

Je tombe aussi sous le charme de la Básilica Catedral de Santa María, dans sa magnifique robe jaune et blanc. De superbes peintures ornent la voûte. Cette cathédrale est une miraculée. Elle a subi plusieurs tremblements de terre qui l’ont partiellement détruite mais a été reconstruite à chaque fois, avec quelques petits changements (dont cette jolie robe jaune et blanc).

Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Básilica Catedral de Santa María
Trujillo

Porte principale de la Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Porte principale de la Básilica Catedral de Santa María
Trujillo

On peut d’ailleurs observer au sous-sol des peintures murales dont la partie supérieure a été détruite par le tremblement de terre… Comme cette peinture figurant l’ange San Miguel en train de piétiner un chien péruvien (ou perro calato), symbole de la domination du colon espagnol sur le peuple indigène.

San Miguel écrasant le perro calato ou chien péruvien, Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

San Miguel écrasant le perro calato
Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Une représentation plutôt réaliste du Christ ,Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Une représentation plutôt réaliste du Christ
Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Après avoir bien vadrouillé, je me pose dans un resto-école recommandé par mon guide  (Trujillo Señorial, que je recommande à mon tour). Je pars ensuite pour une visite guidée du site archéologique de Huaca El Dragón puis du célèbre Chan Chán, organisée par l’agence rattachée à l’hôtel.

En visitant Huaca del Dragón, j’aperçois au loin un énorme A peint sur une montagne. Intrigué, je demande à notre guide sa signification : A pour Allianza para el Progreso, un parti politique péruvien visiblement très présent. Je tombe des nues : j’ai vu jusqu’alors énormément de messages politiques peints sur les murs des maisons le long des routes. Mais aller jusqu’à peindre un A aussi énorme sur une montagne ! J’apprendrai un peu plus tard que ce parti est né à Trujillo… Je comprends mieux à présent pourquoi ils ont cherché à faire sensation ici.

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La folie des grandeurs : Allianza para el Progreso
Trujillo

Mur d'enceinte des ruines de Huaca del Dragón, Trujillo

Mur d’enceinte des ruines de Huaca del Dragón
Trujillo

Représentation picturale, Huaca del Dragón, Trujillo

Représentation picturale
Huaca del Dragón, Trujillo

Les deux sites valent le détour mais Chan Chán est vraiment à part : un gigantesque complexe s’étirant sur 20 km² et regroupant dix grandes fortifications bâties par les Chimús, peuple ayant précédé les Incas (et détruit par ces derniers au XVème siècle ap. J-C). Nous ne visitons que l’une de ces villes fortifiées : la Citadelle de Nik-An, la seule actuellement ouverte au public. La ville est protégée par un mur fait d’adobe (briques à base d’argile mélangée à de la paille), ondulant à une hauteur dépassant souvent 10 m. Une seule ouverture permet de pénétrer dans la cité. Je l’imagine farouchement gardée à l’époque…

Entrée de la citadelle Nik-An, Chan Chan

Entrée de la citadelle Nik-An
Chan Chan

Motifs picturaux sur les murs des résidences, Citadelle Nik-An, Chan Chan

Motifs picturaux sur les murs des résidences
Citadelle Nik-An, Chan Chan

 

Ambiance mystique..., Citadelle Nik-An, Chan Chan

Ambiance mystique…
Citadelle Nik-An, Chan Chan

Mur d'enceinte de la citadelle Nik-An ondulant telle une vague, Chan Chan

Mur d’enceinte de la citadelle Nik-An ondulant telle une vague
Chan Chan

L’intérieur est un véritable labyrinthe de couloirs conduisant à une multitude d’espaces : salles de cérémonie, chambres mortuaires, temples, réservoirs d’eau et résidences. Ces dernières portent chacune un motif différent. Le mur d’enceinte, que l’on voit apparaître au loin, donne une idée de l’immensité de la citadelle… Je tombe sous le charme de ce lieu empreint d’histoire et de mystère.

Citadelle Nik-An : immense !, Chan Chan

Citadelle Nik-An : immense ! (au fond : le mur d’enceinte)
Chan Chan

Je fais la connaissance dans le groupe de trois américains (Ben, Ana et Camille) avec qui je sympathise. Une fois la visite de Chan Chán terminée, notre guide nous conduit vers la plage de Huanchaco, connue pour être un hot-spot de surf. Premier contact avec le Pacifique ! Nous y restons une demi-heure (chrono en main ! Eh oui, nous sommes toujours en visite guidée et le temps nous est compté…) puis retournons à l’agence, située juste à côté de l’hôtel.

Après cet après-midi culturel fort intéressant, je dîne dans une petite pizzeria du centre-ville en compagnie d’Ana et de Camille, les deux américaines rencontrées dans le groupe.

Trujillo, 9 juillet 2014

Je visite ce matin l’impressionnant complexe archéologique Huacas de Moche. Les Moche ont précédé les Chimús qui ont eux mêmes précédés les Incas. Leur période s’étale du 1er au 8ème siècle après J-C.

Ruines du temple Huaca de la Luna, Huacas de Moche, Trujillo

Ruines du temple Huaca de la Luna
Huacas de Moche, Trujillo

Les représentations picturales présentes sur les murs du temple Huaca de la Luna sont particulièrement intéressantes. Le musée, construit récemment (2010), recense un grand nombre d’artefacts (poteries, armes sacrificielles, etc.) en excellent état de conservation. Superbe ! Contrairement à la veille, nous sommes peu nombreux ce matin (deux touristes péruviens et moi). Je ressors très content de cette visite car, outre l’intérêt du site, j’ai réussi à comprendre une bonne partie du flot de paroles de notre guide.

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Représentation picturale – Huaca de la Luna
Huacas de Moche, Trujillo

Représentations picturales - Huaca de la Luna, Huacas de Moche, Trujillo

Représentations picturales – Huaca de la Luna
Huacas de Moche, Trujillo

De retour au centre-ville, il est déjà 13h30. La faim se fait sentir… Je me rends à la Cevichería y Marisquería Puerto Mori, recommandée par mon guide et très courue par les locaux pour ses délicieux ceviches : plats à base de poisson cru mariné dans du jus de citron. Je me régale pour moins de 5€.

Je me balade ensuite en ville, en faisant de nouveau un saut à l’intérieur de la basilique pour admirer ses peintures et ses statues et m’imprégner de son ambiance.

Statue représentant le Savoir, Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Statue représentant le Savoir
Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Je me pose un peu en fin d’après-midi dans ma chambre pour refaire mon sac car j’ai prévu de quitter la ville demain matin aux aurores et mes affaires doivent impérativement être prêtes ce soir.

19h. Je retrouve Camille et Ana sur la Plaza de Armas. Nous passons prendre un jus de fruits délicieusement mixé (les fameux jugos d’ananas, de fraise, de maracudja, etc.) à la Juguería San Agustin. Je passe une petite heure avec elles puis rentre à l’hôtel en admirant une toute dernière fois la cathédrale, superbement illuminée.

Básilica Catedral de Santa María, superbe de nuit, Trujillo

Básilica Catedral de Santa María, superbe de nuit…
Trujillo

Des peintures superbes - Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Des peintures superbes…
Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Des peintures superbes - Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Des peintures superbes…
Básilica Catedral de Santa María, Trujillo

Je me couche comme les poules en prévision d’un réveil très matinal… Le bus pour Caraz quitte en effet le port à 5h demain matin !

Bookmarquez le permalien.

9 commentaires

  1. Merci pour tous ces conseils et tes belles photos ! Nous sommes à Trujillo et ton article nous a bien servis!

    Anaïs et Alberto du blog http://www.aglobefortwo.com

  2. plus je regarde tes photos plus je lis tous ces recits je me dis dieu que le monde est beau ,toutes les civilisations on tellement de choses a dires et a montrer que je n’ai pas assez d’une vie pour tous voir et savoir, avec un peu de chance on m’en donnera une de plus .mille gros bisous et fais attention a toi ,on t’aime a bientot!

  3. Je me souviens encore de l’expression de ton visage lorsque tu as découvert la Corse avec moi…aujourd’hui c’est toi qui me fais rêver quelques minutes chaque soir. Je suis fier de toi bonhomme. Le tour du monde, tu m’en parlais souvent, moi, j’en avais peur, probablement à tort… Profites un maximum de toutes ces merveilles, et surtout prends soin de toi p’tit Lou. Mille bisous.

  4. Félicitations Nicolas pour ce voyage qui nous fait rêver et nous donne envie…
    Les photos que tu partages avec nous sont une pure merveille. Bravo à toi et bonne route. Fais bien attention à toi. Gros bisous de nous 5. Christelle

  5. Merci à toi Nadège, ma Cec, frangin et ma petite maman pour ces commentaires :) Je pense fort à vous ! Des bisous d’Ayacucho où je suis en ce moment… J’espère que soleil et chaleur ne tarderont pas à arriver en Haute-Marne ! Je vous en envoie par la Poste mais n’ai aucune idée du temps que ça va prendre… 😉

  6. Bravo Nico !
    C’est toujours aussi passionnant de retrouver tes récits et de suivre ta merveilleuse aventure. Encore merci de nous faire partager tout ça.
    Bonne route et à bientôt.
    Nad

  7. Toujours aussi bon… toujours aussi beau… Bisesss mon Nini

  8. C’est toujours aussi beau et bien narré.Tu nous fais rêver et nous en avons bien besoin.

  9. Super voyage mon Nico, c’est un plaisir de lire tes aventures, bon courage pour les prochaines qui je n’en doute pas seront encore plus belles. Biz frangin. Seb

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